Louis, Félix, Jean-Baptiste Etcheverry

1853 - 1907

Informations générales
  • Né le 22 février 1853 à Bayonne (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 15 octobre 1907 à Saint-jean-le-vieux (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Basses-Pyrénées

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Bayonne (Basses-Pyrénées) le 22 février 1853, mort à Saint-Jean-le-Vieux (Basses-Pyrénées) le 15 octobre 1907.

Député des Basses-Pyrénées de 1889 à 1890 et de 1890 à 1893.

Avant d'envoyer Louis Etcheverry à la Chambre des députés, les électeurs basques avaient déjà fait confiance à plusieurs membres de sa famille.

Louis Etcheverry, à Paris, d'abord pensionnaire au Collège Stanislas, fait ensuite des études de droit qu'il pousse jusqu'au doctorat.

Après la mort de son père, en 1874, il s'installe à Saint-Jean-le-Vieux, au château de Salha que celui-ci avait acquis. Pour combattre l'influence du Réveil basque, publication républicaine et anti-cléricale, il fonde, en mars 1887, l'hebdomadaire Eskualduna, rédigé principalement en langue basque, qu'il dirigea jusqu'en juillet 1901.

Au mois de juillet 1889, Charles Harispe, député de Mauléon, annonce qu'il se retire de la vie publique et propose Louis Etcheverry au suffrage de ses électeurs. Après une campagne passionnée, au cours de laquelle cléricaux et anticléricaux s'opposent violemment, Etcheverry est élu au premier tour de scrutin, le 22 septembre, par 6.906 voix contre 5.891 à l'avocat radical Berdoly, sur 12.850 votants.

Le candidat battu dépose aussitôt une demande d'invalidation dont l'examen est confié au 8e bureau ; Léopold Goirand présente un rapport sévère, expliquant le recul très net du candidat républicain par l'intervention massive du clergé dans la campagne et concluant à l'invalidation.

Le 27 janvier 1890, le débat s'ouvre devant la Chambre qui, finalement, adopte les conclusions du bureau par 248 voix contre 224.

Obligé de retourner devant ses électeurs et d'affronter à nouveau Berdoly, Louis Etcheverry l'emporte à l'élection partielle du 2 mars 1890, par 6.275 voix contre 5.944, sur 12.246 votants. Berdoly s'incline et l'élection est validée sans difficulté le 22 mars 1890.

Louis Etcheverry se contentera, à la Chambre, d'un rôle modeste. Il intervient le 10 novembre 1890 dans le débat sur le budget des Cultes pour protester contre les suppressions de traitement et les mesures vexatoires dont ont été victimes les curés de son département après l'élection tumultueuse de septembre 1889. En 1890 et 1891, il prend part à des discussions concernant le régime douanier des céréales et du riz. En 1892, il défend contre le projet de loi de Méline sur le crédit agricole et populaire un texte, à son avis plus libéral, inspiré du projet du Sénat sur la coopération. En 1893, il appuie ce dernier projet devant la Chambre.

Aux élections du 20 août 1893, Louis Etcheverry retrouve devant lui son ancien adversaire. Cette fois, Berdoly l'emporte par 6.670 voix contre 6.062, mettant ainsi un terme à la brève carrière parlementaire du maître de Salha. Dès lors, Louis Etcheverry se consacrera aux affaires locales. Conseiller municipal, il devient, en 1900, maire de Saint-Jean-le-Vieux et syndic du pays de Cize. Il meurt d'une crise cardiaque le 15 octobre 1907, à l'âge de 54 ans. On lui doit une monographie de Saint-Jean-le-Vieux, à qui la Société des agriculteurs de France a accordé le second prix lors d'un concours organisé en 897.


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