Auguste, Ambroise, Joseph Mas

1854 - 1908

Informations générales
  • Né le 28 mai 1854 à Prades (Pyrénées-Orientales - France)
  • Décédé le 27 août 1908 à Marquixanes (Pyrénées-Orientales - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Hérault
Groupe
Radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 28 mai 1854 à Prades (Pyrénées-Orientales), mort le 27 août 1908 à Marquixanes (Pyrénées-Orientales).

Député de l'Hérault de 1902 à 1906.

Auguste Mas fit ses études au lycée de Toulouse où il remporta les prix d'honneur en rhétorique et en philosophie, puis à Paris au collège Sainte-Barbe et au lycée Louis-le-Grand. Licencié ès lettres en 1877, puis agrégé en 1883, il fut professeur de rhétorique successivement aux lycées d'Orange, Avignon, Chambéry, Nîmes, puis Montpellier où il épousa la fille du chimiste Chancel, ancien recteur de l'Université de Montpellier.

Sa carrière parlementaire fut précédée d'une longue période d'activités locales : conseiller général de Béziers de 1886 à 1892, membre du conseil d'arrondissement de Montpellier et président de cette assemblée de 1895 à 1901, il fut, à compter de 1902, conseiller municipal de Montpellier et deuxième adjoint au maire, délégué à l'Instruction publique et aux Beaux-arts. En cette qualité, il s'occupa de la réorganisation du musée, de l'école des Beaux-arts et du développement des écoles laïques. Il fut l'un des créateurs de l'Université de Montpellier, où il fit de nombreuses conférences. Il a représenté au conseil académique la ville de Montpellier d'abord, puis ses collègues agrégés qui l'élurent à la quasi-unanimité.

Il fut élu de justesse député de la 1er circonscription de Montpellier, nouvellement créée, aux élections législatives de 1902, obtenant au second tour 7.982 voix contre 7.869 à Castets, doyen de la Faculté des lettres, candidat libéral, sur 15.989 votants.

Membre du groupe radical-socialiste de la Chambre, il a fait notamment partie de la commission du travail et de celle des affaires extérieures, des protectorats et des colonies. Il s'intéressa particulièrement aux problèmes du monde du travail et rapporta plusieurs propositions et projets de loi relatifs : à la protection du travail national, aux agents des chemins de fer, à l'organisation de la juridiction d'appel des conseils de prud'hommes, au chômage et à la crise du travail rural ainsi qu'au service des employés subalternes de l'Etat.

Il fut également rapporteur du projet de résolution d'Edouard Vaillant tendant à déclarer qu'il y a lieu de réviser la Constitution et d'instituer le droit d'initiative populaire et le référendum obligatoire.

Il n'obtint en 1906 que 4.235 voix contre 8.304 à Pierre Leroy-Beaulieu, élu dès le premier tour.

Auguste Mas est décédé le 27 août 1908 à Marquixanes, à l'âge de 54 ans. Il était officier de l'Instruction publique depuis 1898.


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