Francis Laur

1844 - 1934

Informations générales
  • Né le 5 septembre 1844 à Nevers (Nièvre - France)
  • Décédé le 26 mai 1934 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Loire
Groupe
Républicain progressiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 17 décembre 1889
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 16 février 1890 au 14 octobre 1893
Département
Seine

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Nevers (Nièvre) le 5 septembre 1844, il fut élève de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne, devint ingénieur civil des Mines, et débuta de bonne heure dans la politique, ayant été nommé, comme républicain, conseiller général du canton de Duvivier (Algérie) en 1869.

Au 4 septembre, sous l'administration de M. Gent, il devint commandant du génie et commissaire spécial du gouvernement de la défense nationale à Marseille. Après la guerre, il s'occupa de questions minières et économiques, fut ingénieur de la société de la Vieille-Montagne, fonda et dirigea le journal : l'Ecole des Mines et de la métallurgie et s'occupa de la publication d'un grand ouvrage industriel sur les Mines et les usines.

Conseiller municipal de Saint-Etienne en 1881 et adjoint au maire de cette ville en 1884, il fut porté sur la liste dite de concentration républicaine de la Loire et fut élu député, au second tour, le 18 octobre 1885, le 9e et dernier, par 62,575 voix (116,857 votants, 151,072 inscrits); il prit place à gauche, parmi ceux que préoccupait le mouvement social, et débuta en protestant contre l'inexécution des règlements concernant la sécurité publique, à propos de l'assassinat du préfet de l'Eure, M. Barême.

Rédacteur à la France, il y commença sa campagne : « la mine aux mineurs », taudis qu'il déposait à la Chambre un certain nombre de propositions qui ne furent point accueillies comme il le désirait: paie par huitaine, insaisissabilité des salaires, réforme du régime minier par la possession du droit de mine pour celui qui la trouve, etc. Lors de la grève de Decazeville (avril 1886), il offrit son arbitrage, qui, accepté par les mineurs, fut décliné par la compagnie.

M. Laur s'était déjà rallié complètement à la politique révisionniste du général Boulanger, lorsqu'en juillet 1886, parurent dans la France deux lettres de Clermont-Ferrand, signées XX., où il était parlé des sollicitations dont le général Boulanger aurait été l'objet, en vue d'un coup d'Etat, tant de 94 généraux d'une part, que, d'autre part, d'une délégation de la droite de la Chambre. M. Laur, reconnu comme l'auteur de ces lettres, fut beaucoup moins précis lorsqu'on lui demanda des noms; il ne put nommer aucun général, et, en fait de délégué des droites, ne cita que M. Delafosse (Voy. ce nom). Ce fut au milieu de l'indifférence de la Chambre qu'il dénonça plus tard à la tribune l'accaparement des cuivres qui devait aboutir au krach de la Société des métaux et du Comptoir d'Escompte, Au moment de l'incident Sclmæbelé, il publia dans la France sa Guerre en Europe qui fit plus de bruit à l'étranger qu'en France.

Avec MM. Laisant, Naquet et Laguerre, il alla soutenir la candidature du général Boulanger dans le département du Nord (3 avril 1888), devint membre du comité républicain national et mena activement la campagne boulangiste dans la France et dans la Presse, jusqu'aux élections de 1889. En dernier lieu, M. Laur s'est abstenu sur le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), et s'est prononcé

- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

On a encore de lui : Géodésie pratique (1855, 2 volumes).

Né le 5 septembre 1844 à Nevers (Nièvre), mort le 26 mai 1934 à Paris.

Député de la Loire de 1885 à 1889. Député de la Seine de 1889 à 1893. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 626.)

Boulangiste révisionniste, Francis Laur abandonne la Loire pour la 3e circonscription de Saint-Denis, dans la Seine, où il l'emporte au scrutin de ballottage, le 6 octobre 1889, par 10.724 voix sur 19.558 votants contre 8.359 à Antoine, ex-député de Metz, républicain. Son élection est invalidée le 17 décembre 1889. Mais comme toujours en pareil cas, le verdict populaire maintient sa préférence en l'amplifiant puisque cette fois-ci, le 16 février 1890, il est réélu dès le premier tour par 10.191 voix contre 4.953 à Lissagaray, sur 18.874 votants.

Il continue de s'intéresser aux questions qui l'ont passionné toute sa vie : révision du Code minier, éclairage des mines grisouteuses, interpellant le gouvernement sur les responsabilités des derniers accidents des mines et sur la nécessité d'organiser un service spécial du grisou en France.

Mais aucun sujet ne le laisse indifférent puisqu'il envisage le rachat du réseau de la compagnie des chemins de fer de l'Ouest sans avances de l'Etat ou l'établissement d'un impôt général sur le revenu. Il interpelle le gouvernement sur le monopole de la maison Hachette dans les bibliothèques des chemins de fer ; sur les mesures que le garde des Sceaux et le ministre des Finances comptent prendre pour empêcher le retour de crises financières en France et demande à interpeller le ministre de la Justice sur l'accaparement des pétroles en France ; les ministres des Travaux publics et de l'Intérieur sur les mesures qu'ils comptent prendre pour assurer le transport de la population parisienne laborieuse par les voitures-omnibus. Il prend également part à la discussion de projets de loi relatifs, l'un à l'établissement du tarif général des douanes, l'autre à la liquidation de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama.

Partisan actif du général Boulanger, il produit de fréquentes et violentes sorties contre la majorité. Le 10 janvier 1892, il attaque le ministre de l'Intérieur, Ernest Constans, à la tribune et le frappe. Il passe en correctionnelle pour voie de faits, mais le ministre est renvoyé des fins de la plainte, faute d'autorisation de poursuites.

Francis Laur ne se représente pas aux élections législatives de 1893 et se consacre aux affaires industrielles.

Il continue de publier des ouvrages sur les sujets qui lui ont toujours tenu à cœur : Les mines et usines en 1889; Les mines et usines au XXe siècle ; De l'accaparement.

Il mourut nonagénaire le 26 mai 1934 à Paris ; il était médaillé de 1870.


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