Emile Jamais

1856 - 1893

Informations générales
  • Né le 10 décembre 1856 à Aigues-vives (Gard - France)
  • Décédé le 10 novembre 1893 à Aigues-vives (Gard - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Gard
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Gard
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 10 novembre 1893
Département
Gard

Biographies

Député depuis 1885, né à Aigues-Vives (Hérault) le 11 novembre 1856, il fit son droit à Paris, fut lauréat de la faculté en 1878, et, reçu docteur en droit en 1881, se fit inscrire au barreau de Paris.

Premier secrétaire de la conférence des avocats en 1879-1880, il prononça, cette dernière année, le discours de rentrée : De l'esprit libéral au barreau sous la Restauration. Il avait publié quelques ouvrages d'économie sociale tels que : Etude sur les canaux du Rhône et la situation économique des départements intéressés (1883); l'Armée et l'école; Les idées politiques de Diderot (1884), et fait, à la salle du boulevard des Capucines, à Paris, des conférences remarquées sur la politique étrangère, lorsqu'il fut porté, aux élections légistatives du 4 octobre 1885, sur la liste radicale du Gard; il fut élu député, au second tour (18 octobre), par 58,328 voix sur 110,923 votants et 183,886 inscrits.

Il prit place à gauche, fit partie de plusieurs commissions, parla sur le régime des boissons, interpella (février 1886) avec M. Thévenet le gouvernement sur l'unification des tarifs de chemins de fer et sur la nécessité de leur révision; défendit (novembre) le budget présenté par le ministère; combattit (juin 1887) le contre-projet Reille-Lanjuinais sur la loi militaire, et refusa, sous le ministère Floquet (1889) les fonctions de sous-secrétaire d'Etat aux colonies. M. Jamais, dont les débuts à la tribune n'ont pas été sans éclat, a voté, avec la majorité républicaine,

- pour la politique coloniale,
- pour les lois scolaires,
- pour l'expulsion des princes,

et s'est prononcé, en dernier lieu,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Outre les ouvrages déjà cités, on a de lui sa thèse doctorale: les Droits et les Garanties de l'inculpé pendant la période de l'instruction préparatoire (1881), et l'Impôt sur le revenu en Prusse (1886).

Né le 10 décembre 1856 à Aigues-Vives (Gard), mort le 10 novembre 1893 à Aigues-Vives.

Député du Gard de 1885 à 1893. Sous-Secrétaire d'Etat aux Colonies du 8 mars 1892 au 11 janvier 1893. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 396.)

Aux élections du 22 septembre 1889, Emile Jamais se présenta dans la 2e circonscription de Nîmes et fut élu au premier tour, par 12.309 voix contre 6.635 à Montégut, candidat boulangiste.

A la Chambre, il est membre de la commission générale des douanes, de celle relative à la réglementation du travail, des patentes, de la commission chargée de l'examen du projet de loi sur la navigation intérieure et de la commission chargée d'examiner le budget pour l'exercice 1892.

Il dépose plusieurs propositions de loi relatives à la viticulture et prend part à la discussion des propositions de résolution relatives à la création de grandes commissions parlementaires, du projet de loi relatif aux huiles de pétrole et enfin à la discussion de l'interpellation de MM. Hubbard, Ricard et Turrel sur les « récentes manifestations ultramontaines de certains évêques de France ».

Déjà proposé pour le sous-secrétariat d'Etat des Colonies dans le ministère Floquet, il accepte ce poste dans le ministère Loubet formé le 27 février 1892. Il est nommé le 8 mars 1892. Le même jour, un décret détache l'administration des Colonies du ministère du Commerce pour le rattacher à celui de la Marine. A la suite du vote par la Chambre d'un ordre du jour motivé réclamant l'unité du commandement des forces militaires au Dahomey, Godefroy-Cavaignac, ministre de la Marine et des Colonies, a donné sa démission. Emile Jamais s'est également retiré.

Le 13 juillet 1892, il est à nouveau nommé sous-secrétaire d'Etat, un nouveau ministre de la Marine ayant été nommé. Il est entendu par la Chambre dans la discussion d'interpellations sur la situation au Tonkin.

Le ministère Loubet démissionne à la suite du vote par la Chambre d'un ordre du jour motivé à l'occasion des circonstances qui ont entouré la mort du baron Jacques de Reinach (affaire de Panama).

Le 6 décembre 1892, Emile Jamais est à nouveau nommé sous-secrétaire d'Etat des Colonies dans le ministère Ribot. Mais le 11 janvier 1893, lorsque Ribot forme un nouveau ministère, Delcassé succède à Jamais, l'administration des Colonies étant à nouveau rattachée au ministère du Commerce et de l'Industrie. Il semble qu'Emile Jamais ait été en désaccord avec la majorité du cabinet au sujet du projet de réforme de l'impôt des boissons soumis alors au Sénat.

Aux élections générales du 20 août 1893, il fait cavalier seul dans sa circonscription. Il obtient 12.503 voix sur 13.188 votants. Mais il disparaîtra avant la rentrée de la Chambre. Il meurt à la suite d'une courte maladie, le 10 novembre 1893, le jour de son 37e anniversaire.

Outre sa thèse de doctorat traitant des Droits et garanties de l'inculpé pendant la période de l'instruction préparatoire en France et à l'étranger, Emile Jamais a publié les ouvrages suivants : Etude sur les canaux dérivés du Rhône et sur la situation économique des départements intéressés; Les idées politiques de Diderot, en 1884, pour le centenaire de Diderot.


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