Arthur, Emmanuel, Joseph Espivent de la Villesboisnet

1872 - 1939

Informations générales
  • Né le 7 mai 1872 à Leudeville (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 13 mars 1939 à La trappe d'aiguebelle (Savoie - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Morbihan
Groupe
Non inscrit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 7 mai 1872 à Leudeville (Seine-et-Oise), mort le 13 mars 1939 à la Trappe d'Aiguebelle (Savoie).

Député du Morbihan de 1914 à 1919.

Arthur Espivent de La Villesboisnet entra dans la vie publique à l'âge de 28 ans, en 1900, en accédant à la mairie de Sainte-Reine-de-Bretagne, près de Pontchâteau, en Loire-Inférieure. La même année, le 22 juillet, il était appelé à siéger au conseil général de la Loire-Inférieure.

Ayant épousé la fille du comte Lanjuinais, député du Morbihan (1re circonscription de Pontivy) qui ne se représentait pas aux élections générales législatives de 1914, il brigua le siège que son beau-père avait occupé pendant de longue années et y fut élu. Mobilisé peu de temps après, au début de la guerre de 1914-1918, il devait faire celle-ci comme capitaine d'infanterie. S'il fut élu dès le premier tour de scrutin, le 26 avril 1914, il le fut cependant de justesse : sur 14.526 votants il avait obtenu 7.232 suffrages, soit 18 de plus que son concurrent Maulion qui en rassemblait 7.214. Le rétablissement du scrutin de liste au renouvellement du 16 novembre 1919 devait lui être fatal. En cinquième position sur la liste d'union nationale des républicains indépendants et des conservateurs qui n'eut que trois élus, il obtint pour sa part 45.116 voix sur 107.245 votants, la majorité absolue étant de 52.662.

Il siégea à la Chambre dans le groupe des députés non inscrits et appartint, dès 1914, à la commission de la marine marchande et à celle de l'hygiène publique.

Ses interventions à la tribune eurent principalement trait aux questions maritimes et prirent souvent la forme d'interpellations.

Après son échec au renouvellement de 1919, il se consacra à la mairie de Sainte-Reine-de-Bretagne et au Conseil général de la Loire-Inférieure, jusqu'au 24 novembre 1930, date à laquelle il démissionna de ces deux postes, en invoquant des raisons de santé. En réalité, Arthur Espivent de La Villesboisnet, qui venait de perdre sa femme, se retirait du monde et entrait à la Trappe d'Aiguebelle pour s'y plier à la règle cistercienne sous le nom de Père Emmanuel.

C'est là qu'il devait mourir, le 13 mars 1939, à l'âge de 67 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère de l'Intérieur.


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