Jacques Millot

1907 - 1963

Informations générales
  • Né le 21 août 1907 à Séry-lès-mézières (Aisne - France)
  • Décédé le 21 mars 1963 à Rambouillet (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 mai 1960 au 9 octobre 1962
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union pour la nouvelle République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 21 mars 1963
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Union pour la nouvelle République-UDT

Biographies

Biographie de la Ve République

MILLOT (Jacques, Pierre, Paul)
Né le 21 août 1907 à Séry-lès-Mézières (Aisne)
Décédé le 21 mars 1963 à Rambouillet (Yvelines)

Député du Maine-et-Loire de 1960 à 1963

Jacques Millot est né en Picardie en août 1907, d’une famille de meuniers et d’agriculteurs, qui est repliée dans l’Ouest, à Pontivy, au cours de la Première guerre mondiale. Il suit sa scolarité au lycée de Pontivy puis au lycée David d’Angers, et obtient ensuite une licence en droit à l’université catholique de l’Ouest. Après l’école des officiers de réserve en 1928, il fait son service à l’école de cavalerie de Saumur. Avocat à la Cour d’Angers à partir de 1929, il épouse en 1933 Mlle Suzanne Evers, fille d’un photographe angevin de renom et elle-même avocate, avec qui il élève huit enfants. Il enseigne à partir de 1937 à l’école de notariat. Mobilisé en 1939, le lieutenant de réserve rejoint le premier régiment d’automitrailleuses, où il fait fonction de capitaine, et commande le cinquième escadron lors de l’attaque allemande du 10 mai 1940. Son engagement lui vaudra la Croix de guerre. Prisonnier pendant un an en Allemagne, il est libéré en 1941 en raison de ses charges de famille. De retour à Angers, il s’engage alors dans l’aide aux prisonniers de guerre, dont il préside en 1945 l’association départementale d’accueil. Dans l’intervalle, il entre à l’université catholique d’Angers, où il enseigne le droit civil jusqu’à sa mort. Il est membre du Conseil de l’Ordre en 1945.
Aux élections municipales de 1953, le maire d’Angers Victor Chatenay conduit une liste de RPF et de personnalités extérieures sur laquelle figure Jacques Millot. Mais les RPF est en déclin dans le département, et doit s’allier aux élus des listes MRP et Indépendants pour conduire à nouveau aux destinées de la ville : on leur attribue la majorité des postes d’adjoints, et Jacques Millot, bien que déjà considéré par certains comme le dauphin du maire, n’a qu’un poste de conseiller. Il est bâtonnier de l’ordre des avocats de 1955 à 1957.
Le député-maire d’Angers, est nommé membre du Conseil constitutionnel le 20 février 1959. C’est alors Jacques Millot qui conduit la liste UNR aux élections municipales qui suivent. Il compose une liste avec les Indépendants, mais si elle arrive en tête au premier tour, il faut composer avec celles du MRP et avec d’autres Indépendants, qui ont déposé une liste autonome, pour fusionner en vue du deuxième tour. Ce faisant, Jacques Millot est élu maire d’Angers et gouverne avec les Indépendants conduits par Jean Turc, majoritaires, et sans les élus MRP menés par Jean Sauvage.
À l’Assemblée, le nouveau conseiller constitutionnel est remplacé par son suppléant, Jean Foyer. Lorsque ce dernier est nommé secrétaire d’État aux relations avec les États de la Communauté en février 1960, la première circonscription du Maine-et-Loire se retrouve sans représentant. Des élections partielles ont donc lieu, les 22 et 29 mai 1960, les premières de la Cinquième République, dans une circonscription composée de trois cantons et rassemblant 80 % des électeurs d’Angers. Le nouveau maire se présente sous les couleurs de l’Union nationale d’action sociale, après avoir renoncé à l’investiture UNR pour satisfaire aux exigences de ses alliés au conseil municipal. Il fait campagne sur la nécessité pour un maire de grande ville de siéger au Parlement. Arrivé en tête des sept candidats avec 33,8 % des suffrages exprimés au premier tour, il bénéficie le dimanche suivant d’un apport de 2000 voix qui lui permettent de l’emporter avec 42,9 % des suffrages exprimés face à ses trois concurrents encore en lice, à savoir un communiste, un socialiste et son adjoint à la mairie, le modéré Prosper David, soutenu par le CNI.
Jacques Millot est membre de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales et est apparenté au groupe UNR, dont il suit les consignes de vote. Il n’intervient pas au cours de cette fin de législature.
Apparenté UNR-UDT, Jacques Millot rassemble dès le premier tour 43,3 % des suffrages exprimés lors des législatives de novembre 1962. David Prosper, arrivé en deuxième position avec 18,8 % des voix, retire sa candidature et le député sortant, seul face au candidat communiste, réunit alors 71,5 % des suffrages exprimés.
Le juriste rejoint alors les rangs de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Apparenté au groupe UNR-UDT, il vote en conformité avec celui-ci tout au long de son mandat, au cours duquel il n’intervient pas en séance. Il est également membre du Conseil supérieur de l’administration pénitentiaire à partir de février 1963.
Jacques Millot est décédé le 21 mars 1963 d’un accident de la circulation, alors qu’il rentrait de Paris dans sa ville d’Angers. Il était chevalier de la Légion d’honneur, Croix de Guerre 1939-1945, Officier du Mérite de Madagascar, Médaille d’argent de droit civil et Grande médaille des Facultés libres de Droit.
Mme Suzanne Millot, sa veuve, est candidate gaulliste dissidente dans son ancienne circonscription aux élections législatives de 1967. Elle ne parvient pas à inquiéter Edgard Pisani, ministre de l’équipement, officiellement investi par le comité d’action pour la Vème République.

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