Ernest de Framont de la Framondée

1886 - 1974

Informations générales
  • Né le 5 juin 1886 à Castillonnès (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 24 novembre 1974 à Antrenas (Lozère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 2 avril 1933 au 31 mai 1936
Département
Lozère
Groupe
Fédération républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Lozère
Groupe
Fédération républicaine de France

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 3 juin 1886 à Castillonnès (Lot-et-Garonne).

Député de la Lozère de 1933 à 1942.

Le comte de Framond est issu d'une très ancienne famille du Gévaudan. Il est l'arrière-petit-fils du comte de Framond, officier d'ordonnance du général de Rochambeau pendant la guerre d'indépendance américaine, ainsi que du baron Capelle, préfet du Léman et ministre de la Restauration en 1830.

Il est né le 3 juin 1886.

De caractère aimable, profondément religieux, généreux et dévoué, il choisira la médecine à la fin de ses études classiques. Docteur en 1913, il part en 1914 comme aide-major au 9e d'artillerie. Blessé en 1914, gazé en 1916, Croix de guerre, chevalier de la Légion d'honneur, deux fois cité, il fait des conférences en faveur de la Croix-Rouge et de diverses œuvres sociales.

En 1919, il vient exercer sa profession dans la Lozère et organise la lutte contre la tuberculose par la fondation de dispensaires d'hygiène sociale et de préventoriums.

Adjoint au maire de Marvejols, il est élu député le 2 avril 1933 par 7.020 voix sur 9.116 votants, contre 1.593 à son principal concurrent Peytavin, qui avait été aussi le concurrent malheureux de son prédécesseur, le marquis de Chambrun, lequel venait d'être élu sénateur en octobre 1932.

Il s'inscrivit au groupe de l'union républicaine démocratique. Il appartint aussitôt à la commission de l'hygiène, bien sûr, et à celle des mines et de la force motrice. Il sera aussi envoyé à la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les événements violents et sanglants qui devaient aboutir à l'émeute du 6 février.

A la Chambre, sa modestie masque par trop ses mérites et la qualité de ses convictions et de son idéal. Au cours de sa première législature, il ne prendra d'initiative qu'au bénéfice des victimes des cyclones qui ravagèrent sa circonscription et n'interviendra qu'au cours de la discussion du budget de la Santé publique, toujours en ce qui concerne les questions de crédits pour la lutte contre la tuberculose, sa constante préoccupation. En ce qui concerne la commission d'enquête du 6 février, il fut chargé d'un rapport partiel à propos de la contre manifestation communiste qui avait eu lieu le 9 février place de la République et des incidents communistes qui eurent lieu le 12 dans la banlieue parisienne.

Il fut aussi sollicité à plusieurs reprises par ses collègues commissaires en qualité d'expert pour des questions médicales ou para-médicales avec les deux autres médecins de la commission : les docteurs Amat et Gardiol.

Ernest de Framond fut réélu le 26 avril 1936 par 6.159 suffrages contre 2.513 à Rousset sur 9.462 votants.

C'est à la commission de l'enseignement et des beaux-arts qu'il appartint dès lors, ainsi que toujours à celle de l'hygiène et de la santé publique. L'éventail de ses préoccupations s'ouvre plus largement au cours de sa deuxième législature, il n'est plus seulement le croisé de la lutte contre la tuberculose, mais le chargé de mandat de bien des intérêts locaux et, suivant sa générosité, des intérêts des militaires appelés ou engagés, des militaires soutiens de famille.

Il est aussi rapporteur de la proposition de Beaumont sur la translation des cendres de Roland Garros au Panthéon, ainsi que du projet de loi sur la célébration du tricentenaire de Racine.

Il intervient plus fréquemment dans les discussions en séance, notamment sur des questions budgétaires, sur l'enseignement obligatoire, sur l'exposition de 1937.

Après la guerre de 1914-1918, il avait œuvré en Lozère pour établir une section de la fédération nationale des mutilés dont il devint vice-président. Secrétaire général du comité d'hygiène sociale du département, fondé par la marquise de Chambrun, il organise les dispensaires de Mende, Florac et Marvejols. Il contribue à la fondation du préventorium d'Aubenas en 1934, dont il est resté médecin-directeur.

Le 10 juillet 1940 Framond a voté pour le projet de loi constitutionnelle.



Né le 3 juin 1886 à Castillonnès (Lot-et-Garonne)

Décédé le 24 novembre 1974 à Antrenas (Lozère)

Député de la Loire de 1933 à 1942

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1731)

Pendant l'occupation, Ernest Framond de la Framondée se voit confier d'importantes fonctions : membre du Conseil national de Vichy, chargé de missions dans le Sud-Ouest et l'Est par le gouvernement, Président de la Légion des combattants de la Lozère et responsable pendant deux ans de l'administration de ce département.

Après la Libération, par sa décision du 30 novembre 1945, le jury d'honneur maintient l'inéligibilité qui le frappait en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de révision constitutionnelle.

Elu conseiller municipal d'Antrenas lors des élections de 1953, il en deviendra le maire trois ans plus tard, après avoir tenté de redevenir député de la Lozère à l'occasion des élections du 2 janvier 1956. Il conduit la liste MRP qui ne recueille que 11,2 % des suffrages, lui-même en obtenant 12,2 % à titre personnel.

Président du Conseil de l'Ordre des médecins de la Lozère, Ernest Framond de la Framondée continue de s'occuper du préventorium d'Antrenas et poursuit son action médicale en participant à la fondation de trois autres établissements, consacrés notamment à la pneumologie et aux handicapés adultes et regroupés avec le premier au sein de « l'Association lozérienne de lutte contre les fléaux sociaux ».



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