Ulysse, Rochilde Pastre

1864 - 1930

Informations générales
  • Né le 10 janvier 1864 à Gallargues (Gard - France)
  • Décédé le 29 janvier 1930 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Gard
Groupe
Socialistes parlementaires
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Gard
Groupe
Socialistes parlementaires
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Gard
Groupe
Socialistes unifiés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 19 janvier 1864 à Gallargues (Gard), mort le 29 janvier 1930 à Paris (7e). Député du Gard de 1898 à 1910.

Né le 19 janvier 1864 à Gallargues dans le Gard, Ulysse Pastre fait ses études d'instituteur à l'Ecole normale de Nîmes de 1879 à 1883. Il débute comme instituteur à Nîmes à l'âge de 19 ans puis est nommé en 1886 professeur à l'Ecole préparatoire d'infanterie de Saint-Hippolyte-du-Fort, où il reste jusqu'au 2 août 1897. Accusé par le commandant de l'Ecole de s'occuper trop activement de politique, il milite dans les rangs socialistes, il est muté à Rambouillet, mais refuse ce poste. Mis à la disposition du ministre de l'Instruction publique, il se fait mettre en congé et, répondant à l'appel du congrès socialiste du Vigan, accepte d'être candidat aux élections législatives de 1898. Il est élu au second tour le 22 mai par 8.093 voix contre 5.563 à Gaussorgues, républicain progressiste, député sortant, et 4.076 voix à Laurès, radical. Son programme est celui du parti socialiste : suppression du Sénat, suppression du budget des cultes, mandat impératif, magistrature élective, la réduction du service militaire à deux ans, l'instruction intégrale et gratuite à tous les degrés ; retour à l'Etat des mines, canaux, chemins de fer et banques, impôt progressif sur le revenu, réduction de la journée de travail à huit heures, liberté et développement des syndicats professionnels.

Il s'inscrit au groupe socialiste du Palais Bourbon et fait partie de la commission du suffrage universel et de la commission du monopole de l'alcool. Il se représente aux élections générales de 1902 et est élu au premier tour de scrutin le 27 avril par 7.847 voix contre 5.939 à Desbons et 443 à Rolland, s'engageant toujours à défendre le programme du parti socialiste, pratiquement le même qu'en 1898.

Il fait partie de diverses commissions parmi lesquelles la commission de l'armée et la commission des postes et télégraphes.

De nouveau candidat aux élections de 1906, il se félicite auprès de ses électeurs d'avoir contribué à un ensemble de réformes telles que les lois de laïcité, de solidarité sociale, de protection ouvrière, de réformes militaires.

Il rappelle certains points de son programme tels que la journée de huit heures, l'impôt progressif sur le revenu, le retour à la Nation des monopoles et propose de nouvelles réformes parmi lesquelles l'extension du droit syndical à tous les employés de l'Etat.

Il est élu le 20 mai 1906, au second tour, par 7.962 voix contre 6.818 à Cazalis de Fondouce.

Sa participation aux travaux de la Chambre (débats budgétaires, questions sociales et militaires, sériciculture), très active pendant ses deux premiers mandats, est moins importante au cours du dernier.

Se représentant encore une fois aux élections avril mai de 1910, il n'obtient, au premier tour, que 5.668 voix contre 6.629 à Bourguet. Ce dernier est élu au second tour par 7.698 voix contre 6.531 à J. Fhur, en faveur de qui Pastre s'était retiré.

Après cet échec, il est nommé percepteur à Evreux, puis à Saint-Cloud, où il conserve ce poste jusqu'en 1927. Il meurt le 29 janvier 1930 à Paris.


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