Fernand, Josué Crémieux

1857 - 1928

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1857 à Pont-saint-esprit (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 26 novembre 1928 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Gard
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Gard

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1903 au 1er janvier 1928

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Pont-Saint-Esprit (Gard), le 15 décembre 1857, il appartient à la même famille que le député et ministre Isaac Adolphe Crémieux. Il est également le cousin de Gaston Crémieux, qui fut fusillé à Marseille pour avoir pris part au mouvement communaliste de 1871.

Il étudia le droit et, reçu avocat, vint exercer sa profession à Nîmes, où il se fit de bonne heure une brillante réputation d'orateur. Aux élections d'octobre 1885, il fut porté sur la liste républicaine radicale du Gard, et élu député de ce département le 5e sur 6, au second tour, par 58,063 voix (110,923 votants, 133,886 inscrits).

M. F. Crémieux, qui était alors un des plus jeunes membres de la Chambre des députés, fut appelé, le jour de l'ouverture de la première session, à faire partie du bureau provisoire en qualité de secrétaire. Il siégea à la gauche radicale et prit quelquefois la parole, notamment en 1886, en faveur de la proposition d'expulsion des princes. M. Crémieux se prononça :

- 3 décembre 1886, pour l'amendement Colfavru portant la suppression des sous-préfets (chute du ministère Freycinet);
- 17 mai 1887, pour la proposition de résolution de la commission du budget (chute du ministère Goblet);
- 9 juillet, pour l'ensemble du titre 1er du projet de loi organique militaire;
- 19 novembre, pour la discussion immédiate de l'interpellation Clemenceau (chute du ministère Rouvier);
- 30 mars 1888, pour l'urgence sur la proposition Camille Pelletan, relative à la révision (chute du ministère Tirard).

M. Crémieux soutint le ministère Floquet, et fut élu secrétaire de la Chambre le 8 janvier 1889; dans cette dernière session, il a voté

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février),
- contre l'ajournement indéfini de la constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligne des patriotes,
- pour les poursuites contre le général Boulanger;

il était absent par congé lors du scrutin sur le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse.


Né le 15 décembre 1857 à Pont-Saint-Esprit (Gard), mort le 26 novembre 1928 à Paris.

Député du Gard de 1885 à 1889 et de 1893 à 1898.
Sénateur du Gard de 1903 à 1928.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 218.)

Il subit un échec aux élections générales des 22 septembre et 6 octobre 1889, dans la circonscription du Vigan, n'obtenant, au premier tour de scrutin que 5.329 voix contre 5.711 à M. Edouard Gaussorgues, sur 19.955 votants, ce dernier devant l'emporter au deuxième tour, par 8.318 voix, sur 14.183 votants.

Mais, aux élections générales des 20 août et 3 septembre 1893, il fit acte de candidature dans la circonscription d'Uzès, et enleva le siège au deuxième tour de scrutin, par 9.800 voix, contre 7.309 à M. Boyer de Bouillane, sur 17.426 votants. Membre de diverses commissions, dont celle ayant pour objet la réforme générale de l'impôt, il déposa une proposition de loi relative aux alluvions du Rhône, et se fit entendre au cours de la discussion : du projet et des propositions de loi ayant pour objet d'élever les droits de douane sur les blés et dérivés à l'importation (1894), du budget de l'agriculture de l'exercice 1895, au sujet des brigadiers et gardes forestiers communaux (1895), du budget des travaux publics de l'exercice 1897, à propos des travaux de déblaiement des arches du pont de Pont-Saint-Esprit (1897), du budget de l'agriculture de l'exercice 1898, au sujet de l'exécution des canaux dérivés du Rhône (1898), du projet de loi tendant à proroger la loi du 13 janvier 1892, relative aux encouragements spéciaux à donner à la sériciculture et à la filature de la soie (1898).

Aux élections générales des 8 et 22 mai 1898, il dut s'incliner devant M. Léonce Pascal qui obtint, au deuxième tour de scrutin 10.968 voix, sur 19.804 votants, alors qu'il n'en recueillait lui-même que 8.598.

Mais il se présenta au renouvellement sénatorial du 4 janvier 1903, et devint sénateur du Gard, au deuxième tour de scrutin, par 489 voix sur 824 votants. Il devait retrouver son siège au renouvellement du 7 janvier 1912, au deuxième tour de scrutin, par 483 voix sur 831 votants, et à celui du 9 janvier 1921, au premier tour, par 546 voix sur 813 votants.

Inscrit au groupe de la gauche démocratique radicale et radicale-socialiste, il appartint à diverses commissions, dont celle de la législation civile et criminelle. Il prit part aux débats sur : le projet de loi relatif à la répression de la fraude sur les vins et le régime des spiritueux (1905), la proposition de loi relative au mouillage et à la circulation des vins et au régime des spiritueux (1907), le projet de loi relatif à la sériciculture (1909), le projet de loi relatif aux nouvelles ressources fiscales (1920).

Puis, sa santé déclinant, il vit sa fin venir, à échéance certaine, non sans regret, mais avec un courage stoïque.

Il devait mourir à Paris, le 26 novembre 1928, à l'âge de 71 ans. Le Président Paul Doumer en fit part au Sénat à la séance du lendemain. Il retraça la longue carrière du disparu et conclut en disant : « Représentant d'une région viticole et séricicole, Crémieux prit au Sénat aussi bien qu'à la Chambre la défense de ces deux abondantes sources de richesses françaises. Nous l'avons entendu plaider, avec conviction et éloquence, la cause des vignerons frappés par une redoutable crise et victimes du mouillage et de la falsification des vins. Il voyait le remède, simple et efficace, dans une protection douanière jointe à une guerre aux fraudeurs de toute espèce. Ce n'était pas là, disait-il avec raison, une question d'intérêt local ou régional ; l'intérêt national lui-même était en jeu, dans la production du vin comme dans la production des céréales. Sa voix fut heureusement écoutée. En disant un adieu ému à Fernand Crémieux, à qui me liait une amitié de quarante ans, j'associe le Sénat au deuil de Mme Fernand Crémieux, de sa famille et de ses compatriotes, et leur adresse nos biens douloureuses condoléances. »

Les obsèques ont été célébrées à Montfrin, dans le Gard. Il s'était livré à des études remarquées sur le droit international privé, et la législation financière.


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