Louis, Pierre Ricard

1839 - 1921

Informations générales
  • Né le 17 mars 1839 à Caen (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 2 mars 1921 à Rouen (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-Inférieure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 1er décembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine-Inférieure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine-Inférieure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine-Inférieure

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Caen (Calvados) le 17 mars 1839, il fit son droit à Paris, et se fit inscrire au barreau de Rouen en 1861.

Maire de cette ville en 1881, ce fut lui qui organisa les fêtes du deuxième centenaire de Corneille, et prononça à cette occasion un discours remarqué.

Conseiller général du 4e Canton de Rouen en 1882, il fut porté, aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste républicaine de la Seine-Inférieure, et fut élu député, le 8e sur 12, par 79,897 voix (149,546 votants, 195,467 inscrits). Il prit place à la gauche républicaine progressiste, appuya, la politique scolaire et coloniale du gouvernement, refusa (avril 1888) le portefeuille que lui offrait M. Floquet, fut rapporteur (mai suivant) de la loi sur la responsabilité des victimes du travail, vota l'expulsion des princes, et se prononça, dans la dernière session,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligne des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 17 mars 1839 à Caen (Calvados), mort le 2 mars 1921 à Rouen (Seine-Inférieure).

Député de la Seine-Inférieure de 1885 à 1902.

Ministre de la Justice et des Cultes du 27 février au 6 décembre 1892. Ministre de la Justice du 1er novembre 1895 au 29 avril 1896. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 137.)

Au renouvellement de 1889 il ne se représenta pas ; mais peu après le député de la 1re circonscription de Rouen étant mort, il sollicita son siège et l'obtint le 1er décembre dès le premier tour, par 7.503 voix sur 13.544 votants et 21.899 inscrits contre 4.189 voix à son adversaire le mieux placé, Vermont. Il fut réélu, dans la même circonscription, en 1893, également au premier tour, par 6.688 voix contre 1.111 à Lucas, socialiste, sur 8.474 votants et 15.800 inscrits.

De même l'emporta-t-il facilement en 1898, par 7.664 suffrages pour 3.619 à Kméder, conseiller général républicain, sur 11.605 votants pour 15.740 inscrits.

A la Chambre, il prit place à la gauche républicaine progressiste, et appuya la politique scolaire et coloniale du gouvernement.

Il fut nommé rapporteur du projet de loi sur la responsabilité des accidents du travail qui devait aboutir en 1898 seulement, et participa à la discussion de divers autres projets touchant la législation sociale et la législation ouvrière (travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels, etc...). Son élection comme membre du Conseil supérieur du travail, le 29 mai 1900, couronna cet aspect de son activité.

Lors de la formation du cabinet Loubet, le 29 février 1892, il fut appelé au ministère de la Justice et des Cultes. C'est à ce titre qu'il intervint dans les querelles confessionnelles qui précédèrent la séparation de l'Eglise et de l'Etat, usant de rigueur contre plusieurs membres de l'épiscopat français. C'est également à ce titre qu'il crut devoir, sur l'avis de ses collègues, ordonner des poursuites contre certains députés soupçonnés dans l'affaire de Panama. Dans le ministère constitué par M. Léon Bourgeois (1er novembre 1895-29 avril 1896) M. Ricard reprit le portefeuille de la Justice. Il eut à s'occuper, en cette qualité, de l'affaire des chemins de fer du Sud et encore de celle de Panama.

Ayant procédé au remplacement du juge chargé de l'instruction de cette affaire, il suscita contre le cabinet une hostilité du Sénat, qui s'acheva par la chute du gouvernement devant le refus de la Haute Assemblée de voter les crédits nécessaires aux troupes de Madagascar.

Ricard était l'auteur d'une étude juridique sur la Location des plages (1866).

Il présidait, en 1916, le Comité de règlement des entreprises de constructions militaires.

Il est décédé le 2 mars 1921 à Rouen, à quelques jours de son quatre-vingt-deuxième anniversaire. Chevalier de la Légion d'honneur en 1884 et officier, le 17 juillet 1903.

Date de mise à jour: mars 2018


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