Alphonse Barbot

1893 - 1939

Informations générales
  • Né le 27 avril 1893 à Montauban-de-bretagne (Côtes d'Armor - France)
  • Décédé le 14 septembre 1939 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Députés indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 14 septembre 1939
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Non inscrit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 avril 1893 à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), mort le 14 septembre 1939, à Rennes.

Député d'Ille-et-Vilaine de 1928 à 1939.

Né le 27 avril 1893 à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), issu d'une famille de neuf enfants, Alphonse Barbot, ses études primaires terminées, apprit le métier de son père, forgeron-mécanicien. Pendant la guerre de 1914-1918, il participa comme quartier-maître sur la «Jeanne d'Arc» aux opérations des Dardanelles, puis servit sur un sous-marin. Démobilisé, il s'installa comme constructeur-mécanicien à Rouillé (Ille-et-Vilaine) où il se maria en 1920.

Il se présenta aux élections législatives des 22 et 29 avril 1928 dans la circonscription de Montfort comme candidat républicain indépendant, et fut élu au deuxième tour de scrutin, avec 6.316 voix - 609 de plus que son principal concurrent. Mais il allait être réélu le 1er mai 1932 et le 26 avril 1936, au premier tour de scrutin, à des majorités massives- 11.073 voix sur 12.566 en 1932, 10.376 voix sur 12.771 en 1936 - qui prouvent l'attachement que lui vouaient ses électeurs.

Jaloux de son indépendance, il refusa de s'inscrire à aucun groupe - si ce n'est, au début de sa première législature, au groupe des députés indépendants. Membre des Commissions du commerce et de l'industrie, du travail, puis de la marine marchande, il s'attacha à défendre de son mieux les intérêts de ses mandants. S'il a déposé assez peu de propositions de résolution ou de loi, il est intervenu - en général sur des points précis et particuliers - dans la plupart des débats intéressant les agriculteurs et les artisans : discussion d'interpellations, de crédits budgétaires ou de lois portant sur la production et le commerce du blé, la vente du vin, la lutte contre la tuberculose bovine, la législation fiscale ou sociale concernant les artisans et les paysans. Avec une verdeur de propos qui - selon le mot du Président Herriot - traduisait la fougue sans malveillance de son tempérament mais qui lui valut pourtant plus d'un rappel à l'ordre, il est intervenu maintes fois pour réclamer l'amélioration des chemins ruraux (1929), l'électrification des campagnes (1928, 1930), l'extension des travaux d'hygiène rurale, la détaxation des carburants utilisés par les agriculteurs et les petits industriels (1933, 1934), et pour combattre les assurances sociales, protester contre les importations de blé et de viande et s'opposer à l'assujettissement des artisans à la taxe sur le chiffre d'affaires - il se félicitait d'avoir pu le 26 mars 1935 faire adopter un amendement à ce sujet.

Parmi les propositions qu'il avait déposées, citons comme les plus importantes celles qui tendaient à faciliter l'exportation du blé, à abroger certaines dispositions de la loi sur 1 organisation du marché du blé, à détaxer les carburants agricoles et encore celles qui portaient sur les droits de circulation sur les cidres, sur l'assujettissement des artisans, commerçants et cultivateurs aux assurances sociales, sur la fiscalité des syndicats d'électrification. Citons enfin, pour montrer la curiosité d'esprit et le réalisme d'Alphonse Barbot, ses propositions relatives à la sécurité des voyageurs des trains rapides et à l'étude et à la construction d'appareils de scaphandre. Alphonse Barbot est mort à Rennes le 14 septembre 1939, après une douloureuse maladie ; il avait continué à siéger malgré ses vives souffrances.

Son éloge funèbre fut prononcé à la séance du 30 novembre 1939 par le Président Herriot.


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