Etienne Rognon

1869 - 1948

Informations générales
  • Né le 17 septembre 1869 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 18 mars 1948 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 7 mars 1909 au 31 mai 1910
Département
Rhône
Groupe
Socialistes parlementaires
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Rhône
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Rhône
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Rhône
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Rhône
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Rhône
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 17 septembre 1869 à Lyon (Rhône).

Député du Rhône de 1909 à 1932.

Ouvrier sculpteur de sa profession, Etienne Rognon est né à Lyon le 17 septembre 1869. Militant socialiste du Rhône, il est le fondateur de la fédération de l'ameublement et du Syndicat des ouvriers sculpteurs qui le délègue au conseil d'administration de la Bourse du travail de Lyon, de 1892 à 1903. Il adhère d'abord au P.O.F., puis au P.S. et enfin en 1905 à l'unité socialiste. Journaliste, puisqu'il fonde avec les militants de Lyon l'organe hebdomadaire l'Avenir et collabore au Peuple, il est de ceux qui ont le plus énergiquement lutté contre les déviations socialistes dans le département du Rhône.

Dès 1904, il est élu conseiller municipal de Lyon. Mais sa véritable carrière électorale commence en 1906 lors qu'il se présente pour la première fois à la députation dans la 4e circonscription de Lyon (Rhône). Il est alors battu par M. Cazeneuve, radical socialiste, par 5.574 voix, contre 2.658. Mais celui-ci ayant été élu sénateur le 3 janvier 1909 et ayant démissionné de son mandat de député le 21 janvier 1909, Etienne Rognon est élu le 7 mars 1909 au premier tour, par 4.513 voix sur 8.194 votants. Il est réélu le 24 août 1910, au premier tour, dans la même circonscription, par 6.158 voix sur 10.907 votants, puis le 26 avril 1914, par 6.598 voix sur 10.811 votants (premier tour). Le 16 novembre 1919, il est élu sur la liste du parti socialiste S.F.I.O. par 41.556 voix sur 156.075 votants et le 11 mai 1924 sur la liste du cartel des gauches à la majorité absolue, par 111.385 suffrages sur 194.916 votants. Enfin, il est réélu le 29 avril 1928, au second tour, par 5.741 voix sur 10.442 votants, dans la 3e circonscription de Lyon.

A la Chambre, il est inscrit au groupe socialiste et déploie une grande activité. Ses positions sont assez extrêmes : sur le plan politique il est partisan du suffrage universel direct et de la suppression du Sénat et de la présidence de la République ; sur le plan économique, il souhaite une refonte totale du système d'impôts par la suppression des impôts indirects, et une nationalisation complète ; enfin, sur le plan militaire, il est favorable à la suppression des armées permanentes et à la création de milices populaires. Toutes ces idées, il les défend ardemment à la Chambre, au sein de nombreuses commissions dont il est membre, commissions de l'armée, des boissons, de l'enseignement et des beaux-arts, des douanes, de la comptabilité, des marchés et des spéculations, en déposant de nombreuses propositions de loi et en intervenant fréquemment à la tribune. Ses plus importantes propositions de loi sont celles relatives à l'armée : proposition tendant à modifier l'article 24 de la loi du 21 mars 1905 sur le recrutement de l'armée ; proposition tendant à réduire à dix-huit mois la durée du service dans l'armée active ; proposition tendant à améliorer l'instruction militaire.

Mais il ne peut accomplir sa mission jusqu'à son terme, car aux élections du 1er mai 1932, il est battu au premier tour, par 3.147 voix sur 10.366 votants, M. Richard, radical socialiste, étant élu au second tour, par 6.177 voix sur 9.258 votants.

Date de mise à jour: février 2014


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