Léon, Pierre Abrami

1879 - 1939

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1879 à Constantinople (Turquie)
  • Décédé le 5 janvier 1939 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Gauche républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Constantinople (Turquie) le 1er juillet 1879, mort à Paris le 5 janvier 1939.

Député du Pas-de-Calais de 1914 à 1928 et de 1932 à 1936.

Sous-Secrétaire d'Etat à la guerre de 1917 à 1920.

Fils de Casimir Abrami, ingénieur d'origine italienne, Léon Abrami, après de brillantes études secondaires au lycée Hoche à Versailles suivit les cours de la Faculté de Droit de Paris, de l'Ecole des Sciences politiques, et de l'Ecole des Langues orientales, d'où il sortit breveté pour les langues arabe, turque, persane et grecque.

En 1903 il s'inscrivit au barreau de Paris et il fut en 1905 troisième secrétaire de la Conférence des avocats.

Par son mariage en 1909 il devenait le gendre de Théodore Reinach, historien et archéologue, membre de l'Institut. En 1913 il entra comme attaché au cabinet de Pierre Baudin, Ministre de la Marine et l'année suivante fut élu député de Boulogne (3e circonscription) aux élections générales du 11 avril 1914 au premier tour de scrutin par 7.316 voix contre 5.611 à Myrens, député sortant.

Inscrit au groupe de la gauche républicaine et membre de la Commission de la réforme judiciaire et de la législation civile et criminelle, de la Commission de la marine marchande, de la Commission de révision des lois constitutionnelles et de la Commission de la réorganisation économique, il s'intéressa à la discussion d'un projet de loi relatif aux modifications apportées aux baux à loyer par l'état de guerre (1917).

Mobilisé en août 1914, combattant en Lorraine et en Argonne, promu sous-lieutenant, il fut affecté à l'Etat-major du général Sarrail, commandant l'armée d'Orient. Atteint de paludisme, il fut rapatrié et fait chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire. En 1917, il interpella le Gouvernement Briand sur sa politique en Grèce, puis le 17 novembre fut nommé par Clemenceau Sous-Secrétaire d'Etat à la Guerre, chargé des effectifs et des pensions. C'est à ce titre qu'il fit adopter la loi du 31 mars 1919 modifiant « la législation des pensions des armées de terre et de mer dans le cas de blessures reçues, de maladies contractées ou de décès survenus par suite de la guerre actuelle ».

Réélu aux élections générales du 16 novembre 1919 sur la liste d'Union républicaine, sociale et nationale où il figurait en deuxième position il s'inscrit au groupe de la gauche républicaine démocratique. Il conserve son portefeuille de Sous-Secrétaire d'Etat et en cette qualité intervient au cours de la discussion d'une interpellation sur le payement des primes de démobilisation, puis prend part à celle d'un projet de loi concernant les crédits du Ministère de la Guerre (1919).

Le 20 janvier 1920 il démissionne en même temps que le cabinet Clemenceau et en qualité de député participe à la discussion du budget de l'exercice 1920 pour demander le transfert des corps des soldats morts en Orient (1920). Il se préoccupe également de la division du département de la Seine en circonscriptions électorales (1924).

Il est réélu aux élections générales du 11 mai 1924 en tête de la liste d'Union républicaine et s'inscrit au groupe de la gauche radicale. Membre de la Commission de l'armée, de la Commission de l'Alsace-Lorraine et de la Commission de la marine militaire, il s'intéresse, au cours de la discussion de la loi de finances de l'exercice 1925, à la taxe sur le chiffre d'affaires, et aux produits de la mer (1925). Mais il poursuit en même temps sa carrière de grand avocat.

Il ne se représente pas en 1928 au moment du rétablissement du scrutin d'arrondissement, mais retrouve aux élections des 1er et 8 mai 1932 son siège dans la 2e circonscription de Boulogne, au 2e tour de scrutin.

Toujours inscrit au groupe de la gauche radicale, il est membre de la Commission des affaires étrangères et de la Commission de l'hygiène. Il dépose une proposition de résolution tendant à « inviter le Gouvernement à provoquer dans tous les Etats membres de la S.D.N. et signataires du pacte Briand-Kellog, l'initiative d'une révision de leur constitution respective en vue de soumettre la mobilisation générale et la guerre à une consultation populaire préalable et générale » (1932), et demande à interpeller le Gouvernement sur l'insolence de certains instituteurs syndiqués (1933).

Il se démet de son mandat le 16 janvier 1936 afin de se consacrer à sa profession. Il devait mourir trois ans plus tard.


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