Ernest Dejardin-Verkinder

1840 - 1920

Informations générales
  • Né le 10 juin 1840 à Cambrai (Nord - France)
  • Décédé le 15 mars 1920 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Nord
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Nord

Biographies

Député depuis 1885, né à Cambrai (Nord), le 10 juin 1840, il se fit recevoir licencié en droit à Paris, devint secrétaire de M. Cresson, puis, au moment de la guerre franco-allemande, contribua à mettre Cambrai en état de défense, et servit comme chef d'escadron d'artillerie dans le 23e corps, à l'armée du Nord.

Il succéda à son père comme administrateur des mines d'Aniche en 1875, fut membre de la commission de vérification des comptes de la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (1878), et président de la même commission en 1884.

Le 4 octobre 1885, porté sur la liste conservatrice du Nord aux élections législatives, il fut élu, le 14e sur 20, par 161.521 voix sur 292,696 votants et 348,224 inscrits. Il siégea à droite, déposa un projet de loi sur l'organisation des mines, présenta une proposition relative à la création d'hôpitaux cantonaux, et vota contre les ministères opportunistes qui se succédèrent au pouvoir, et contre l'expulsion des princes (juin 1836). A la fin de la législature, il s'est prononcé

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des Patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 10 juin 1840 à Cambrai (Nord), mort le 15 mars 1920 à Paris.

Député du Nord de 1885 à 1893. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 297).

Aux élections générales du 22 septembre 1889, il se présenta dans la deuxième circonscription de Cambrai et fut réélu au premier tour, par 11.660 voix contre 8.888 à son adversaire républicain Petit, sur 20.868 votants. Membre de diverses Commissions, il déposa une proposition de loi tendant à la création d'hôpitaux-hospices cantonaux (1889) et intervint à propos des droits de douanes sur le lin et le chanvre (1891). Lors de la discussion du budget de l'exercice 1893, il présenta des observations sur le droit de statistique et sur la vente des gages au Mont-de-Piété de Paris.

En 1890, lorsque M. Laur interpella le Gouvernement sur la crise du Crédit foncier, il avait déposé un ordre du jour tendant à inviter le Gouvernement à faire vérifier par l'Inspection des Finances les faits dénoncés par le sous-gouverneur Lévêque qui, en conflit avec le gouverneur Christophle, avait démissionné.

Aux élections générales du 20 août 1893, n'ayant obtenu au premier tour de scrutin que 5.768 voix alors que ses adversaires Marliot et Carpentier-Risbourg en recueillaient respectivement 6.919 et 6.804 il se retira au deuxième tour et s'abstint désormais de participer à la vie politique.

Administrateur de la Société des mines d'Aniche, de la Compagnie des forges et aciéries de Denain et d'Anzin, des Hospices de Lille, de la Banque française et italienne pour l'Amérique du Sud, de la Compagnie du chemin de fer P.L.M. - il présidait la Commission de vérification des comptes - il était en outre vice-président du Conseil d'administration de la Société générale. Il démissionna de cette charge le 27 mars 1919 pour raisons de santé et mourut à Paris le 15 mars 1920 à l'âge de 79 ans.


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