Edouard Tirel de La Martinière

1849 - 1918

Informations générales
  • Né le 17 février 1849 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 14 avril 1918 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Manche
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Manche

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 17 février 1849, il fit ses études de droit à Paris, fut, en 1870, lauréat de la faculté, et, au moment de la guerre, s'engagea dans les gardes mobiles de la Manche où il fut nommé capitaine.

Docteur en droit après la guerre, il entra au Conseil d'Etat en février 1873, ayant été reçu auditeur au concours, le 6e sur 20. Nommé, deux mois après (avril), chef du cabinet du sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur, il passa bientôt chef-adjoint du cabinet du ministre, chargé de la direction du personnel, et échangea ces fonctions, le 16 avril 1874, contre celles de chef du cabinet du vice-président du conseil des ministres. Rentré au conseil d'Etat en mars 1875, il devint, en 1877, substitut du procureur de la République près le tribunal de la Seine, jusqu'à sa révocation (juillet 1879).

Nommé, peu après, maire de Vindefontaine (Manche), puis président du comice agricole de la-Haye-du-Puits et de Leffay, il se porta candidat à la députation aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice de la Manche, et fut élu, le 2e sur 8, par 58 067 voix sur 109 795 votants et 139 724 inscrits. Il prit place au centre droit, combattit la politique intérieure et extérieure des ministres républicains, se prononça contre l'expulsion des princes,

et, dans la dernière session:

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.



Né le 17 février 1849 à Rennes (Ille-et-Vilaine), mort le 14 avril 1918 à Paris.

Député de la Manche de 1885 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 300, à MARTINIÈRE.)

Réélu dans la 2e circonscription de Coutances en 1889 par 6.230 voix contre 5.591 à son concurrent Regnault, il continua à siéger au centre droit, participa aux travaux de diverses commissions notamment celles qui étudièrent les textes sur la réglementation des Halles centrales, le remboursement des valeurs mobilières, l'ouverture d'un crédit pour la Compagnie du canal de Panama.

En 1892, il fut élu président de la commission d'intérêt local. Pendant toute cette législature son activité se développa principalement dans les directions qu'il avait indiquées dans sa profession de foi : défense des intérêts agricoles et rétablissement de l'équilibre budgétaire.

Ainsi il déposa une proposition tendant à ouvrir un crédit de 20 millions de francs pour affecter des prêts aux petits cultivateurs pour l'achat de fourrage, intervint dans la discussion du projet de loi portant ouverture de crédits supplémentaires pour venir en aide aux cultivateurs éprouvés par la sécheresse.

Dans le domaine des finances publiques, il déposa un projet de résolution tendant à modifier le règlement pour permettre aux députés d'assister aux séances de la commission du budget, il prit part à la discussion du projet de loi concernant les contributions directes, de la proposition de loi tendant à accorder dans certaines conditions remise de l'impôt foncier sur la propriété non bâtie et, lors de l'examen du budget de 1894, déposa une motion tendant à inviter la commission du budget à soumettre à la Chambre les propositions nécessaires au rétablissement de l'équilibre du budget.

Il ne devait pas se représenter en 1893 et fut d'ailleurs remplacé au Parlement par son concurrent malheureux aux précédentes élections.

Il continua à siéger au Conseil général jusqu'en 1898 et conserva la mairie de Vindefontaine jusqu'en 1905.

Il mourut le 14 avril 1918 à Paris, à l'âge de 69 ans ; il était chevalier de la Légion d'honneur.