Henri Ferron de La Ferronnays

1842 - 1907

Informations générales
  • Né le 15 septembre 1842 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 25 septembre 1907 à Saint-mars-la-jaille (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 25 septembre 1907
Département
Loire-Inférieure

Biographies

Député depuis 1885, né à Paris le 15 septembre 1842, est le neveu de Charles Marie Auguste Ferron qui fut député en 1847, le petit-fils de l'ancien ministre des affaires étrangères, et le fils de M. de la Ferronnays qui fut officier de marine et resta l'ami le plus fidèle et le plus dévoué du comte de Chambord.

Ses études terminées, M. Henri-Marie-Auguste de la Ferronnays s'engagea au 9e d'artillerie (1861), passa bientôt dans l'artillerie de la garde, et entra à Saint-Cyr en 1863, avec le n° 25. Il en sortit, deux ans après, comme sous-lieutenant au 7e cuirassiers, passa à l'école d'application de l'état-major, puis, sur sa demande, fut détaché à la légion d'Antibes destinée à remplacer à Rome le corps français d'occupation. Lieutenant à ce corps (1867), puis capitaine adjudant-major, il fit toute la campagne de 1867 dans les Etats pontificaux, rentra comme sous-lieutenant au 7e cuirassiers dans l'armée française en 1870, et se distingua dans les combats autour de Metz, notamment à Rezonville, où il fut mis à l'ordre du jour. La capitulation de Metz l'envoya prisonnier en Silésie.

Au retour, il rentra au 7e cuirassiers à Niort (mars 1871), fut envoyé, l'année suivante, à Berlin comme second attaché militaire, passa lieutenant (1872), et fut décoré (1873). Il resta à Berlin jusqu'en 1875, à son retour fut nommé capitaine au 3e dragons, passa au 15e, et fut envoyé comme attaché militaire d'abord à Berne, puis à Londres. En 1880, il fut délégué comme commissaire à la conférence de Berlin pour la délimitation des frontières gréco-turques. Il allait passer chef d'escadrons lorsque son intervention en faveur des Trappistes de la Meilleraye (Loire-Inférieure), lors de l'exécution des décrets d'expulsion, l'obligea à donner sa démission (novembre 1880).

Conseiller général de la Loire-Inférieure pour le canton de Saint-Mars-la-Jaille depuis 1876, et maire de cette commune, il fut porté, aux élections générales du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice de la Loire-Inférieure, et élu, le 8e sur 9, par 70,144 voix sur 121,474 votants et 165,624 inscrits. Il s'inscrivit à l'Union des droites et à la droite, fut choisi comme secrétaire de ce dernier groupe, prit surtout la parole sur les questions militaires et maritimes, dans la discussion du budget des affaires étrangères, sur la réglementation de la pêche au saumon, l'assainissement de Paris, contre la nouvelle loi militaire (juin 1887), et vota, tant sur les questions coloniales et scolaires que sur les questions de politique intérieure et extérieure, contre les ministères opportunistes ou radicaux qui se succédèrent. Dans la dernière session, M. de la Ferronnays s'est prononcé :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

Chevalier de la Légion d'honneur et de Saint-Grégoire-le-Grand, commandeur du Christ de Portugal, de l'ordre de Pie IX, du Danebrog, etc.


Né le 15 septembre 1842 à Paris, mort le 25 septembre 1907 à Saint-Mars-la-Jaille (Loire-Inférieure).

Député de la Loire-Inférieure, de 1885 à 1907. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 632).

Réélu sans concurrent en 1889 avec 8.916 voix sur 10.028 votants, il ne s'inscrit à aucun groupe et se veut « conservateur indépendant ». Membre de nombreuses commissions parmi lesquelles celles de l'armée semble plus particulièrement retenir son attention, il fait preuve d'une importante activité. Il dépose tout d'abord plusieurs propositions de loi : ainsi une première relative à la protection du vignoble français, une seconde relative au régime juridique de l'Algérie, une troisième tendant à modifier certains articles du règlement de la Chambre. Il est ensuite rapporteur d'un certain nombre d'autres textes dont l'un relatif aux nominations ou promotions dans l'ordre de la Légion d'honneur, un autre sur le recrutement dans l'armée tendant à diminuer les charges des familles nombreuses. Il intervient enfin fréquemment dans les discussions notamment lorsqu'elles touchent aux problèmes militaires, aux problèmes scolaires, voire économiques.

Sa position locale reste très forte et, en 1893, il est une nouvelle fois élu sans concurrent avec 8.360 voix sur 9.201 votants. Il appartient de nouveau à la commission de l'armée. Mais son activité à la Chambre devient un peu moins intense. Rapporteur de divers projets de loi, il propose aussi la création d'une commission chargée d'examiner toutes les réformes judiciaires nécessaires. Il prend part à la discussion des budgets de 1897 et 1898.

A cette date, il se présente aux élections comme «conservateur catholique ». Fidèle à son programme initial, il met l'accent dans sa « circulaire » sur la « nécessaire défense des droits sacrés des parents » et demande une modification de toutes les lois scolaires qui s'opposent au libre développement de l'enseignement chrétien. Il est protectionniste sur le plan économique ; il souhaite aussi un allégement du service militaire. Il est élu au premier tour mais moins brillamment qu'en 1889 et 1893 : 6.613 voix se portent sur son nom contre 5.720 à M. Maes, « républicain rallié ».

A la Chambre, il dépose plusieurs propositions de loi dont l'une tendant à la publication des programmes électoraux des députés. Il prend part à la discussion d'un projet de loi autorisant le Gouvernement à appliquer le tarif minimum aux produits italiens. Il intervient dans la discussion de -chaque budget et ainsi en 1899 soutient un amendement de l'abbé Lemire tendant à augmenter le chapitre des pensions et secours ecclésiastiques. Il est entendu, enfin, dans la discussion de la proposition de loi d'Alexandre Zevaès sur le repos hebdomadaire.

En 1902, son élection redevient très brillante : il obtient 9.488 voix contre 66 à Devernay. Il préside le 7e Bureau. Il est l'auteur d'une proposition de résolution tendant à modifier le règlement de la Chambre. Mais l'essentiel de ses interventions est consacré à la défense de l'école chrétienne. Ainsi dans la discussion du projet de loi concernant les demandes en autorisation formées par les congrégations enseignantes. Il demande aussi un scrutin public à la tribune lors de la discussion du projet de loi portant suppression de l'enseignement congrégationaliste. Il intervient dans l'interpellation sur la protestation du Saint-Siège contre le voyage à Rome du Président de la République. Il prend part enfin à la discussion du projet et des propositions de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

Elu président du Conseil général pendant la législature, il se présente à nouveau en 1906. Il obtient 9.442 voix contre 92 à son concurrent, Lesur. Mais il ne siégera que peu de temps à la Chambre ; il meurt en effet le 25 septembre 1907 à Saint-Mars-la-Jaille. Son fils lui succède après l'élection partielle du 24 novembre 1907.