Jean-Toussaint Malaspina

1853 - 1904

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1853 à Belgodère (Haute-Corse - France)
  • Décédé le 28 février 1904 à Saint-cloud (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Corse
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 28 février 1904
Département
Corse
Groupe
Gauche démocratique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 9 novembre 1853 à Belgodère (Corse), mort le 28 février 1904 à Saint-Cloud (Seine-et-Oise).

Député de la Corse de 1898 à 1904.

Propriétaire et publiciste, Malaspina était vice-président du Conseil général de la Corse depuis 1895 lorsqu'il se présenta aux élections législatives. Pendant la période boulangiste il avait été membre du comité directeur des Droits de l'homme à Paris. Il collaborait également à la Revue politique et littéraire.

Il fut élu député le 8 mai 1898, par 3.179 voix contre 2.479 à Sébastien Gavini, député sortant, républicain. Son programme d'action était essentiellement local : communications rapides et bon marché avec le continent et assainissement des plaines corses.

A la Chambre, il s'inscrivit au groupe de la gauche démocratique et vota pour l'investiture du gouvernement Waldeck-Rousseau le 22 juin 1899. Il fit partie de diverses commissions mais son activité reste modérée. Il prit la parole lors de la discussion du projet de loi réorganisant les services postaux entre la Corse et le continent, pour souhaiter que le projet débouche rapidement sur un service quotidien.

Réélu le 27 avril 1902 par 3.749 voix contre 1.180 à Buonacorsi, il promettait à ses électeurs de chercher à développer les moyens de parvenir à une véritable expansion de la Corse. Membre de la commission relative au régime du Gaz de Paris, de la commission de l'armée, de celle de l'hygiène, de la commission d'étude pour la reconstruction de la salle des séances de la Chambre, il n'en poursuivit pas moins son action en faveur de son département d'origine : il déposa une proposition de loi tendant à indemniser les victimes des gelées des mois de mars et avril 1903 dans le département de la Corse.

Il mourut subitement le 28 février 1904, alors âgé de 50 ans, dans sa maison de Saint-Cloud, près de Paris.