Louis Mourier

1873 - 1960

Informations générales
  • Né le 8 octobre 1873 à Vézénobres (Gard - France)
  • Décédé le 20 février 1960 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Gard
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Gard
Groupe
Parti radical et radical socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 10 janvier 1939 au 21 octobre 1945

Biographies

Né le 8 octobre 1873 à Vezenobres (Gard).

Député du Gard de 1914 à 1924.
Sénateur du Gard de 1939 à 1945.
Sous-secrétaire d'Etat chargé de l'Administration générale de l'Armée du 12 septembre au 16 novembre 1917.
Sous-secrétaire d'Etat chargé du Service de santé militaire du 5 février 1918 au 20 janvier 1920.

Louis Mourier fit ses études à la faculté de médecine de Montpellier, où il fut préparateur de physiologie après avoir obtenu le diplôme de docteur en médecine. Il exerçait à Vézenobres, son village natal, quand il fut élu au Conseil général, le 24 septembre 1905. Cette assemblée l'appela à sa présidence en 1918 ; il remplit cette fonction avec une autorité incontestée jusqu'en 1940.

Après un échec en 1910, il fut élu député radical-socialiste de la 1re circonscription d'Alès le 10 mai 1914, au second tour de scrutin, par 6.377 voix sur 15.625 votants. Il devait être réélu le 16 novembre 1919, sur la liste d'entente républicaine, par 26.191 voix sur 83.815 votants.

A la Chambre, il prit diverses initiatives pour venir en aide aux viticulteurs du Gard ; mais surtout il fit tout en son pouvoir pour obtenir la meilleure utilisation possible des effectifs militaires. Il multipliait les propositions de résolution et les interpellations en ce sens. Les longues interventions, dans lesquelles il invitait le gouvernement à réviser systématiquement la situation des sursitaires et des affectés spéciaux, étaient vivement applaudies. Enfin, il obtint en 1917 le vote d'une proposition de loi dont il était l'auteur, qui envoyait au combat tous les hommes jeunes et valides et plaçait dans les formations à l'arrière les mobilisés pères de 4 enfants.

Le 12 septembre 1917, le président Painlevé l'appelait au sous-secrétariat d'Etat à l'administration de la guerre pour appliquer cette loi que tout le monde appelait la « loi Mourier ».

Deux mois plus tard, il était chargé par Clemenceau du sous-secrétariat d'Etat au service de santé militaire, dont il assuma la responsabilité jusqu'en janvier 1920.

Le 15 novembre de la même année, un arrêté du ministre de la Santé publique le nomma directeur général de l'administration de l'Assistance publique à Paris. Accaparé par ces nouvelles fonctions, il ne sollicita pas en 1924 le renouvellement de son mandat de député, mais il accomplit, à la tête de l'Assistance publique, une œuvre considérable, ainsi résumée par la notice nécrologique que Le Monde lui a consacrée : « On lui doit la construction de l'hôpital Beaujon à Clichy, la reconstruction des hôpitaux : Bichat, Broussais, Claude-Bernard ; l'hôpital Raymond-Poincaré à Garches ; les sanatoriums : Paul-Doumer à La Bruyère ; Joffre à Champrosay ; Georges Clemenceau à Champeneil, ainsi que la réorganisation des services économiques de l'Assistance publique. » L'équipement hospitalier de la région parisienne avait accompli d'immenses progrès lorsqu'il prit sa retraite en octobre 1938.

Il avait succédé à Clemenceau, à l'Académie de médecine, le 3 avril 1930.

A peine déchargé de sa tâche d'administrateur, il se présente aux élections sénatoriales dans le Gard, sur la liste radicale-socialiste, et fut élu dès le premier tour, le 23 octobre 1938, par 425 voix sur 828 votants. Au Sénat, il déposa en 1939 deux propositions de loi, relatives : l'une à l'organisation du corps de santé militaire, l'autre à l'utilisation rationnelle des mobilisés. La commission de l'armée le chargea de rapporter la seconde, qu'il fit adopter après de longues discussions. Elle reprenait, en les rajeunissant, les principales dispositions de la « loi Mourier » de 1917.

Le 10 juillet 1940, Louis Mourier vota le projet de loi accordant les pouvoirs spéciaux au maréchal Pétain.




Né le 8 octobre 1873 à Vezenobres (Gard)
Décédé le 20 février 1960 à Paris (16ème)

Député du Gard de 1914 à 1924
Sous-secrétaire d'Etat chargé de l'administration de l'armée du 12 septembre au 16 novembre 1917
Sous-secrétaire d'Etat chargé du service de santé militaire du 5 février 1918 au 20 janvier 1920
Sénateur du Gard de 1939 à 1945

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2533)

Le 10 juillet 1940, Louis Mourier vote le projet de loi accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. En vertu de l'ordonnance du 21 avril 1944, il est relevé par le préfet du Gard de l'inéligibilité qui le frappe en raison de ce vote.

Retiré de la vie politique, il meurt le 20 février 1960 à Paris.