Pierre Herman

1910 - 1990

Informations générales
  • Né le 20 décembre 1910 à Roubaix (Nord - France)
  • Décédé le 9 janvier 1990 à Berck (Pas-de-Calais - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967
Département
Nord
Groupe
Union pour la nouvelle République-UDT
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IVe législature
Mandat
Du 30 juin 1968 au 1er avril 1973
Département
Nord
Groupe
Union des démocrates pour la République

Biographies

Biographie de la Ve République

HERMAN (Pierre, François)
Né le 20 décembre 1910 à Roubaix (Nord)
Décédé le 9 janvier 1990 à Berck (Pas-de-Calais)

Député du Nord de 1962 à 1967 et de 1968 à 1973

Pierre Herman est né dans une famille ouvrière et artisanale, originaire de Gand (Belgique). Titulaire d’un certificat d’études primaires et d’un brevet élémentaire, il suit sa scolarité dans l’enseignement technique, à l’Ecole nationale supérieure des arts et des industries textiles (ENSAIT) de Roubaix. Il en sort diplômé. Marié à Blanche Devoldere, le 23 avril 1936, il aura une fille.
Avec le second conflit mondial, Pierre Herman est mobilisé dans le département des Vosges, en 1939, avant d’être affecté, pour une année, dans le Nord. Sous l’Occupation, il se livre à de nombreux sabotages économiques, ce qui lui vaut d’être arrêté par la police allemande. Il n’est libéré qu’en août 1944.
Peu avant la guerre, il a été recruté par les établissements Pennel et Flipo, à Roubaix, spécialisés dans l’industrie du caoutchouc et du plastique, avant d’y devenir, de 1952 à 1962, chef d’atelier. Volontaire, dévoué, parfois autoritaire, mais respectueux de l’autre, Pierre Herman s’engage rapidement dans la vie locale, politique et syndicale. Dès 1947, devenu cadre technico-commercial, il est responsable de l’Action ouvrière et professionnelle de Roubaix et entre au conseil municipal de la ville, en avril 1959, comme adjoint au maire. Son engagement dans la vie politique locale le conduit à se porter candidat aux élections législatives, au scrutin de 1962. A la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale par le général de Gaulle, consécutive à l’adoption de la motion de censure contre le gouvernement de Georges Pompidou, Pierre Herman mène campagne contre l’une des grandes figures de la démocratie chrétienne en France, André Diligent, député M.R.P. sortant. La huitième circonscription, dans laquelle il se présente, regroupe les cantons de Roubaix-Nord et Ouest.
Investi par la gaulliste Union pour la nouvelle République (U.N.R.-U.D.T.), dont il est l’un des conseillers nationaux, il est secondé par l’horticulteur Michel Willot, son suppléant implanté à Wasquehal. La campagne électorale est rude, dans cette circonscription populaire, où la gauche, principalement socialiste, est fortement ancrée et où la tradition du catholicisme social influence parfois les comportements électoraux. André Diligent a su s’y construire un fief électoral durable. Cependant, en raison de la rupture entre les démocrates-chrétiens et le général de Gaulle, au cours de l’année 1962, les gaullistes entendent bien défendre leurs propres couleurs, y compris dans les bastions détenus par les représentants du « parti de la fidélité ». Le député M.R.P. du Nord ne fait pas exception. Aussi Pierre Herman, par ailleurs administrateur de la Sécurité sociale, engage-t-il le combat électoral dans le but de le gagner, au nom du gaullisme.
Au soir du premier tour, Pierre Herman est en tête des six candidats en lice. Il obtient 14 826 des 48 871 suffrages exprimés. André Diligent est très largement distancié, avec seulement 6 235 bulletins à son nom. L’instituteur communiste Pierre Charret et le docteur Marcel Guislain, ancien député S.F.I.O., conseiller général et adjoint au maire de Roubaix, obtiennent de bien meilleurs scores que le député sortant, avec respectivement 9 145 et 12 588 voix. La semaine suivante, Pierre Herman l’emporte de 4 000 voix sur Marcel Guislain, en rassemblant 26 729 voix.
A son arrivée à l’Assemblée nationale, qui prend acte de son élection le 6 décembre 1962, il s’inscrit au groupe de l’Union pour la nouvelle République – Union démocratique du Travail (U.N.R.-U.D.T.). Il est nommé membre de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales où il siège durant toute la législature. Il appartient également à deux commissions spéciales et il est membre de quatre commissions mixtes paritaires (C.M.P.).
Au cours de ce mandat, il dépose quatre propositions de loi visant à améliorer le calcul des pensions de vieillesse, à permettre aux femmes assurées sociales de bénéficier de la retraite normale dès l’âge de 60 ans, à amender le Code civil en matière de déclarations de naissance et à assurer le maintien des prestations d’assurance maladie aux veuves n’exerçant aucune activité professionnelle. Il prend part à quinze débats différents en séance publique. S’il intervient dans la discussion budgétaire de plusieurs ministères (affaires étrangères, travaux publics et transports, éducation nationale, affaires algériennes), son investissement est essentiellement consacré aux questions sociales. Il pose deux questions orales sans débat, relatives au remboursement des assurés sociaux d’une part, et à l’hébergement et au transport des curistes assurés sociaux d’autre part. Il est aussi rapporteur du projet de loi portant prise en charge et revalorisation des droits et avantages sociaux consentis à des Français ayant résidé en Algérie, et dont la discussion arrive à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale, le 9 décembre 1964. Dans ce débat qui se poursuit jusqu’au 18 décembre en deuxième lecture, et lors duquel l’accomplissement du reclassement progressif des rapatriés est effectif, il défend cinq amendements. Le même 9 décembre, il est également rapporteur du projet de loi relatif à l’affiliation de certaines catégories d’avocats à la Caisse nationale des barreaux français. Dans cette discussion, il s’applique à présenter la possibilité faite aux avocats ayant exercé près d’une juridiction française d’outre-mer d’être affiliés à cette caisse de retraite.
Il est surtout nommé rapporteur, par l’action mutuelle de son groupe et de sa commission, d’autres projets de loi de première importance, présentés par Gilbert Grandval, ministre du travail de Georges Pompidou, et de projets de loi de finances (P.L.F.). A ce titre, dans le P.L.F. pour 1965, il est en charge du rapport sur le budget du travail, comme c’est le cas, pour le P.L.F. 1966, d’un rapport pour avis. A chaque reprise, le 20 octobre 1964 comme le 13 octobre 1965, il soutient tous les efforts accomplis par le gouvernement pour améliorer la situation des personnes âgées, en soulignant la nécessité de relever substantiellement les plafonds de ressources. Son intérêt est aussi porté à la question de la formation professionnelle des adultes. Il souhaite soutenir tout particulièrement les travailleurs sans emploi et s’investit aussi dans la législation des accidents du travail et des maladies professionnelles. A ce titre, le 12 mai 1966, il prend la parole en séance publique, comme rapporteur du projet de loi relatif à l’indemnisation de certaines victimes d’accidents du travail survenus ou de maladies professionnelles constatées avant l’entrée en vigueur de dispositions nouvelles concernant ces accidents ou maladies. Il défend neuf amendements dans la discussion parlementaire, visant à l’appareillage des centres urbains en systèmes de prothèses et d’orthopédie. S’appuyant sur les travaux de la Fédération nationale des mutilés du travail, il pointe la situation des victimes d’accidents du travail survenus avant l’entrée en vigueur de la loi du 30 octobre 1946 sur la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Dans un domaine d’études similaire, il est le rapporteur du projet de loi relatif à la durée du travail. Il y défend quatre amendements en séance publique, visant à préciser les modalités de fonctionnement des comités d’entreprises et le système des conventions collectives. Il démontre alors en quoi la réduction de la durée hebdomadaire du travail s’impose pour des raisons sociales, sanitaires et économiques. Dans ce débat, le 25 mai 1966, il souhaite aussi doter l’inspection du travail des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Il suggère, à cet égard, que le comité d’entreprise soit consulté sur cette durée, et que l’instance du comité d’entreprise soit étendue à certaines entreprises agricoles.
Il défend l’institution d’une franchise pour la prise en charge des journées d’hospitalisation, lorsque le projet de loi relatif à l’assurance maladie et à l’assurance maternité des travailleurs non salariés des professions non agricoles arrive en discussion publique, le 9 juin 1966. Preuve que les thèmes sociaux, liés au monde du travail, sont au fondement de sa démarche, il est nommé rapporteur pour avis du projet de loi d’orientation et de programme sur la formation professionnelle, dans les premiers jours de la session d’automne de 1966. Il conçoit comme « une nécessité économique et sociale de donner un métier aux jeunes ». Il promeut la mise en place d’instituts régionaux destinés à la formation de cadres de la fonction publique. Par ailleurs, la situation des femmes divorcées, séparées ou mères célibataires lui semble particulièrement préoccupante. Les 5 et 6 octobre, il défend dix-sept amendements, en première lecture, sur ce texte en discussion, avant de poursuivre sa mission de rapporteur, en deuxième lecture.
A l’occasion du P.L.F. pour 1967, il ne parvient pas à obtenir le rapport sur le budget du travail, mais rapporte, pour avis, celui des affaires sociales que défend devant le Parlement Jean-Marcel Jeanneney, ministre de tutelle. Il présente l’intérêt des bourses régionales de l’emploi et du centre de formation des inspecteurs du travail. Il rappelle toute la nécessité d’une continuité en matière d’action sociale en faveur des travailleurs étrangers. Le député du Nord réitère le souhait que l’Etat aide davantage les travailleurs handicapés, avant d’insister sur trois thèmes qui ont porté ses efforts de parlementaire : la formation professionnelle des adultes ; la durée moyenne du travail hebdomadaire ; le sort des personnes âgées.
Au cours de ce mandat, Pierre Herman fait montre de son soutien à la politique conduite par le premier ministre Georges Pompidou. A cet effet, dans la deuxième séance du 26 juillet 1963, il vote pour le projet de loi relatif à certaines modalités de la grève dans les services publics. Le 20 décembre suivant, à l’instar de la représentation nationale à sa presque unanimité, il approuve la révision de l’article 28 de la Constitution, relative à la date des sessions parlementaires. Les 21 mai et 17 juin 1964, il approuve la réforme sur l’élection des conseillers municipaux, en première et deuxième lectures. Il soutient également le ministre des Armées Pierre Messmer, dans la discussion et le vote du projet de loi relatif au recrutement, en vue de l’accomplissement du service militaire.
Pierre Herman est candidat au renouvellement de son mandat, à l’occasion du scrutin législatif du printemps 1967. Arrivé en tête du premier tour, avec 20 463 des 52 508 suffrages exprimés, il est battu la semaine suivante par Jean Delvainquière, directeur de bureau d’aide sociale, conseiller général et maire étiqueté Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) de Wattrelos. Le report des voix obtenues par l’infirmière communiste Lucienne Charret a été optimal. Le député gaulliste sortant est distancié de plus de 3 000 suffrages par le candidat mitterrandiste, qui est élu député avec 27 866 suffrages.
Pierre Herman tente sa chance l’année d’après, alors que le général de Gaulle dissout l’Assemblée nationale, au lendemain des événements de mai 1968. Avec son nouveau suppléant, le comptable Albert Mullie, père de six enfants et très implanté en pays roubaisien, Pierre Herman mène une campagne fondée sur la lutte contre la gauche essentiellement communiste. Il se veut le rempart contre « la dictature », refusant « l’abandon de (son) pays au communisme ». Souhaitant défendre la « condition humaine » des travailleurs, il inscrit son action dans le sillon tracé par le gaullisme social : « offrir à la génération montante autre chose qu’une société capitaliste basée sur la puissance de l’argent sans pour autant la remplacer par le communisme matérialiste où l’homme n’est plus qu’un robot ».
Au premier tour, l’ancien député, investi par l’Union pour la défense de la République (U.D.R.), arrive en tête des cinq candidats en lice, avec une avance de 6 000 voix sur le député sortant. Avec 25 234 des 49 920 suffrages exprimés, il l’emporte la semaine suivante, mais d’une courte tête : 548 voix seulement séparent les deux candidats. Pierre Herman retrouve l’Assemblée nationale et s’inscrit au groupe de l’Union des démocrates pour la République (U.D.R.). Il est nommé membre de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales, où il siège de 1968 à 1971, puis rejoint la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Il ne participe à ses travaux que pour la durée d’une semaine. Il part siéger à la Commission de la défense nationale et des forces armées, pour une année et retrouve, en 1972, pour la dernière session parlementaire de la législature, la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales. En cinq ans, il est membre de quatre commissions mixtes paritaires (C.M.P.). Au cours de la session 1971-1972, il est secrétaire de l’Assemblée nationale.
Durant son mandat, il prend la parole en séance publique, à l’occasion de dix-neuf discussions différentes. Comme ce fut le cas pour son premier mandat, son investissement au Parlement reste dominé par les préoccupations sociales du monde du travail. L’inscription à l’ordre du jour de la discussion de plusieurs textes lui en donne l’occasion : la ratification des ordonnances relatives à la sécurité sociale, débat au cours duquel, le 22 juillet 1968, il tente de faire valoir la « constatation de l’inaptitude au travail » ; les forclusions encourues du fait des grèves survenues en mai et juin 1968, le 23 juillet suivant ; l’exercice du droit syndical des entreprises, le 4 décembre 1968, où il défend la participation des salariés aux fruits de l’expansion des entreprises ; la durée minimum des congés annuels portée à quatre semaines, le 29 avril 1969, au nom de l’âge ou de l’ancienneté, grâce à la défense de cinq amendements. Le 21 octobre 1969, il est rapporteur du projet de loi autorisant l’approbation de la convention internationale du travail concernant l’abolition du travail forcé : il y discute des normes de droit social posées sur le plan international. Le 7 novembre suivant, il est rapporteur pour avis du projet de loi de finances (P.L.F.) pour 1970, dans la discussion du budget du ministère du travail, de l’emploi et de la formation. Il défend les objectifs financiers et sociaux voulus par le ministre Joseph Fontanet en plusieurs domaines : formation professionnelle des adultes ; aide aux travailleurs privés d’emploi ; formation professionnelle des travailleurs handicapés ; adaptation du salaire minimum interprofessionnel garanti (S.M.I.G.) ; mensualisation des salaires ; intéressement des travailleurs aux résultats de l’entreprise. Les 10 et 19 décembre 1969, en première et deuxième lectures, il est rapporteur du projet de loi portant réforme du salaire minimum garanti et création d’un salaire minimum de croissance. A cette occasion, il rappelle l’écart entre le S.M.I.G. et la moyenne des salaires. Faisant de la défense du pouvoir d’achat des travailleurs le fondement de sa démarche de législateur en la matière, il suggère la nécessité de procéder à des confrontations périodiques au sein de la commission supérieure de conventions collectives. Il défend huit amendements dans cette discussion, visant à l’élaboration d’un indice national des prix à la consommation, à la fixation du salaire minimum de croissance, et aux rémunérations versées aux stagiaires de la formation professionnelle des adultes. Dans la foulée, il est rapporteur des conclusions de la CMP : il soutient, ès qualités, la fixation du salaire minimum interprofessionnel de croissance dans les départements d’outre-mer (D.O.M.).
Il intervient également dans la discussion du projet de loi tendant à faciliter la suppression de l’habitat insalubre, les 10 et 24 juin 1970, prend part à la discussion des P.L.F. pour 1971 et 1972, en s’investissant davantage sur le budget du ministère de la santé publique et de la sécurité sociale. Trois discussions le mobilisent, à la fin de la quatrième législature : le texte étendant les possibilités d’emprunt des groupements mutualistes, le 18 novembre 1970 ; le projet de loi relatif à l’allocation logement et aux habitations à loyer modéré (H.L.M.), les 10 et 29 juin 1971, en première et en deuxième lectures. Il y défend la représentation des unions départementales d’associations familiales dans le Code de l’urbanisme et de l’habitation.
Enfin, rapporteur pour avis, il dépose trois amendements dans la délibération du projet de loi tendant à la mise en œuvre de l’actionnariat du personnel dans les banques nationales et les entreprises nationales d’assurance. Le 28 novembre 1972, il souhaite que les membres du personnel de nationalité étrangère puissent acquérir des titres. Il veille aussi à ce que la représentation du personnel soit augmentée, afin de faciliter la représentation des différentes organisations syndicales.
A nouveau, Pierre Herman témoigne de son soutien à la politique gouvernementale, durant son second mandat. Le 10 octobre 1968, il vote pour l’ensemble du projet de loi d’orientation de l’enseignement supérieur, défendu par le ministre de l’éducation nationale, Edgar Faure. Le 4 décembre suivant, comme son inclinaison personnelle l’y pousse, il soutient la réforme de l’exercice du droit syndical dans les entreprises. Le 28 mai 1970, il rejoint la large majorité de soutien au projet de loi tendant à renforcer la garantie des droits individuels des citoyens. Il en est de même pour le texte tendant à réprimer certaines formes nouvelles de délinquance, le 4 juin de la même année. Comme l’Assemblée nationale à sa presque unanimité, il approuve l’ensemble du projet de loi relatif au service national, le 10 juin 1970. Le 15 octobre suivant, comme le 27 avril 1972, il apporte son soutien au premier ministre, à la suite de chaque déclaration de politique générale du gouvernement. Le 25 novembre 1971, il donne sa voix à l’ensemble du projet de loi organique modifiant l’ordonnance du 24 octobre 1958, relative aux incompatibilités parlementaires. Enfin, fidèle gaulliste, il vote pour le projet de loi portant création et organisation des régions, le 27 avril 1972.
Pierre Herman est à nouveau candidat dans la huitième circonscription du Nord, dans les cantons de Roubaix-Nord et Ouest, au renouvellement législatif du mois de mars 1973. Arrivé en tête du premier tour avec 2 000 voix d’avance sur le candidat de la gauche, Léonce Clérambeaux, secrétaire honoraire du Parti socialiste, il ne parvient pas à conserver son siège la semaine suivante et s’incline, avec 42,9% des suffrages exprimés.
Elu maire de Wasquehal en 1968, l’ancien député gaulliste du Nord, conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais à compter de 1973, s’investit alors localement et, avec Serge Charles, député-maire de Marcq-en-Baroeul, fonde, en 1975, le syndicat intercommunal (S.I.V.O.M.) Centre Métropole, regroupant les communes de Marcq, Wasquehal et Mouvaux. Il est ainsi conseiller de la communauté urbaine de Lille. S’il donne une réelle impulsion à cette structure intercommunautaire, en créant notamment un centre de cure médicale pour personnes âgées handicapées, ainsi qu’un institut médico-éducatif pour les jeunes, il n’est pas réélu à la mairie de Wasquehal, en 1977. Il n’en reste pas moins que l’action menée par Pierre Herman a été poursuivie au sein du S.I.V.O.M., notamment par l’humanisation des maisons de retraite.
Retiré progressivement de la vie politique, Pierre Herman s’installe à Berck, dans le département de Pas-de-Calais voisin. A sa disparition le 9 janvier 1990, les témoignages affluent de ses amis politiques ou de ses adversaires, pour regretter unanimement cette forte personnalité du Nord, sous-officier de réserve, dévoué aux autres, et dont l’action fut toute en droiture et en courtoisie. Pierre Herman était titulaire de la médaille d’honneur (argent et vermeil) du travail. Il était également chevalier de l’Ordre national du mérite et de l’Ordre des palmes académiques.

Retour haut de page