Georges Géo-Gérald

1868 - 1939

Informations générales
  • Né le 1er septembre 1868 à Aixe (Haute-Vienne - France)
  • Décédé le 2 août 1939 à Condéon (Charente - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 27 octobre 1901 au 31 mai 1902
Département
Charente
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Charente
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Charente
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 17 septembre 1911 au 31 mai 1914
Département
Charente
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Charente
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Charente
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 1er septembre 1868 à Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne), mort le 2 août 1939 à Condéon (Charente).

Député de la Charente de 1901 à 1924.

Après ses études secondaires, Géo Gérald suit les cours de la Faculté de droit. Licencié, il s'inscrit au barreau tandis que ses parents veillent sur la propriété de famille, aux environs de Bellac.

En 1901, il est conseiller municipal de Condéon et conseiller général de la Charente. Parallèlement, il exerce les fonctions de chef-adjoint du cabinet du président de la Chambre des députés, puis celles de chef de son secrétariat particulier.

Peut-être faut-il voir dans ces fonctions la raison qui devait l'amener, le 23 octobre 1901, à se présenter aux élections législatives sous l'étiquette du groupe des républicains de gauche, dans la circonscription de Barbezieux dont le représentant, M. Arnous, était mort le 11 septembre précédent.

Gérald fut élu dès le premier tour. Sur 14.084 électeurs inscrits, 11.193 votants et 11.077 suffrages valablement exprimés, il ne l'emportait que de peu, avec 5.616 voix contre 5.406 à son principal concurrent Laudry. Cette élection devait être pour lui le début d'une carrière parlementaire qui allait durer vingt-trois ans.

Aux élections suivantes du 27 avril 1902, il se représente devant ses électeurs de l'arrondissement de Barbezieux : cette fois encore la lutte fut serrée mais Géo Gérald l'emportait cependant au premier tour par 6.401 voix contre 6.037 à son principal adversaire, M. Lajeune, le nombre des suffrages exprimés étant de 12.441.

Aux élections du 6 mai 1906, il l'emportera au premier tour encore, mais de peu, par 6.508 voix contre 6.247 à Jean Hennessy « propriétaire », sur 14.718 inscrits et 12.840 votants.

A ce moment, il avait repris l'exploitation familiale.

Il sera réélu le 17 septembre 1911 par 8.131 voix sur 14.651 votants dans la 2e circonscription d'Angoulême, abandonnant Barbezieux à Hennessy qui devait, lui aussi, être élu de justesse au premier tour.

Gérald devait être réélu à Angoulême le 26 avril 1914, l'emportant au second tour par 6.927 voix contre 6.698 à son principal adversaire, M. Poitou-Duplessis, sur 16.294 votants.

La paix revenue, il appartient à la Charente d'élire six députés. Candidat le 16 novembre 1919 sur la liste d'union républicaine et agricole, il est élu au premier tour, au quotient électoral, avec 27.072 voix, en même temps que James Hennessy qui le précède avec 29.591 voix.

Mais, comme à tant d'autres membres de cette douzième législature, les élections du 11 mai 1924 devaient lui être fatales : candidat sur la liste de concentration républicaine, il est battu à la plus forte moyenne avec 19.493 voix contre 20.995 à son colistier Carnot. II ne devait plus, par la suite, solliciter de nouveau mandat parlementaire.

Au long de sept législatures et plus de vingt années de vie parlementaire, son programme ne devait guère varier, seulement en fonction de l'adaptation du sage à des circonstances nouvelles échappant à la prévision humaine. Il en est ainsi quant à la durée du service militaire, de la séparation des Eglises et de l'Etat. De même prend-t-il, parmi les premiers, position sur une politique de large et intelligente décentralisation sur le plan administratif.

Familier des questions économiques et commerciales d'ordre international, il aurait voulu voir le crédit à l'exportation s'organiser sur le modèle de celui pratiqué en Grande-Bretagne, et plus encore, en Allemagne. Il tenait pour nécessaire de toujours lier les prêts français aux pays étrangers à la passation par eux en France de commandes d'un montant équivalent afin que l'opération ne puisse manquer de bénéficier à l'économie française.

Enfin, la défense des intérêts propres à une région à laquelle il était profondément attaché lui faisait un devoir de se consacrer tout particulièrement au prestigieux cognac charentais. C'est à ce titre qu'il participa aux discussions des budgets de l'agriculture et des questions d'alcool et de bouilleurs de cru.

Au cours de ses mandats successifs, il appartint aux principales commissions suivantes : boissons, douanes, comptes définitifs, commerce et industrie.

Si bien employée qu'elle fût au service du pays, l'activité parlementaire de Géo Gérald ne pouvait, à soi seule, épuiser le dynamisme d'un homme curieux de toutes choses et à l'esprit tout d'entreprise. Aussi, le verrons-nous participer par ses interventions à l'exposition de Saint-Louis, aux congrès internationaux pour la défense de la propriété industrielle de Paris, Berlin, Angoulême, Cognac et Liège.

Après la guerre il est nommé, en 1920, membre de l'Office national du commerce extérieur, puis membre de son conseil d'administration en 1924, et enfin vice-président de son comité national. « Européen » et même « mondialiste » à une époque où ces concepts n'étaient pas encore devenus familiers, Géo Gérald présidait l'Association nationale pour favoriser l'étude des langues étrangères. Il présidait aussi plusieurs comités tendant à l'expansion française à l'étranger et aux développements des échanges économiques et culturels.

Cette vie si bien remplie devait trouver sa fin le 2 août 1939 à Condéon. Géo Gérald avait 70 ans. Il était officier de la Légion d'honneur.

Date de mise à jour: avril 2014


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