Camille Dahlet

1883 - 1963

Informations générales
  • Né le 21 juillet 1883 à Saverne (Bas-Rhin - France)
  • Décédé le 28 décembre 1963 à Brumath (Bas-Rhin - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Bas-Rhin
Groupe
Indépendants de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Bas-Rhin
Groupe
Gauche indépendante
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Bas-Rhin
Groupe
Indépendants d'action populaire

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né à Saverne (Bas-Rhin) le 21 juillet 1883, mort à Brumath (Bas-Rhin) le 28 décembre 1963.

Député du Bas-Rhin de 1928 à 1942.

Camille Dahlet naquit le 21 juillet 1883 à Saverne (Bas-Rhin) d'une famille protestante, originaire de « l'Alsace courbe » : son père était de Saar-Union et sa mère de Maursmünster (Marmoutier), ces deux localités relevant de l'arrondissement de Saverne. Son enfance se déroula dans un milieu très francophile ; son père était, en effet, le président du Souvenir français à Saverne. Dans une de ses interventions à la Chambre, Camille Dahlet pourra, plus tard, faire à juste titre allusion à son « passe de propagandiste français sous le régime allemand », car il commence, dès ses études de pharmacie, à prendre part à des manifestations anti-allemandes. Il s'insurge alors, dans des journaux d'étudiants, contre le nationalisme allemand.

La fin de la guerre de 1914-1918 arrive pour lui comme une délivrance et il abandonne, dès 1919, la pharmacie pour se lancer dans le journalisme. Il écrit d'abord au Strassburger Echo, puis, ayant été l'un des fondateurs du parti radical du Bas-Rhin et vice-président de la section de Strasbourg, il devient rédacteur en chef à La République, le journal local de ce parti. Il est élu conseiller municipal de Strasbourg le 10 mai 1925 et conserve ces fonctions jusqu'en 1939. En 1937, il devient conseiller général du canton de Saverne.

Lorsqu'il fut élu député de cet arrondissement en 1928, il s'était déjà présenté deux fois sans succès, le 16 novembre 1919 et le 11 mai 1924. En 1919, huitième de la liste républicaine socialiste, il arrivait en tête de cette liste avec 12.779 voix, sur 133.616 votants, mais bien loin des 65.996 suffrages composant la majorité absolue. En 1924, placé au troisième rang sur la liste du parti radical et d'union républicaine, il réunissait encore le plus grand nombre de suffrages parmi ses co-listiers, avec 17.717 voix sur 149.824 votants. La liste n'eut aucun élu, mais Dahlet pouvait tirer satisfaction d'avoir, cette fois-ci, dépassé de 1.277 voix le quotient de 16.440.

Après 1925, en désaccord avec la politique suivie par le parti radical-socialiste qui préconise l'assimilation complète de l'Alsace à la France et la suppression de sa législation particulière, il se rapproche du parti autonomiste amènent 'tout naturellement à solliciter un mandat parlementaire. Après avoir , fait des études de vétérinaire, il devient professeur à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse. Membre du Conseil supérieur de l'Assistance publique, vice-président de la société d'agriculture du Tarn-et-Garonne, il est élu maire de Montpezat-de-Quercy, puis conseiller général du département. C'est le 29 octobre 1933, à l'occasion d'une élection partielle pour le remplacement de M. Ulrich, qu'il se présente pour la première fois a la députation. Distancé au premier tour de scrutin, il triomphe de justesse au second, obtenant 8.914 voix sur 17.916 votants, contre 8.590 à son adversaire, M. de Maulde.

A la Chambre, où il s'inscrit au groupe radical socialiste, ses interventions porteront essentiellement sur les questions de sa compétence. C'est ainsi que, membre de la Commission de l'hygiène et de l'enseignement, il présente, en 1933 un rapport pour l'assainissement du marché de la viande et du lait et participe activement au débat sur ce problème.

De nouveau candidat aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, sous l'étiquette radicale-socialiste, Albert Daille soutient un programme consacré à la défense des intérêts agricoles. Il souhaite que l'on revalorise les prix payés aux agriculteurs, réclame des garanties contre les calamités et les épizooties, préconise une organisation souple des marchés qui permette à l'Etat d'intervenir, le cas échéant, pour maintenir les prix, notamment dans le domaine viticole.

Réélu au second tour, dans la circonscription de Montauban, par 9.330 voix contre 8.489 à M. Augarde sur 18.875 votants, il appartiendra successivement aux commissions de l'agriculture et de l'hygiène (1936) et de la santé publique (1938). En 1936, il interviendra à plusieurs reprises au cours de la discussion budgétaire sur les assurances contre les calamités et sur les études vétérinaires, et fera adopter un amendement tendant à créer 'un enseignement postscolaire de médecine vétérinaire publique. Participant, d'autre part, aux débats qui aboutiront à la création de l'Office du blé, il souhaite que les négociants en grains ne soient pas exclus du nouveau système de distribution. L'année suivante, il soutient un rapport sur la prophylaxie de la fièvre aphteuse, participe aux discussions relatives à la vente des produits agricoles et à la propriété culturale, demande que les agriculteurs français soient protégés contre le dumping et invite le Gouvernement à soutenir l'industrie du chapeau de paille à Montauban. Au printemps 1940, enfin, il prend part à la discussion d'interpellations sur la politique agricole du Gouvernement.

Le 10 juillet 1940, au Congrès de Vichy, il vote en faveur du projet de loi constitutionnelle présenté par le Maréchal Pétain. Retiré à Montpezat-de-Quercy, il y meurt le 23 novembre 1941 à l'âge de 62 ans.




Né le 21 juillet 1883 à Saverne (Bas-Rhin)
Décédé le 28 décembre 1963 à Brumath (Bas-Rhin)

Député du Bas-Rhin de 1928 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1204 et 1205)

Pendant la période d'occupation qu'il passe en Alsace annexée, il reprend son officine de pharmacien, tout en marquant son hostilité au régime hitlérien par une lettre adressée au Gauleiter de Strasbourg, le 28 juin 1941.

Après la Libération, il retourne à son activité journalistique, mais sans trouver, peut-être, la même adhésion parmi ses compatriotes. Il publie « Die Grünen Hefte » (Les feuilles vertes), collabore à La voix de l'Alsace, fonde même un journal La Voix d'Alsace et de Lorraine, dans lequel il se fait toujours le champion du bilinguisme, de l'union et de l'unité de l'Europe, thèmes chers à sa jeunesse.

Candidat dans le Bas-Rhin aux élections législatives du 2 janvier 1956 sur la liste du Rassemblement alsacien pour l'union européenne, il recueille 11 983 voix sur 344 405 suffrages exprimés et n'est pas élu.

Il meurt à Brumath le 28 décembre 1963.



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