Louis d'Iriart d'Etchepare

1859 - 1945

Informations générales
  • Né le 24 juillet 1859 à Pau (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 18 mars 1945 à Saint-palais (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 16 décembre 1900 au 31 mai 1902
Département
Basses-Pyrénées
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Né le 24 juillet 1859 à Pau (Basses-Pyrénées).

Député des Basses-Pyrénées de 1900 à 1924.

Louis - Marie d'Iriart d'Etchepare appartenait à une très ancienne famille basque dont plusieurs membres occupèrent des fonctions publiques. Il fit ses études classiques au lycée de Pau, où il se fait remarquer par ses aptitudes et sa forte personnalité, et accomplit son droit à la Faculté de Bordeaux. Il s'inscrit ensuite au barreau de Pau et ses magistrales plaidoiries sont remarquées dans diverses causes criminelles et civiles.

En 1888, il se présente en tête de la liste républicaine au conseil municipal de Pau, est élu, puis désigné comme premier-adjoint au maire en 1892. C'est un ennemi déclaré à la fois du nationalisme sous toutes ses formes et du collectivisme qui se veut démocrate et laïque. Il obtient le mandat de conseiller général, puis, le 16 décembre 1900, il brigue le mandat de député. Candidat du parti républicain et de l'union des gauches dans le sillage de Louis Barthou, il est élu par 7.783 voix contre 2.026 à Jean Descombes, nationaliste, et 1.342 à Cazenave, républicain ouvrier. Il remplace ainsi Cassou devenu sénateur.

Il sera réélu sans désemparer jusqu'en 1924, date à laquelle il ne se représente pas : le 11 mai 1902, au second tour, par 7.393 voix contre 7.164 à d'Ariste, sur 14.763 votants; le 20 mai 1906, au second tour, par 7.848 voix contre 7.629 au général de Lestapis ; le 24 avril 1910, au premier tour, par 8.279 voix contre 6.582 à Jules Legrand, député sortant de Bayonne et 725 à Soulé ; le 26 avril 1914, par 7.632 voix contre 6.416 à Maisonnier et le 16 novembre 1919, sur la liste de concentration républicaine, avec 23.898 voix.

Entre-temps il avait tenté sans succès, en 1906, d'occuper le siège de sénateur de Cassou, décédé, mais n'avait obtenu que 466 voix contre 529 à de Gontaut Biron. Son programme électoral est assez éclectique mais varie peu. Il souhaite la réforme de l'impôt et une décentralisation administrative, une armée et une marine fortes, la suppression du privilège des bouilleurs de cru. C'est un partisan déclaré de l'application loyale du Concordat et de la liberté de conscience et de l'enseignement.

Tout au long de sa carrière, il se penchera très assidûment sur les problèmes de la mutualité. Il estime pouvoir constituer immédiatement, sur tout le territoire français, la première base d'un système de retraite généralisée pour les ouvriers et les agriculteurs. Il sera par ailleurs président ou administrateur de nombreuses sociétés de secours mutuel et autres institutions philanthropiques de sa région et secrétaire de la Caisse d'épargne de Paris.

A la Chambre, il participe quelque temps aux travaux de réflexion sur la réforme des institutions et milite en faveur de certaines incompatibilités parlementaires interdisant le cumul du mandat de député avec les fonctions de membre de conseils d'administration afin, pense-t-il, de rendre l'élu de la nation plus impartial. La stabilité ministérielle le préoccupe et il recherche les moyens d'enrayer l'empiètement du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif ce qui lui paraît extrêmement nocif pour la République.

Dans cette optique de réforme institutionnelle, il votera contre le principe de la représentation proportionnelle où le système du quotient est trop compliqué à ses yeux si l'on ne crée pas de grandes régions électorales en brisant le cadre du département.

Le second grand problème qui requiert toute son attention est celui de la crise de la natalité.

Son sens de l'équité et de la morale le fait participer avec passion à l'enquête sur les marchés conclus par l'Etat au cours de la guerre et dont il se verra confier le rapport du fait de son intégrité. Par goût personnel, enfin, il prendra part avec beaucoup d'intérêt aux travaux de la commission sur les courses de chevaux et sur la réglementation des jeux et insistera sur le caractère indispensable des achats de chevaux de remonte dans les haras nationaux et essentiellement militaires.

Très amateur de sports, il s'est rendu populaire dans sa région pour le concours qu'il a apporté aux courses de chevaux, de cycles et d'automobiles pendant de nombreuses années. Il sera notamment président de l'Union vélocipédique de France pendant sept ans.

Ses fonctions locales lui font accorder un grand intérêt aux problèmes qui intéressent sa région : pêche des huîtres dans la Bidassoa, indemnisation des victimes d'un cyclone qui ravage les Basses-Pyrénées.

A la fin de la guerre, son expérience parlementaire lui vaudra de faire partie de la commission chargée d'examiner les divers traités de paix. Il s'occupera ensuite essentiellement de la reconstruction de la France. Il rapportera enfin un projet de loi proposant un programme de mise en valeur des colonies françaises, défendant avec vigueur les droits personnels des indigènes, pour lesquels il interpelle le gouvernement. Très ouvert à l'évolution rapide de son temps, il se passionne pour la reproduction des œuvres littéraires et artistiques par la mécanisation et milite en faveur de la distribution de l'énergie électrique dans les campagnes dont il perçoit le grand pouvoir civilisateur. A 65 ans, il prend une part active aux discussions sur la réforme électorale en 1923 et interpelle Mandel sur la politique intérieure du gouvernement.

Louis-Marie d'Iriart d'Etchepare est officier d'Académie et chevalier d'Isabelle la Catholique. Il reçoit par ailleurs la Médaille de sauvetage pour sa très belle conduite lors d'un incendie dans sa ville natale. Chevalier du mérite agricole en 1906, il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 7 mars 1925.

Date de mise à jour: mars 2014



Né le 24 juillet 1859 à Pau (Basses-Pyrénées)

Décédé le 18 mars 1945 à Saint-Palais (Basses-Pyrénées)

Député des Basses-Pyrénées de 1900 à 1924

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 1988, 1989)

Louis-Marie d'Iriart d'Etchepare s'éteint à Saint-Palais, le 18 mars 1945, à l'âge de 85 ans.



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