Camille Perreau

1866 - 1952

Informations générales
  • Né le 13 mars 1866 à Rouvray (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 2 août 1952 à Rouvray (Côte-d'Or - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Républicain radical indépendant

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 mars 1866 à Rouvrav (Côte D’Or).

Député des Bouches-du-Rhône de 1898 à 1902.

Toute la jeunesse de Camille Perreau fut consacrée à l'étude, classes secondaires brillantes puis la licence en droit, le doctorat, l'inscription au barreau d'Aix, enfin l'agrégation de droit.

Il était professeur d'économie politique à la Faculté d'Aix et à la Faculté des sciences de Marseille quand il est élu dans la 1re circonscription des Bouches-du-Rhône, le 22 mai 1898, au scrutin de ballottage, par 4.386 voix contre 3.990 qui se portaient sur Dubois, conseiller général, radical-socialiste et 3.376 à Baron, député sortant, socialiste collectiviste, ancien maire d'Aix. Au premier tour, les voix s'étaient réparties de la façon suivante : Perreau, 3.578 ; Dubois, 3.131 ; Baron, 2.683.

Perreau s'inscrivit au groupe républicain radical indépendant. Il apporta à la Chambre la même courtoisie, le même équilibre d'esprit et le même sérieux, qualités qui marquèrent l'homme dans sa chaire d'enseignement comme dans son comportement habituel.

Il appartint à plusieurs commissions, notamment les commissions d'assurance et de prévoyance sociale, de l'enseignement et du budget pour les exercices 1901 et 1902. Son initiative de législateur s'exerça dans les domaines qu'il connaissait le mieux : avancement dans la magistrature, conditions d'existence des universités régionales, répression des fraudes en matière électorale.

Il fut un rapporteur laborieux et ponctuel et apporta son attention et son dévouement aux affaires d'intérêt départemental ou local, comme les questions de travaux vicinaux dans le département de l'Yonne - à la lisière duquel il était né - et dans celui des Vosges. Il intervint aussi, et c'est sa formation d'économiste qui l'y . incitait, dans les questions d'emprunts intéressant certaines villes comme Aix et Bayonne.

A la tribune, il n'intervint guère qu'à l'occasion des discussions budgétaires et la plupart du temps pour des problèmes économiques ou pour toutes les affaires universitaires.

Camille Perreau, battu aux élections de 1902 par son ancien rival Gabriel Baron qui obtint au second tour 6.559 voix alors qu'il n'en obtenait lui-même que 5.540 (au premier tour, Baron 4.646, Perreau 4.237) abandonna la vie politique et se consacra uniquement à son enseignement. Il devait devenir un professeur d'économie politique très écouté à la Faculté de droit de Paris.


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