André Parmentier

1896 - 1991

Informations générales
  • Né le 11 mars 1896 à Lille (Nord - France)
  • Décédé le 8 avril 1991 à Boulogne-billancourt (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Nord
Groupe
Fédération républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Nord
Groupe
Fédération républicaine de France

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 mars 1896 à Lille (Nord).

Député du Nord de 1932 à 1942.

André Parmentier, né et élevé à Lille, se fixa à Dunkerque après ses études de droit. Pendant la première guerre mondiale, il s'engagea dans l'infanterie, fut blessé, quatre fois cité et nommé chevalier de la Légion d'honneur, terminant la guerre avec le grade de capitaine. Il fut ensuite un actif vice-président départemental de l'Union nationale des combattants. Après la guerre il s'inscrivit au barreau de Dunkerque, dont il devint bâtonnier par la suite. Président d'une société de secours mutuels, il fut l'un des créateurs de « La Famille dunkerquoise », caisse privée d'assurances sociales.

Sa compétence, sa notoriété et son goût pour les problèmes politiques et sociaux le conduisirent à se présenter aux élections législatives des 1er et 8 mai 1932, dans la 2e circonscription de Dunkerque (campagne), après la retraite du député sortant, Auguste Bergerot, avec l'étiquette U.R.D.

Au premier tour de scrutin, il obtint 4.537 voix sur 12.779 votants et 14.249 inscrits, devançant Dejonghe, républicain indépendant, 3.093 voix, Wemaere, républicain de gauche, 2.884, Machy, socialiste, 1.297, Lefever, U.R.D. dissident, 614 et Billengier, communiste, 202 voix. Le second tour assura le succès d'André Parmentier grâce au désistement en sa faveur de Wemaere. Avec 6.274 voix sur 12.745 votants, il l'emporta sur Dejonghe, 5.673 voix et Lefever, 619 voix. Membre du groupe de la fédération républicaine de France, il fit partie des commissions de l'agriculture, des douanes, des pensions et de la commission de législation civile et criminelle.

Il déposa une proposition de loi complétant l'article 238 du code civil traitant de la procédure concernant la séparation de corps et le divorce, et une autre modifiant la base du droit proportionnel de la contribution des patentes ainsi qu'une proposition de résolution invitant le gouvernement à publier le dossier des manquements de l'Allemagne au traité de Versailles.

Il s'opposa à l'extension de la loi d'amnistie, aux crimes d'intelligence avec l'ennemi et de désertion et voulut que les contribuables soient représentés dans les commissions de taxation, lors de la discussion du projet de loi portant redressement budgétaire. Il s'opposa également à la proposition de loi modifiant l'article 310 du code civil qui facilitait la transformation de la séparation de corps en divorce.

André Parmentier intervint encore contre le projet de loi portant réforme électorale et rapporta le projet concernant les récompenses nationales. Candidat aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, il triompha dès le premier tour, avec 7.697 voix sur 12.862 votants et 14.475 inscrits, devant Machy, socialiste, qui recueillit 2.304 voix, Bernard, radical-socialiste, 1.994 voix et Ryckelinck, communiste, 423 voix.

D'une inlassable activité, il fut l'un des chefs de l'opposition au Front populaire. Toujours inscrit à la fédération républicaine, il fut membre des commissions de l'agriculture et de la législation civile et criminelle.

Défendant pied à pied le point de vue de l'opposition, il combattit successivement le projet instituant la semaine de quarante heures, le projet instituant des grâces amnistiantes, celui créant un office national interprofessionnel du blé le projet relatif à l'exécution d'un plan de grands travaux destinés à lutter contre le chômage le projet de loi monétaire (dévaluation) et le projet portant amnistie. Il critiqua la politique gouvernementale lors du vote du budget de l'année 1937. Lors du vote accordant au gouvernement des pouvoirs spéciaux, en 1939, il défendit le projet et combattit l'amendement socialiste concernant le maintien des libertés publiques et de la durée du mandat législatif. Il intervint contre la proposition de loi concernant les locations en meublé.

De nouveau engagé volontaire en 1939, à la déclaration de guerre, il fut fait prisonnier en mai 1940 alors qu'il commandait une compagnie de chars d'assaut.


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