Thomas Seltz

1872 - 1959

Informations générales
  • Né le 21 décembre 1872 à Artolscheim (Bas-Rhin - France)
  • Décédé le 17 juillet 1959 à Vittefleur (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Bas-Rhin
Groupe
Entente républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Bas-Rhin
Groupe
Démocrates
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Bas-Rhin
Groupe
Démocrates populaires
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Bas-Rhin
Groupe
Démocrate populaire
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Bas-Rhin
Groupe
Indépendants d'action populaire

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 21 décembre 1872 à Artolsheim (Bas-Rhin).

Député du Bas-Rhin de 1919 à 1942.

Né à Artolsheim, Thomas Seltz après de brillantes études secondaires, se dirigea, sur les conseils de sa famille, mais aussi par goût profond, vers l'Université de Strasbourg et plus spécialement vers les départements des lettres et des sciences économiques. Comment un jeune homme instruit aurait-il pu, à cette époque et en ce lieu, se tenir à l'écart du débat politique qui se confondait avec le destin Historique ? En 1895, il entre comme rédacteur au journal l'Elsaesser dont il devient le rédacteur en chef, en 1906. Non seulement observateur mais acteur, il s'affirma comme le leader catholique de Strasbourg et trouva dans des événements récents, et notamment les élections protestataires de 1887, des raisons de lutter avec lucidité et courage car les risques ne manquaient pas.

Après l'entrée des troupes françaises en Alsace, qu'il accueille avec ferveur, il est nommé à la commission municipale de Strasbourg. Dès 1919, Thomas Seltz est élu en septième position sur la liste du bloc national avec 70.246 voix sur un total de 133.616. Membre de la commission de l'agriculture et, bien entendu, de la commission d'Alsace et de Lorraine, le nouveau député, inscrit au groupe de l'entente républicaine démocratique, s'attache avec passion à la défense de sa province. Auteur de nombreux rapports notamment en 1921 d'une étude sur la compatibilité des chambres d'agriculture avec les lois locales, il s'efforça aussi de défendre les bouilleurs de cru, tout en ne perdant pas de vue la stratégie diplomatique.

Directeur politique de l'Elsaesser, il se représente en 1924. Réélu au cinquième rang sur la liste du bloc républicain, avec 65.343 voix, il s'inscrit au groupe des démocrates de la Chambre. Toujours membre de la commission de l'agriculture, il n'oublie pourtant pas sa formation universitaire et, dans une proposition de résolution, il invite le gouvernement à constituer, à Strasbourg, une commission scolaire chargée d'amener une prompte résolution du problème des langues dans l'enseignement primaire des trois départements d'Alsace et de Lorraine. Parlementaire actif, Seltz participe aux discussions budgétaires et dépose aussi de très nombreuses propositions de résolution.

En 1928, il est élu dans la circonscription d'Erstein (Bas-Rhin) avec 9.227 voix sur 17.051. Son principal adversaire Metzger n'en obtient que 3.340. Dans le manifeste électoral de l'union nationale du Bas-Rhin, qu'il préside, il place son parti sous le patronage de Poincaré. Il participa aux travaux de la commission de l'agriculture, de la commission des boissons et de la commission des régions libérées et déposa des propositions de résolution sur le statut des bouilleurs de cru, la protection de la culture nationale de l'orge et du houblon contre la concurrence étrangère et la spéculation. Orateur mordant du groupe des démocrates populaires il soulignera à plusieurs reprises qu' « il s'agit de conjurer le danger d'une révolution communiste ; il s'agit de servir la paix en nous prononçant nettement pour la France ».

En 1932, Seltz est réélu dans la même circonscription, au second tour, avec 9.249 voix sur 13.380 votants. Membre de la commission de l'agriculture et de la commission des boissons, il intervient à de nombreuses reprises sur les problèmes du vin et du tabac en Alsace-Lorraine, soulignant une fois de plus que « l'Alsace appartient indissolublement à la France ». Membre éminent du groupe démocrate populaire de la Chambre, il attire l'attention du gouvernement sur le fait qu'en matière agricole il convient d'informer et de calmer l'opinion publique émue par des statistiques énoncées et des allégations exagérées.

En 1936, toujours dans la circonscription d'Erstein, Seltz obtient 8.776 voix sur 17.737, contre 5.301 à Oster. Membre très influent de la commission de l'agriculture, il est fortement impressionné par les ravages causés dans l'agriculture par la fièvre aphteuse et il interviendra à plusieurs reprises sur cette question dans la discussion du budget, en tant que membre du groupe indépendant d'action populaire. Deux ans plus tard, c'est le drame pour ce patriote ardent qui s'efforcera d'apporter son aide aux populations meurtries.

Le 10 juillet 1940 à Vichy il vote les pouvoirs constituants au maréchal Pétain.


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