Théodore Denis

1858 - 1908

Informations générales
  • Né le 14 mai 1858 à Saint-paul-lès-dax (Landes - France)
  • Décédé le 27 juin 1908 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Landes
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Landes
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Landes
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 27 juin 1908
Département
Landes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 mai 1858 à Saint-Paul-les-Dax (Landes), mort à Paris le 27 juin 1908.

Député des Landes de 1893 à 1908.

Avocat, Bâtonnier de l'Ordre, juge suppléant au Tribunal de Dax et rédacteur au journal Le Dacquois, ancien adjoint au maire de Dax, Théodore Denis se présente à la députation pour la première fois, comme candidat républicain, le 20 août 1893. Il est élu au premier tour de scrutin par 7.257 voix contre 5.129 au député sortant Loustalot, également républicain, sur 12.569 votants. Il est réélu le 8 mai 1898, toujours au premier tour, sous l'étiquette de républicain radical par 8.814 voix contre 4.956 à M. Coyola, ancien maire de Herm sur 13.858 votants.

Le 27 avril 1902, devenu maire de Dax, il est réélu sans concurrent par 10.030 voix sur 12.153 votants. Enfin, il est réélu le 6 mai 1906 par 8.540 voix contre 5.267 à M. Chaulet, sur 14.034 votants, toujours au premier tour de scrutin.

« Aimable, courtois, spirituel », c'est ainsi que le qualifie M. Henri Brisson, président de la Chambre des Députés en prononçant son éloge funèbre le 29 juin 1908. Pourtant, il avait partagé les passions de son temps en prenant vigoureusement parti dans l'affaire Dreyfus du côté des anti-dreyfusards, et en demandant à interpeller le Gouvernement en 1895 « sur les mesures qu'il comptait prendre pour arrêter la prédominance des Juifs dans les diverses branches de l'administration ».

En 1905, il s'opposa à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat et proposa même, au cours d'une demande d'interpellation, que soit votée auparavant la loi sur les retraites ouvrières.

Tout au long de ses différents mandats, il prit une part active aux travaux de la Chambre des Députés et fit partie de plusieurs Commissions parlementaires : notamment de celle des économies administratives (1899). Il intervint à plusieurs reprises en séance publique spécialement lors des discussions budgétaires sur les questions intéressant les travaux publics (amélioration du port de Dax), l'agriculture (loi sur les sociétés d'assurance contre les maladies du bétail, indemnisation des propriétaires d'animaux atteints de tuberculose bovine) et les beaux-arts (intervention sur l'école de musique classique).

En 1894, membre de la Commission d'enquête sur Panama, il participe à la rédaction du rapport général. La même année, il avait protesté contre la révocation du maire de Dax en prenant spirituellement la défense des courses de taureaux, sujet sur lequel il intervint à plusieurs reprises à la tribune de la Chambre, notamment à l'occasion de la discussion d'une interpellation.

Il mourut en cours de mandat le 27 juin 1908, à Paris, âgé seulement de 50 ans.

A la séance du surlendemain, le président Henri Brisson prononça son éloge funèbre, s'exprimant ainsi : « M. Denis appartenait à la Chambre depuis quinze ans ; il nous est enlevé à cinquante ans ; il prenait une part active à nos travaux, et dans les Commissions et à la tribune... La Chambre se rappelle ses improvisations spirituelles et substantielles en même temps.»


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