Paul Maulion

1875 - 1946

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1875 à Poitiers (Vienne - France)
  • Décédé le 28 janvier 1946 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Morbihan
Groupe
Parti radical et radical socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1933 au 1er janvier 1941

Biographies

Né le 1er juillet 1875 à Poitiers (Vienne).

Député du Morbihan de 1919 à 1924.
Sénateur du Morbihan de 1933 à 1941.

Avocat à la cour d'appel, Louis Maulion fut maire de Mauron (Morbihan). Conseiller général du Morbihan, il se présenta au renouvellement législatif de 1914 dans la 1re circonscription de Pontivy : il obtint 7.214 voix contre 7.232 à Espivent de La Villeboisnet qui fut élu. Maulion voulut contester ce résultat mais retira sa demande d'invalidation, le 13 janvier 1915, dans un esprit d'union sacrée.

Démobilisé, il fut candidat à la députation aux élections générales du 16 novembre 1919 et élu en tête de la liste d'union républicaine par 50.221 voix sur 107.245 votants. Il se représenta le 11 mai 1924. Il obtint 44.561 voix et ne fut pas réélu.

Il s'inscrivit au groupe du parti radical et radical-socialiste et fut membre de la commission du commerce et de l'industrie, de la commission du suffrage universel et de la commission des affaires étrangères.

Auteur de nombreuses propositions de loi et propositions de résolution concernant notamment la situation matérielle des magistrats, la réforme de l'organisation judiciaire et la réduction du nombre des membres des deux chambres, il déposa des amendements et prit part à la discussion de divers budgets.

Il fut élu sénateur du Morbihan le 11 janvier 1933, au deuxième tour de scrutin, par 535 voix sur 1.034 votants. Inscrit au groupe de la gauche démocratique, il fut vice-président de la commission d'administration générale, départementale et communale et membre de la commission de législation civile et criminelle. Rapporteur général de la commission de la réforme de l'Etat, il fit partie de la Cour de justice.

Il déposa un grand nombre de rapports sur des propositions et des projets de loi concernant principalement : le règlement du prix de vente des fonds de commerce ; la liberté de la presse ; l'institution, l'organisation et le fonctionnement d'un Conseil national économique ; l'octroi de délais aux commerçants, industriels et artisans.

Il fut l'auteur de propositions de loi se rapportant à la charte des droits et des devoirs du travail ; à la protection de l'épargne ; aux attributions des pouvoirs publics en vue d'assurer l'assainissement des immeubles et la reprise de la construction.

Il prit part notamment : en 1933, à la discussion du projet de loi sur le marché du blé ; en 1934, à la discussion du projet de loi relatif à la suppression du privilège de juridiction et à la discussion de la proposition de résolution tendant à la nomination d'une commission de réforme de l'Etat.

Il intervint aussi en 1935 sur le projet de loi se rapportant au règlement du prix de vente des fonds de commerce et au sujet des projets de loi sur les ligues.

Il se fit entendre en 1936 dans la discussion générale du projet de loi sur la réforme des finances départementales et communales et en 1937 dans la discussion générale du projet de loi relatif aux procédures de conciliation et d'arbitrage dans les conflits collectifs du travail.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota pour les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.

Il était officier de la Légion d'honneur et titulaire de la croix de guerre.




Né le 1er juillet 1875 à Poitiers (Vienne)
Décédé le 28 janvier 1946 à Paris (16ème)

Député du Morbihan de 1919 à 1924
Sénateur du Morbihan de 1933 à 1941

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VII, p. 2410)

A la Libération, Louis Maulion est exclu du parti radical en raison de son vote positif au projet de loi constitutionnelle le 10 juillet 1940.

Retiré de la vie politique, il meurt le 28 janvier 1946 à Paris.


MAUPEOU