Antoine, Jean-Louis de Lanessan

1843 - 1919

Informations générales
  • Né le 13 juillet 1843 à Saint-andré-de-cubzac (Gironde - France)
  • Décédé le 7 novembre 1919 à Ecouen (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 20 avril 1891
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Rhône
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Rhône
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Gauche démocratique

Biographies

Député de 1881 à 1889, né à Saint-André-de-Cubzac (Gironde) le 13 juillet 1843, d'une famille d'origine bretonne établie en Gascogne, il commença sa médecine à Bordeaux, et alla ensuite à l'Ecole navale de Rochefort d'où il sortit aide-médecin. Il fit en cette qualité quatre ans de séjour en Afrique et quatre en Cochinchine, et donna sa démission au début de la guerre de 1870 parce qu'on lui refusa un poste sur l'escadre de la Baltique.

Chirurgien-major des mobilisés de la Charente-Inférieure en 1870-1871, il fut reçu docteur en 1872, agrégé d'histoire naturelle médicale en 1876, suppléa d'abord le professeur Baillon, puis fit le cours de zoologie à la faculté de médecine de Paris. Il collaborait en même temps à la Revue internationale des sciences biologiques. Sur ces entrefaites, il entra dans la politique, fut, comme candidat autonomiste, élu conseiller municipal du quartier de la Monnaie à Paris en 1879, et réélu le 9 janvier 1881. Il fit ses débuts dans la presse républicaine, vers la même époque, au journal le Réveil social. Il appuya la pétition de Rochefort pour élever un monument aux combattants de la Commune et contribua au maintien de la subvention de la ville pour le Grand-Prix de Paris.

Elu, le 21 août 1881, député de la 2e circonscription du 5e arrondissement de Paris, par 3 574 voix (7 237 votants, 10 114 inscrits), contre 2 574 voix à M. Collin et 281 à M. Piéron, il fonda (octobre) le journal le Réveil qu'il quitta, en février 1882, pour prendre la direction de la Marseillaise, qu'il ne garda que peu de temps. A la Chambre, il siégea d'abord à l'extrême gauche, prit part à toutes les discussions relatives aux questions d'enseignement primaire et secondaire, fut rapporteur du budget de la marine et des colonies et du projet de loi relatif aux crédits de l'expédition de Madagascar, fit partie des commissions d'assainissement de la Seine, de l'enquête sur l'agriculture et l'industrie, des octrois, et fut délégué pour étudier en France et chez nos voisins les conditions du travail. Ses anciennes fonctions de médecin de marine et ses séjours aux colonies lui donnèrent une compétence spéciale dans les questions coloniales. Ses idées politiques ayant subi alors une « évolution » notable, il se rapprocha de l'Union républicaine et des opportunistes.

Porté, le 18 octobre 1885, sur la liste de concentration républicaine de la Seine, il fut élu, au 2e tour, le 8e sur 34, par 287 890 voix (416 886 votants, 564 338 inscrits), devint peu après sous-secrétaire d'Etat aux colonies, et contribua à faire voter les crédits du Tonkin. Il reçut (1886) une mission officielle pour visiter nos divers établissements coloniaux : le résultat de ce voyage a été publié par M. de Lanessan sous le titre les Colonies françaises. Siégeant à l'extrême gauche, mais en indépendant, il soutint les ministères républicains au pouvoir, adressa au gouvernement (mars 1886), lors de la première discussion sur l'expulsion des princes, une interpellation de complaisance qui amena le vote d'un ordre du jour de confiance par 347 voix contre 109 ; se plaignit (février 1888) d'abus administratifs dans l'Annam, et fit rejeter, involontairement, à égalité de voix, 256 contre 256, le crédit de 20 millions demandé pour le Tonkin ; la Chambre, sur l'intervention de M. Tirard, président du Conseil, revint dès le lendemain sur sa première détermination, et vota un crédit de 19 800 000 francs, par 264 voix contre 256. En dernier lieu, M. de Lanessan s'est prononcé :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse.

Il s'est abstenu sur les poursuites contre le général Boulanger.

On a de lui:

- le Protoplasma végétal, thèse inaugurale (1876) ;
- Traité de zoologie médicale (3 volumes) ;
- le Transformisme, évolution de la matière et des êtres vivants (1879) ;
- Traité de zoologie (le 1er fascicule, les Protozoaires, a seul paru) ;
- Botanique (1882, dans la Bibliothèque des sciences contemporaines) ;
- Flore de Paris (1884) ;
- Manuel de zootomie, traduit de Massicovics (1881) ;
- l'Expansion coloniale de la France (1886) ;
- la Tunisie (1887) ;
- l'Indo-Chine (1889), etc.

Né le 13 juillet 1843 à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), mort le 7 novembre 1919 à Ecouen (Seine-et-Oise).

Député de la Seine de 1881 à 1891. Député du Rhône de 1898 à 1906.
Député de la Charente-Inférieure de 1910 à 1914.
Ministre de la Marine du 22 juin 1899 au 4 juin 1902.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 574.)

En 1889, il fut élu au second tour, le 6 octobre, avec 4.875 voix sur 9.422 votants. Au premier tour, le 22 septembre, il avait obtenu 2.340 voix, précédé par Lenglé qui en avait 3.880. Il était candidat du comité républicain démocratique radical anti-boulangiste et du comité républicain des travailleurs industriels et commerçants. Il demandait notamment la révision démocratique de la Constitution, la suppression du Sénat. Membre de la commission des patentes, d'une commission spéciale chargée d'examiner les problèmes de la marine, il déposa quelques propositions de loi. Il démissionna le 20 avril 1891 : il avait été nommé gouverneur de l'Indochine.

Il ne se représenta pas aux élections de 1893. Il fut candidat à Bordeaux le 21 février 1897 mais n'obtint que 3.578 voix contre 5.559 pour Chiché. Mais il fut élu dans la 1re circonscription de Lyon le 22 mai 1898 avec 4.149 voix sur 8.570 votants, précédant seulement de quelques voix le général Voisin (4.127 voix), qui avait d'ailleurs eu plus de voix que lui au premier tour, le 8 mai (3.637 contre 2.360 pour Lanessan). Il s'était présenté comme républicain radical.

A la Chambre il devint membre de la commission des crédits, de la commission des colonies - dont il fut vice-président - et de celle de l'enseignement. Nommé ministre de la Marine le 22 juin 1899, il prit notamment part à la discussion du projet de loi sur l'organisation de l'armée coloniale.

Le 27 avril 1902, toujours dans la même circonscription de Lyon, il l'emporta dès le premier tour cette fois, avec 4.786 voix sur 9.291 votants. Il devint membre de la commission de la marine. Il suivit d'une façon générale la politique du bloc républicain, tout en se joignant parfois aux radicaux dissidents qui combattirent le ministère Combes. En 1904, il prit la direction du journal Le Siècle.

Battu à Lyon en 1906 - avec seulement 1.657 voix sur 9.065 votants - il fut élu député de la Charente-Inférieure le 8 mai 1910, dans la circonscription de Rochefort, avec 7.562 voix sur 14.676 votants ; au premier tour il avait obtenu 6.894 voix sur 14.538 votants.

Il devint membre de la commission d'assurance et de prévoyance sociales. Il déposa notamment plusieurs propositions de résolution relatives à l'organisation de la défense maritime de la France et au renforcement de la flotte.

Devancé au premier tour des élections de 1914, le 26 avril - 3.680 voix pour lui contre 4.068 à Pouzet - il fut battu au second tour avec seulement 5.798 voix contre 8.456 à son adversaire.
Il mourut à Ecouen, près de Paris, le 7 novembre 1919 à l'âge de 76 ans.
Il avait publié de nombreux ouvrages parmi lesquels on peut citer :

- La lutte pour l'existence et l'évolution des sociétés (1903),
- La concurrence sociale et les devoirs sociaux (1904),
- La morale des religions (1905),
- Histoire de l'Entente cordiale (1912),
- Les emprises germaniques et la politique de la force (1915).


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