Abel Hovelacque

1843 - 1896

Informations générales
  • Né le 14 novembre 1843 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 22 février 1896 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 23 octobre 1894
Département
Seine
Groupe
ZZZ

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 novembre 1843 à Paris, mort le 22 février 1896 à Paris.

Député de la Seine de 1889 à 1896.

Du temps qu'ils étaient amis, Rochefort aimait à dire d'Abel Hovelacque « Hovelacque ? Ce nom sonne comme un drapeau qui claque ». Mais le boulangisme les brouilla. Hovelacque devint l'objet des sarcasmes du journaliste de La Lanterne. « Ce nom est comme un haut-le-cœur. »

Telles sont les vicissitudes de la politique. Elle fut, avec la linguistique et l'anthropologie, la grande affaire de la vie d'Abel Hovelacque.

Après avoir suivi des cours de droit, il se spécialisa dans les études linguistiques, qui se dégageaient à peine à cette époque des brumes de la métaphysique allemande ou orientale. En 1876, à 33 ans, il devint professeur d'anthropologie linguistique à l'école d'anthropologie fondée par Broca. Hovelacque fut un auteur fécond. On se bornera à citer parmi les plus marquants de ses ouvrages : La théorie spécieuse de la Lautverschiebung, 1868 ; Les races humaines, 1882 ; Les nègres de l'Afrique subéquatoriale, 1883. En janvier 1878, Abel Hovelacque fut élu conseiller municipal du 7e arrondissement de Paris (quartier de l'Ecole militaire). Réélu le 9 janvier 1881, il fit partie du groupe de l'autonomie communale et soutint ou signa les propositions radicales. Battu en mai 1884 par son concurrent monarchiste, il fut réélu à l'élection partielle du 31 janvier 1886 dans le 13e arrondissement (quartier de la Salpetrière). Il fut encore réélu aux élections municipales de 1887.

Dès 1881, Abel Hovelacque avait brigué un mandat de député. Vainement. Non découragé -par cet échec, ni par celui qu'il subit derechef en 1885, il se présenta comme candidat républicain indépendant de gauche dans la circonscription du XIIIe arrondissement de Paris. Il recueillit au premier tour 2.122 voix sur 5.963 votants et fut élu député au scrutin de ballottage par 2.978 voix contre 2.562 à Planteau, boulangiste, député sortant. A la Chambre, il se prononça contre le boulangisme. Il n'abusa pas de la tribune. Son activité parlementaire de 1889 à 1893 se résuma au dépôt de propositions de loi dont la variété des objets témoigne de l'étendue de ses curiosité intellectuelles : c'est ainsi qu'il fut l'auteur de propositions de loi relatives à l'organisation cantonale et départementale et à la suppression de la tutelle administrative, à l'organisation municipale de Paris ; tendant à confier à des chambres syndicales ouvrières les travaux de l'Imprimerie nationale ; à la suppression des congrégations religieuses et à la nationalisation de leurs biens.

En fin de législature, Hovelacque fut cosignataire avec Charles Chassaing d'une proposition tendant à la réduction de la durée du mandat législatif et à la diminution du nombre des députés.

Ses électeurs ne le suivirent pas dans cette voie puisque, le 20 août 1893, il obtint dès le premier tour le renouvellement de son mandat. Sur 5.281 suffrages exprimés, il obtint 3.046 voix contre 1.109 à Menuisier et 850 à Combes.

Malheureusement, Hovelacque ressentit à cette époque les premières atteintes de la maladie qui devait l'emporter. Il décida de renoncer à son mandat. Au début de la séance du 23 octobre 1894, sa démission était annoncée à la Chambre des députés.

Il mourut à Paris le 22 février 1896, à l'âge de 52 ans.


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