Louis, Antoine, Ulysse, Miranda Malzac

1850 - 1925

Informations générales
  • Né le 13 août 1850 à Vezenobres (Gard - France)
  • Décédé le 5 avril 1925 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 4 mars 1894 au 31 mai 1898
Département
Gard
Groupe
Républicain radical

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 août 1850 à Vézénobres (Gard), mort le 5 avril 1925 à Paris (8e). Député du Gard de 1894 à 1898.

Ancien notaire, Miranda Malzac était juge suppléant au tribunal civil d'Alais lorsqu'il fut élu député du Gard, en 1894. Ce succès intervenait après une série de trois échecs.

Devenu maire d'Alais en 1878, à l'âge de 28 ans, il s'était porté candidat à l'occasion d'une élection législative partielle organisée dans la 2e circonscription de cette ville en 1881. Il fut battu par Desmons, pasteur de l'église réformée. Ayant fait, dans la même circonscription, deux autres tentatives malheureuses lors des élections générales de 1881 et 1885, il s'abstint en 1889 et 1893. Il conquit son siège à l'occasion de l'élection partielle organisée les 18 février et 4 mars 1894 en vue de pourvoir au remplacement de Desmons qui, élu sénateur le 7 janvier 1894, avait démissionné de son mandat de député. Il l'emporta au scrutin de ballottage avec 4.917 voix sur 13.471 votants, ses deux adversaires, Gaussorgues, radical-socialiste, et Devèze, socialiste, recueillant respectivement 4.890 et 3.598 suffrages.

Il s'était présenté en qualité de démocrate radical, partisan de la séparation des Eglises et de l'Etat et de l'impôt sur le revenu ; il souhaitait que « dans les relations du capital et du travail, la participation des ouvriers et des employés aux bénéfices soit posée comme une règle absolue ».

Il s'inscrivit au groupe républicain radical. Auteur de plusieurs propositions de loi tendant à favoriser le développement de l'enseignement public et à transformer certains impôts directs, il prit part à la discussion des projets de loi concernant la réforme de l'impôt sur les boissons et les encouragements spéciaux à donner à la sériciculture et à la filature de la soie.

Lors des élections générales de 1898, il sollicita le renouvellement de son mandat : ayant recueilli au premier tour de scrutin 2.804 voix sur 14.392 votants, il n'arriva qu'en troisième position, après Gaussorgues et Devèze et il se retira avant le second tour.

Il ne devait plus faire acte de candidature.

Il mourut le 5 avril 1925, à Paris, à l'âge de 75 ans.