Jean-Baptiste Morel

1854 - 1927

Informations générales
  • Né le 10 octobre 1854 à Nandax (Loire - France)
  • Décédé le 7 février 1927 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Loire
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Loire
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Loire
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 16 janvier 1912
Département
Loire
Groupe
Gauche radicale

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1912 au 1er janvier 1927

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 octobre 1854 à Nandax (Loire), mort le 7 février 1927 à Paris.

Député de la Loire de 1898 à 1912.
Sénateur de la Loire de 1912 à 1927.
Ministre des Colonies du 3 novembre 1910 au 2 mars 1911, du 21 janvier 1913 au 9 décembre 1913.

Né dans le département de la Loire, Jean-Morel fut un très brillant élève de l'Ecole supérieure de pharmacie de Paris. La qualité exceptionnelle de ses études est attestée par les prix qu'il y remporta, ainsi que par les quatre médailles qu'il obtint au concours d'internat des hôpitaux de Paris.

Jean-Morel gravit successivement tous les échelons de la carrière politique. Elu conseiller d'arrondissement le 28 juillet 1889, maire de Charmieu en mai 1896, membre du Conseil général de la Loire le 9 décembre 1894 et, plus tard, président de cette assemblée, il devint député de la circonscription de Roanne le 8 mai 1898, élu au premier tour de scrutin par 9.527 voix contre 7.475 à Roux et 926 à Butty, sur 23.143 votants.

Le 27 avril 1902, il fut réélu par 10.771 voix sur 22.323 inscrits, le 10 mai 1906, au second tour, par 10.587 voix sur 23.449 inscrits et, enfin, le 24 avril 1910, par 9.650 voix sur 23.220 inscrits.

A la Chambre des députés, il participa aux travaux de nombreuses commissions, notamment de la commission des octrois, qu'il présida, et de la commission des douanes, dont il fut le rapporteur général. A ces titres, il fut amené à intervenir à l'occasion de débats concernant, en particulier, les droits d'octroi, les tarifs de chemin de fer, la décentralisation, la protection des enfants, l'hygiène publique, la recherche de paternité, les associations et congrégations, les enquêtes sur l'industrie textile, etc..

En novembre 1910, Aristide Briand, dans la formation de son second cabinet, lui confia, appréciant sa valeur, le portefeuille des Colonies, qu'il ne conservera que jusqu'au 2 mars 1911, date de la chute du ministère.

Il avait été candidat sans succès aux élections sénatoriales du 7 janvier 1906, recueillant toutefois 477 voix au deuxième tour sur 966 votants. Mais le 7 janvier 1912, au deuxième tour, par 482482 voix contre 451 à Neyret sur 960 votants, il fut élu sénateur de la Loire, en remplacement de feu Chollet. Il fut réélu le 11 janvier 1920, au premier tour, par 527 voix sur 961 inscrits, en deuxième position, et le 6 janvier 1924, par 463 voix sur 965 inscrits, également en deuxième position.

Au Sénat, l'autorité de Jean-Morel ne fit que grandir. Représentant d'une région de la France où le développement de la production industrielle avait pris depuis longtemps un remarquable essor, il se consacra tout naturellement à l'étude des problèmes économiques et commerciaux, à laquelle il apportait les ressources d'un esprit clair et précis et une conscience persévérante.

Le portefeuille des Colonies lui fut de nouveau confié dans le 3e cabinet Aristide Briand, le 21 janvier 1913. Il ne conserva son poste que jusqu'au 18 février de la même année en raison de la chute du ministère, mais, le 22 mars, Barthou, en constituant son cabinet, l'appela à ces mêmes fonctions qu'il occupa jusqu'au 2 décembre 1913.

Ses compétences en matière coloniale et douanière valurent à Jean-Morel de devenir très vite président de la commission de l'Algérie, président de la commission des douanes et des conventions commerciales de 1920 à 1925, enfin, à la commission des finances, rapporteur du budget des Colonies. Son affabilité, son libéralisme, qui n'excluaient pas une très grande fermeté d'opinions, en faisaient un président parfait.

Il rédigea de nombreux rapports concernant des suppressions d'octrois, à Lyon, Dijon, etc... et de nombreux projets de lois relatifs aux douanes. Jean-Morel ajoutait à ses titres ceux de président de la Société de géographie commerciale de Paris, de président du bureau d'études économiques créé à la présidence du Conseil de 1915 à 1918, de second délégué français à la Conférence économique de la paix, de président de la commission interministérielle des dérogations du prélèvement de 26 % de la valeur des marchandises allemandes importées en France, etc... Il était inscrit au groupe de la gauche démocratique radicale et rodicale-socialiste. Au cours des dernières années de sa vie, pour des raisons de santé, il avait dû restreindre ses activités, ne s'y résignant qu'avec peine. Frappé d'une attaque de paralysie, il décédait le 7 février 1927 à Paris sans avoir repris connaissance et ses obsèques étaient célébrées dans la Loire, à Pouilly sous Charlieu.


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