Prosper, Claude, Ignace, Constance Brugière de Barante

1816 - 1889

Informations générales
  • Né le 27 août 1816 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 mai 1889 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 6 juin 1869 au 4 septembre 1870
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Centre droit

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 7 janvier 1882

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils d'Amable, Guillaume, Prosper, Brugière, baron de Barante (1782-1866), député du Puy-de-Dôme de 1815 à 1816 et pair de France, Prosper, Claude, Ignace, Constant Brugière de Barante, député au Corps législatif de 1869 à 1870, représentant à l'Assemblée nationale de 1871 et sénateur de 1876 à 1882, né à Paris, le 27 août 1816, mort à Paris, le 10 mai 1889, débuta dans la diplomatie en 1837 comme attaché d'ambassade à Saint-Pétersbourg auprès de son père, fut attaché au cabinet de M. de Salvandy, ministre de l'Instruction publique, et nommé sous-préfet à Boussac, puis à Autun (1842), et chevalier de la Légion d'honneur en 1844.

Préfet de l'Ardèche l'année suivante, il démissionna à la Révolution de 1848 et rentra dans la vie privée jusqu'en 1863, date à laquelle il accepta le mandat de conseiller général du canton de Saint-Rémy (Puy-de-Dôme). Le 1er juin de la même année, il se présenta à la députation comme candidat de l’opposition dans la 5e circonscription électorale du Puy-de-Dôme, et échoua avec 4 732 voix contre 11 342 données à son concurrent, M. Andrieu.

Plus heureux aux élections de 1869, il fut élu, le 6 juin, au deuxième tour de scrutin, par 13 060 voix sur 25 770 votants et 29 453 inscrits, contre M. Andrieu, député officiel sortant, qui obtint 12 611 suffrages ; il siégea au centre gauche et signa l'interpellation des 116, sur la nécessité de donner satisfaction aux sentiments du pays en l'associant d'une manière plus directe à la direction de ses affaires par la constitution d'un ministère responsable, et le droit pour le Corps législatif de régler les conditions organiques de ses travaux et ses communications avec le gouvernement (juillet 1869). Cette interpellation amena le sénatus-consulte libéral du 8 septembre.

Réélu, le 8 février 1871, à l'Assemblée de Bordeaux, le 5e sur 11, par 49 738 voix sur 96 000 votants et 170 401 inscrits, il prit place au centre droit, et vota :
- le 1er mars 1871 pour les préliminaires de paix,
- le 16 mai pour les prières publiques,
- le 10 juin pour l'abrogation des lois d'exil,
- le 30 août pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- le 3 février 1872 contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- le 24 mai 1873 pour l'acceptation de la démission de Thiers,
- le 10 juin pour l'approbation de la circulaire Pascal,
- le 24 juin pour l'arrêté contre les enterrements civils,
- le 21 novembre pour la prorogation des pouvoirs du maréchal de Mac-Mahon,
- le 4 décembre pour le maintien de l'état de siège,
- le 16 mars 1874 pour le ministère de Broglie renversé sur la question de priorité de la loi d'élections politiques sur la loi d'élections municipales,
- le 29 juillet contre la dissolution de l'Assemblée,
- le 30 janvier 1875 contre l'amendement Wallon,
- le 25 février pour les lois constitutionnelles.

Le 30 janvier 1876, M. de Barante, rallié à la Constitution, fut élu sénateur du Puy-de-Dôme par 295 voix sur 572 votants et 574 inscrits ; il vota la dissolution de la Chambre demandée par le ministère du 16 mai 1877, et ne fut pas réélu au renouvellement de 1882.

Il était président honoraire de la Société de secours mutuels de Thiers, et administrateur de la Compagnie de l'Est.

Date de mise à jour: décembre 2016