Maurice Guesnier

1856 - 1927

Informations générales
  • Né le 30 novembre 1856 à Blamécourt (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 13 mars 1927 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Républicain progressiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1920 au 1er janvier 1927

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 30 novembre 1856, à Blamécourt (Seine-et-Oise), mort le 13 mars 1927 à Versailles (Seine-et-Oise).

Député de Seine-et-Oise de 1910 à 1914.

Sénateur de Seine-et-Oise de 1920 à 1927.

Né au cœur du Vexin, d'une famille d'agriculteurs, Maurice Guesnier devait consacrer toute la première partie de sa vie à cultiver sa terre natale. Propriétaire exploitant dans la commune qui l'avait vu naître, il en devint maire en 1884 et le resta, malgré les vicissitudes de la Grande guerre, jusqu'en 1920. A partir de cette date, il conserva ses fonctions de premier magistrat municipal, non plus à Blamécourt, mais à Magny-en-Vexin, son chef-lieu de canton. Il resta à la tête de cette mairie jusqu'à sa mort.

En 1907, il avait été élu conseiller général du canton de Magny-en-Vexin et avait participé à la fondation du comice agricole de Seine-et-Oise.

Bien qu'il eût toujours mené une vie simple, consacrée principalement à l'agriculture, la confiance de ses concitoyens l'incita à se présenter aux élections législatives. C'est ainsi qu'il fut élu député de l'arrondissement de Mantes, le 8 mai 1910, au deuxième tour de scrutin. Il l'emportait de justesse, avec 7.845 voix sur 15.448 suffrages exprimés, contre 7.577 voix à M. Gaillard.

A la Chambre des députés, il fut membre de la commission des postes et télégraphes, puis de la commission du commerce et de l'industrie.

Il intervint dans la discussion des budgets de l'agriculture de 1911, 1912, 1913, particulièrement sur la tuberculose animale, les services sanitaires vétérinaires et la bergerie de Rambouillet. Battu le 26 avril 1914 avec 6.731 voix sur 15.216 votants contre 8.000 à Goust, il interrompit son activité parlementaire durant la guerre, et la reprit en 1920 en se faisant élire sénateur de Seine-et-Oise, le 11 juillet de cette année, en remplacement de M. Lebaudy qui ne se représentait pas. Son élection fut acquise au second tour, sur 1.555 suffrages exprimés, il en obtenait 903 et était élu avec M. Hugues de Roux (871 voix) et M. Berthoulat (858 voix), contre 508 voix à M. Robelin.

Il adhéra au groupe de l'union républicaine.

Au Palais du Luxembourg, il se consacra essentiellement aux problèmes agricoles. Membre de la commission de l'agriculture et de la commission des douanes, il se spécialisa dans les questions d'économie rurale. Il fut un chaud partisan d'un développement harmonieux et simultané de l'industrie et de l'agriculture dans l'économie de la Nation. Il appuya énergiquement le projet portant création des chambres d'agriculture dans lesquelles il voyait un moyen d'assurer la cohésion des intérêts ruraux.

De nouveau candidat aux élections sénatoriales de janvier 1927, il fut réélu au troisième tour de scrutin, avec 893 voix, ainsi que M. Leredu (883) et Amiard (733).

Mais la mort interrompait, le 13 mars 1927, deux mois plus tard, ce second mandat sénatorial.