André Quénard

1909 - 1988

Informations générales
  • Né le 7 janvier 1909 à La ferté-imbault (Loir-et-Cher - France)
  • Décédé le 30 avril 1988 à La milesse (Sarthe - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie de la IVe République

QUÉNARD (André, Lucien)
Né le 7 janvier 1909 à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher)
Décédé le 30 avril 1988 à La Milesse (Sarthe)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Indre-et-Loire)
Député de l’Indre-et-Loire de 1951 à 1955

Né en janvier 1909 à La Ferté-Imbault, André Quénard, fils d’un garde-chasse, fait ses études à Amboise, où il obtient son brevet supérieur. Il devient instituteur, puis directeur d’école. Membre de la SFIO depuis 1931, marié et père d’un enfant, il est fait prisonnier de guerre pendant le second conflit mondial et est détenu en Allemagne de 1940 à 1945.
Les élections du 21 octobre 1945 voient s’affronter cinq listes dans l’Indre-et-Loire. Avec 52 804 voix pour 163 840 suffrages exprimés, la liste SFIO talonne celle du Mouvement républicain populaire (MRP). Chacune obtient deux élus, le dernier siège allant au parti communiste. En deuxième position sur la liste SFIO, André Quénard devient ainsi membre de la première Assemblée nationale constituante et siège au sein de la commission des affaires économiques, des douanes et des conventions commerciales. Il ne dépose aucun texte de loi et n’intervient pas en séance publique, sous la première Constituante. Ses votes sont conformes à ceux du groupe socialiste. Il apporte ainsi sa confiance au général de Gaulle puis à Félix Gouin, et se prononce en faveur des mesures de nationalisation du crédit, des assurances, du gaz et de l’électricité. Le 14 avril 1946, il exprime un vote favorable au projet de Constitution rédigé par les siens et les communistes.
Alors que le MRP obtient sensiblement le même score, mais que la liste SFIO perd plus de 7 500 voix et que le PCF en gagne environ 3 000, le 2 juin 1946, les élections à la deuxième Assemblée nationale constituante reconduisent les cinq députés sortants de l’Indre-et-Loire. Avec 45 124 suffrages sur les 170 395 exprimés, la SFIO maintient son rang et André Quénard retrouve la même commission, en même temps qu’il devient membre de celle de l’éducation nationale et des beaux-arts, de la jeunesse, des sports et des loisirs. Si, à nouveau, il n’intervient pas personnellement au cours de son mandat et ne dépose pas de textes de loi, il vote, en accord avec le groupe socialiste, l’investiture de Georges Bidault et, le 30 septembre 1946, le nouveau projet de Constitution.
Les résultats des élections législatives du 10 novembre 1946 confirment l’évolution de l’électorat depuis la Libération, en Indre-et-Loire comme au niveau national. Alors que le MRP subit une érosion mais reste en tête, la SFIO perd presque 7 000 voix, avec 38 208 des 161 084 bulletins exprimés, ce qui la fait passer derrière la liste présentée par le PCF, qui gagne un second siège au détriment d’André Quénard, deuxième de liste.
Le changement du mode de scrutin bouleverse la donne départementale à l’occasion des élections législatives du 17 juin 1951, dans un sens qui fait à nouveau écho aux résultats nationaux. Alors que le Rassemblement du peuple français (RPF) et le Parti communiste français (PCF) arrivent en tête, ils n’obtiennent pas d’élus, les cinq listes républicaines apparentées obtenant la majorité absolue et se partageant ainsi les cinq sièges à pourvoir. La SFIO, avec 27 715 des 162 486 suffrages exprimés, gagne son deuxième élu ; André Quénard retrouve les bancs de l’Assemblée nationale.
Il devient membre de la commission des affaires économiques (1951-1955), et secrétaire de cette commission la même année. Nommé en 1951, 1953 et 1955 à la sous-commission chargée de suivre et d’apprécier la gestion des entreprises nationalisées et des sociétés d’économie mixte, il dépose, au nom de celle-ci, un rapport d’information, puis un rapport complémentaire, le 10 mars et le 28 octobre 1955, sur la gestion de la SOFIRAD (Société financière de radiodiffusion française). Durant ce nouveau mandat, il n’intervient pas en séance publique.
A nouveau, André Quénard suit les consignes de vote du groupe socialiste, ce qui permet de dresser, en 1956, le bilan suivant dans la profession de foi de la SFIO pour les législatives en Indre-et-Loire : “ les socialistes ont combattu sans relâche la majorité réactionnaire qui avait voté les lois antilaïques et qui a soutenu Edgar Faure comme elle avait soutenu les ministères Pinay, Mayer et Laniel. (…) [Nous avons] été dans la minorité d’opposition depuis 1951. Nous n’avons soutenu que le gouvernement Mendès-France qui a fait la paix en Indochine et en Tunisie. ” Il faut ajouter aussi les votes positifs en faveur de l’échelle mobile des salaires, en septembre 1951, et sur la question de confiance à propos de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), en décembre de la même année. Enfin, alors que le groupe socialiste est très divisé sur cette question, André Quénard vote, le 30 août 1954, le retrait de l’ordre du jour de la ratification du traité de Paris instaurant la Communauté européenne de défense (CED).
Aux élections législatives du 2 janvier 1956, avec 28 433 voix pour 184 444 suffrages exprimés, la liste de la SFIO arrive deuxième des onze listes en lice, derrière le PCF, ce qui lui permet d’obtenir un siège. André Quénard, qui occupe la deuxième position, n’est pas réélu. Son seul mandat électif est alors celui de conseiller municipal de la ville de Tours, siège qu’il occupe depuis 1953 au sein de l’opposition socialiste.
Sous la Cinquième République, André Quénard est à nouveau candidat socialiste en Indre-et-Loire, aux deux premières élections législatives du nouveau régime. Le 23 novembre 1958, il obtient 4 993 des 39 976 suffrages exprimés dans la deuxième circonscription, celle de Langeais et Château-Renault, et ne rassemble que 5 842 des 40 992 voix le dimanche suivant, ce qui le place derrière les candidats de l’Union pour une nouvelle République (UNR), paysan et communiste dans les deux cas ( ?). Le 18 novembre 1962, Jean Royer est réélu député de la circonscription de Tours, au premier tour. Face à lui, André Quénard, loin derrière le candidat communiste, arrive en troisième et dernière position, avec 6 129 des 43 311 suffrages exprimés.
Continuant à militer au sein de la SFIO, puis du parti socialiste, il exerce diverses responsabilités départementales. D’abord secrétaire fédéral d’Indre-et-Loire pendant dix ans, il devient secrétaire général adjoint, secrétaire fédéral, puis membre de la commission exécutive de la Sarthe dans la première moitié des années soixante-dix. Il est alors aussi vice-président de l’Union départementale des délégués départementaux de l’éducation nationale, ainsi que président de la Fédération des Œuvres laïques et du comité départemental d’Action laïque.
André Quénard est décédé le 30 avril 1988 à La Milesse, dans la Sarthe. Il était officier des Palmes académiques et médaille d’argent de l’éducation nationale.

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