Philippe Delaroche-Vernet

1878 - 1935

Informations générales
  • Né le 10 novembre 1878 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 12 septembre 1935 à Le pecq (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Républicain socialiste et socialiste français

Fonds d'archives

Des papiers Delaroche-Vernet sont conservés aux Archives nationales sous la cote AB/XIX/5114-5116. Donnés en 2000, ils comprennent des lettres reçues par Philippe, Horace, André et Robert Delaroche-Vernet aux XIXe et XXe siècles. De plus amples informations sont disponibles sur le site Internet des Archives nationales.

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 novembre 1878 à Paris (7e), mort le 12 septembre 1935 au Pecq (Seine-et-Oise).

Député de Loire-Inférieure de 1910 à 1919 et de 1924 à 1928.

Philippe Delaroche-Vernet, qui appartenait à une famille ayant compté Horace, Joseph et Carle Vernet parmi ses membres, naquit le 10 novembre 1878 à Paris en entra dans la politique comme chef de Cabinet adjoint du Ministre de la Justice, comme conseiller général de la Loire-Inférieure où il possédait des propriétés, et comme maire du petit port de pêche et station balnéaire du Pouliguen.

Sergent-major à la mobilisation, en 1914, il fut promu lieutenant, cité à l'ordre du jour de la division et décoré de la Croix de guerre. Les tourbillons et les remous des années folles de l'après-guerre l'amenèrent à donner, en 1922, sa démission de maire du Pouliguen.

Il se présenta pour la première fois, mais sans succès, aux élections générales législatives du 6 mai 1906, dans la première circonscription de Saint-Nazaire, la circonscription « maritime », contre Anthime-Ménard, le député sortant, qui fut réélu dès le premier tour de scrutin avec 2.000 voix de plus que son adversaire.

Par contre, au renouvellement des 24 avril et 8 mai 1910, la situation était renversée. Déjà en tête au premier tour de scrutin avec 10.661 voix sur 22.240 votants et 9.689 à Anthime - Ménard, Delaroche-Vernet fut élu au second tour, accentuant son avance avec 12.561 voix sur 22.393 votants et 9.290 à son adversaire.

Aux élections générales de 1914, bien qu'arrivé avec 7.689 voix, sur 21.717 votants, derrière Ilari qui réunit 10.384 suffrages au premier tour de scrutin, le 26 avril, il l'emporta au second tour, le 10 mai, avec 12.569 voix sur 23.303 votants, contre 10.508 à Ilari.

Il ne fut pas réélu en 1919, où le scrutin de liste lui fut défavorable. Quatrième et dernier de la liste de l'Union des républicains conduite par Aristide Briand, dans la première circonscription de la Loire-Inférieure, il ne put réunir, le 16 novembre 1919, que 22.697 suffrages sur son nom, sur 57.678 votants.

En 1924, dans la même circonscription, mais placé en troisième position cette fois sur la liste républicaine, toujours menée par Aristide Briand, il passa, le 11 mai, à la plus forte moyenne, avec 29.425 voix sur 72.773 votants. Le renouvellement des 22 et 29 avril 1928, qui vit le retour au scrutin uninominal, marqua la fin de sa carrière politique. Au premier tour, en effet, il n'obtint que 3.002 voix sur 23.415 votants, soit un retard d'un peu plus de 5.000 voix sur Blancho, élu au second tour, scrutin que Delaroche-Vernet renonça à affronter. Candidat des Comités républicains démocratiques, Philippe Delaroche-Vernet offrait à l'approbation de ses électeurs un programme préconisant l'institution d'un impôt sur le revenu, mais « sans tracasseries, sans réquisitions », le maintien de la laïcité, tout en estimant que « l'enseignement... doit demeurer libre », l'aboutissement de la réforme électorale, la création d'un statut des fonctionnaires et l'accomplissement de mesures de progrès social.

A la Chambre, il siégea avec les radicaux-socialistes, puis les républicains-socialistes et socialistes français. Il appartint à diverses commissions : pendant la dixième législature à celles de la marine, des postes et télégraphes, ainsi qu'à celle des comptes définitifs, et, pendant la législature suivante, à celle de révision des lois constitutionnelles ; pendant la treizième législature, il fut membre de la Commission de la marine marchande, de celle de la marine militaire - dont il fut vice-président - et de celle du suffrage universel, ainsi que de quelques commissions épisodiques.

Il s'intéressa à la discussion des budgets des exercices 1911, 1912, 1913, puis 1926 et 1927, spécialement du point de vue de la marine marchande (situation des ports, de la pêche, etc.). En 1911, il fut de ceux qui demandèrent à interpeller le Gouvernement sur la disparition de « la Joconde » du musée du Louvre ; en 1912, il se fit entendre au cours d'interpellations ou de discussions relatives aux troubles survenus à la Faculté de Médecine, aux conclusions de la Commission chargée d'enquêter sur l'affaire Rochette, à la réduction à 10 heures de la journée de travail dans les établissements industriels. En 1913, il intervint à propos du service postal entre Le Havre et New York et, en 1914, à propos de l'établissement d'un impôt complémentaire sur le revenu. Enfin, il avait voté la loi portant le service militaire à trois ans. A cause de la guerre qu'il fit courageusement, son activité pendant la onzième législature fut relativement peu importante. Il fut, en 1918, l'auteur, non suivi alors, d'une proposition de loi tendant à déclarer le 11 novembre jour de fête nationale. Il ne participa aux travaux de la Chambre qu'en 1917, en intervenant à propos de la mise en sursis d'appel pendant la fenaison et la moisson, de la guerre sous-marine et des mines de sel. Lorsqu'il siégea de nouveau pendant la treizième législature, il n'intervint guère qu'à propos des mesures à prendre pour opérer le redressement financier, en 1926, et ce du point de vue local de sa circonscription, ainsi que lors des discussion du projet de loi qui devait aboutir au rétablissement du scrutin uninominal.

Après son échec aux élections générales de 1928, Philippe Delaroche-Vernet se retira de la vie politique et mourut au Pecq le 12 septembre 1935, à l'âge de 57 ans.


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