Octave, Victor Depeyre

1825 - 1891

Informations générales
  • Né le 15 octobre 1825 à Cahors (Lot - France)
  • Décédé le 29 septembre 1891 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Haute-Garonne
Groupe
Union des Droites

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 4 janvier 1879

Biographies

Représentant eu 1871, ministre et sénateur de 1876 à 1879, né à Cahors (Lot), le 15 octobre 1825, il fit son droit à Toulouse, se fit inscrire au barreau de cette ville, et collabora à la Gazette du Languedoc.

Sa plaidoirie pour les étudiants en droit de Toulouse, accusés d'avoir troublé l'ordre sous l'Empire, le mit en évidence. Il se présenta, le 24 mai 1869, comme candidat d'opposition au Corps législatif, dans la 3e circonscription de la Haute-Garonne, et il échoua avec 4,147 voix contre 16,523 données au candidat officiel, député sortant, M. Piccioni, 7,730 à M. Calès, et 3,732 à M. de Brettes-Thurin.

Il entra au parlement le 8 février 1871, élu représentant de la Haute-Garonne à l'Assemblée nationale, le 9e sur 10, par 63,227 voix sur 122,845 votants et 145,055 inscrits. Il se fit inscrire à la réunion Colbert et aux Réservoirs, et prit place à droite, où l'ardeur de ses opinions monarchiques et la facilité avec laquelle il prenait la parole lui donnèrent bientôt une situation importante. Il fit ses débuts à la tribune, à Bordeaux, comme rapporteur de l'élection de Vaucluse, dont il demanda en bloc l'annulation. Son discours passionné provoqua cette réplique de M. de Maleville : « En écoutant ce dramatique discours, je me suis rappelé que, dans les vérifications de pouvoirs, les membres des assemblées ne pouvaient point être des avocats, mais des juges. » Il soutint les mesures proposées contre l'Internationale (mars 1872), fut nommé rapporteur de la proposition d'amnistie de M. de Pressensé sur les événements de la Commune, conclut à l'ajournement (juin), et fit partie (20 juin) de la manifestation des « bonnets à poils » chargés de porter à M. Thiers l'ultimatum de la majorité. Il ne manqua pas une occasion d'attaquer le gouvernement de M. Thiers, tant à propos de la pétition du prince Napoléon expulsé du territoire (1873), qu'à propos de la discussion sur les attributions des pouvoirs publics (mars). Après avoir contribué au renversement de M. Thiers, il soutint le gouvernement du maréchal de Mac-Mahon, fut rapporteur de la demande de poursuites contre M. Ranc (Voy. ce nom), conclut à l'autorisation, et fut l'un des auteurs du projet de prorogation des pouvoirs du maréchal, qui aboutit au septennat, voté le 20 novembre 1873.

Six jours après (26 novembre), il remplaçait M. Ernoul au ministère de la justice, dans le cabinet de Broglie remanié. Il prit alors, comme ministre, toutes les mesures conséquentes avec ses opinions, abrogea la décision prise par M. Dufaure pour tenir les juges de paix à l'écart de la politique militante et des luttes électorales, déposa un projet de loi contre la liberté de la librairie (décembre 1873), et défendit, contre ses propres amis, les légitimistes, « le caractère incommutable du vote du 20 novembre, par lequel l'assemblée a entendu placer les pouvoirs du maréchal et leur durée au-dessus de toute contestation. » Il suivit le cabinet de Broglie dans sa chute (21 mai 1875), et reprit sa place à droite; dans cette législature il vota :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour l'acceptation de la démission de Thiers,
- pour l'arrêté contre les enterrements civils,
- pour le septennat,
- pour le maintien de l'état de siège,
- pour le ministère de Broglie,
- contre le retour du parlement à Paris,
- contre la dissolution,
- contre l'amendement Wallon,
- contre l'amendement Pascal Duprat,
- contre les lois constitutionnelles.

N'ayant pas été nommé sénateur inamovible par l'Assemblée nationale, M. Depeyre se présenta comme candidat sénatorial dans le Lot, et fut élu le 30 janvier 1876, par 205 voix sur 386 votants; les candidats républicains obtinrent 178 voix. Il prit place à droite, vota contre les ministères républicains, et fut nommé rapporteur du projet de dissolution de la Chambre présenté par le cabinet de Broglie-Fourtou (juin 1877). Il déposa le 21 juin, son rapport, dans lequel il ne faisait que paraphraser les déclarations des ministres; après une vive discussion, les conclusions du rapport furent votées par 149 voix contre 130.

Au renouvellement triennal du Sénat du 5 janvier 1879, M. Depeyre échoua dans le Lot avec 145 voix contre 230 obtenues par le dernier élu de la liste républicaine, M. Delord, et quitta la vie politique. Il avait été nommé (février 1877) administrateur de l'Université catholique de Paris. Il est aujourd'hui directeur politique du Moniteur universel.


Né à Cahors (Lot) le 15 octobre 1825, mort à Paris le 29 septembre 1891.

Représentant de la Haute-Garonne à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876. Sénateur du Lot de 1876 à 1879.

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice du 26 novembre 1873 au 22 mai 1874. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 341).

Octave Depeyre quitta la vie parlementaire à l'expiration de son mandat, mais n'abandonna pas pour autant la vie politique. En effet, en 1887, à la mort de M. P. Dalloz, il prit la direction politique du Moniteur universel.

Il continua, par ailleurs, à exercer les fonctions d'administrateur de l'Université catholique de Paris qui lui avaient été confiées en 1877, au départ du comte de Germiny, démissionnaire à la suite de sa condamnation.

Il mourut à Paris, le 29 septembre 1891, à l'âge de 66 ans.


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