Victor Jean

1874 - 1953

Informations générales
  • Né le 16 novembre 1874 à Arles (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 19 mars 1953 à Rabat (Maroc)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Parti radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Radical et radical-socialiste

Biographies

Né le 16 novembre 1874 à Arles.

Député des Bouches-du-Rhône de 1919 à 1928.

Avocat, Victor Jean était déjà conseiller général des Bouches-du-Rhône lorsqu'il se présenta pour la première fois aux élections législatives au lendemain de la première guerre mondiale dans la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône sur une liste de concentration républicaine. Il souhaitait « apporter à la direction des affaires publiques une mentalité probe et pratique ». Il fut élu à la majorité absolue le 16 novembre 1919 avec 18.792 suffrages sur 36.196 suffrages exprimés, en même temps que ses colistiers MM. Lefèvre et Girard, députés sortants, qui obtenaient respectivement 18.500 et 18.046 voix.

Il fut réélu, à la majorité absolue, le 11 mai 1924 dans la même circonscription, où il obtint 23.401 voix sur 44.814 suffrages exprimés, en même temps que deux de ses amis de la liste du cartel des gauches, Girard, député sortant, qui obtint 23.875 voix et Félix Gouin, qui obtint 23.870 voix.

Victor Jean s'inscrivit sous les deux législatures au groupe radical et radical-socialiste.

Secrétaire de la commission de l'assurance et de la prévoyance sociales il fut également membre de la commission de législation civile et criminelle et de la commission des douanes et des conventions commerciales.

Il déposa diverses propositions de loi, particulièrement dans le domaine social : constitution des retraites prévues par le tution des retraites prévues par, le contrat de travail ; tendant à imposer aux soumissionnaires des marchés de travaux publics passés au nom de l'Etat, des départements et des communes l'obligation de servir des allocations familiales à leur personnel ; tendant à autoriser le cumul de l'allocation d'assistance aux vieillards et la pension d'ascendant en 1923 ; édictant que la suspension collective du travail par le droit de grève ne résilie pas le contrat de travail en 1927.

Il rapporta en 1926 le projet de loi tendant à modifier la législation de la caisse nationale de retraites pour la vieillesse et de la caisse nationale d'assurance décès et fut l'auteur de nombreux rapports, au nom de la commission de législation civile et criminelle, sur des projets de ratification de diverses conventions judiciaires.

S'intéressant également aux problèmes agricoles, il demanda à interpeller le gouvernement sur la crise de la viticulture française et les mesures aptes à y remédier.

Victor Jean porta également son attention sur les problèmes extérieurs, puisqu'il demanda à interpeller le gouvernement sur les conditions politiques et militaire de son action au Maroc.

Victor Jean, par la diversité de ses préoccupations et l'ampleur de son activité pendant deux législatures semblait avoir bien rempli la promesse faite à ses électeurs en 1919 «d'apporter à l'exercice du mandat redoutable qu'il sollicitait le meilleur de lui-même ».

Peut-être n'avait-il cependant pas obtenu sur le plan local les heureux résultats de son activité aurait dû produire. Ce fut en tout cas le reproche que formula contre lui aux élections générales de 1928 son adversaire socialiste Sixte Quenin, ancien député. Ce dernier se prononçait également contre la politique radicale menée depuis 1924, que Victor Jean avait soutenue. Sixte Quenin fut élu au deuxième tour de scrutin avec 9.587 voix contre 8.118 voix à Victor Jean, qui était cependant arrivé en tête au premier tour.

Victor Jean ne se représenta pas aux élections suivantes.



Né le 16 novembre 1874 à Arles (Bouches-du-Rhône)

Décédé le 19 mars 1953 à Rabat (Maroc)

Député des Bouches-du-Rhône de 1919 à 1928

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 2020)

Retiré à Rabat, Victor Jean y meurt, le 19 mars 1953, à l'âge de 78 ans.



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