Marcel, Albert Rauline

1861 - 1916

Informations générales
  • Né le 18 juillet 1861 à Saint-lô (Manche - France)
  • Décédé le 17 février 1916 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 10 avril 1904 au 31 mai 1906
Département
Manche
Groupe
Indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Manche
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Manche
Groupe
Députés indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Manche
Groupe
Non inscrit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 18 juillet 1861 à Saint-Lô (Manche), mort le 17 février 1916 à Paris (16e).

Député de la Manche de 1904 à 1916.

L'histoire de sa famille se confond depuis longtemps avec l'histoire sainteloise et son grand-oncle Louis Auvray fut envoyé par deux fois au Corps législatif de l'Empire. En 1876 le neveu remplaça l'oncle ; Gustave Rauline, père de Marcel, est élu député à la Chambre et sera constamment réélu jusqu'à sa mort en 1904.

Le jeune Marcel Rauline fit, au collège religieux de Saint-Lô, puis au presbytère de Saint-Samson de Bonfossé, des études classiques. Il brilla semble-t-il davantage par sa camaraderie, sa gaieté et un coup de crayon facile et spirituel que par son ardeur au travail. Il obtint cependant son baccalauréat.

Après un service militaire dans les dragons, prématurément interrompu par un grave accident de cheval, Marcel Rauline entre à la Banque de France où il gravit les divers échelons de la hiérarchie jusqu'à l'emploi de vérificateur.

Au décès de son père en mars 1904, Marcel Rauline, après quelques hésitations, se décida à prendre sa succession dans une circonscription qui était en quelque sorte un bien de famille.

Il est élu sans difficulté par 13.246 voix sur 18.040 votants contre 4.672 voix à M. Dussaux son adversaire de gauche. Il sera dès lors constamment réélu jusqu'à sa mort. En 1906 par 13.675 voix sur 15.349 votants, sans concurrent. En 1910 par 10.319 voix contre 6.321 voix à son adversaire républicain le Docteur Letuac. En 1914 par 10.117 voix contre 7.029 au même adversaire.

Reprenant la tradition paternelle, Marcel Rauline fut élu comme conservateur libéral et indépendant et s'inscrivit à la Chambre au groupe des députés indépendants.

Son programme pouvait tenir en trois mots : propriété, patrie, religion et il manifesta toujours son attachement aux idées d'ordre, son respect des traditions, sa croyance en une foi séculaire.

A la Chambre, il se manifesta moins par de nombreuses interventions que par une assiduité remarquable, qui conduisit bien de ses collègues, et pas seulement parmi ses amis politiques, à lui confier leurs bulletins de vote. Il mit d'ailleurs à profit les longues séances pour réaliser avec talent de nombreuses caricatures de parlementaires.

Sa sollicitude alla particulièrement aux victimes des calamités agricoles de sa région, aux bouilleurs de crus et il se préoccupa de l'encouragement à la race chevaline.

En 1906 il était également intervenu dans le budget de la Guerre pour demander que l'autorisation soit accordée aux gradés engagés et mariés de coucher en ville.

En 1914 il fut élu secrétaire de la Chambre.

Depuis mai 1904 Marcel Rauline avait également remplacé son père comme conseiller général du canton de Marigny. Le 17 février 1916 il mourut brutalement à Paris, des suites d'une intervention chirurgicale, à l'âge de 54 ans.