Henry Simon

1874 - 1926

Informations générales
  • Né le 20 mai 1874 à Labruguière (Tarn - France)
  • Décédé le 2 décembre 1926 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Tarn
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Tarn
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Tarn
Groupe
Parti radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 2 décembre 1926
Département
Tarn
Groupe
Radical et radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 20 mai 1874 à Labruguière (Tarn), mort le 2 décembre 1926 à Paris.

Député du Tarn de 1910 à 1926. Ministre des Colonies du 16 novembre 1917 au 18 janvier 1920.

Henry-Simon fut élu député pour la première fois le 8 mai 1910, au second tour des élections législatives. Il l'emporta dans la 1re circonscription de Castres par 9.699 voix contre 8.963 à Reille, député sortant.

Industriel, radical-socialiste, il est sans doute peu de domaines de l'activité politique où il n'eût excellé, tant était étendue sa culture, prophétiques certaines de ses pensées et méticuleusement organisé son esprit.

Il choisit cependant de circonscrire ses efforts au sein de deux commissions : la commission des économies et celle des affaires étrangères, des protectorats et des colonies. Certes ses interventions en séance, tant à titre de député que de rapporteur, furent peu nombreuses lors de son premier mandat, il convient de s'attacher à l'acharnement avec lequel, il suivait le sort du dépôt de ses propositions de loi, par exemple, qu'il rapportait le plus souvent lui-même et dont, dans un second rapport, éventuellement, il demandait la déclaration d'urgence.

Aussi, peut-on à bon droit s'étonner qu'aux élections de 1914, il lui fallut deux tours pour l'emporter de peu, par 9.290 voix contre 9.200 à de Lastours.

Fidèle à lui-même, il s'inscrivit à nouveau à la commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies et à la commission du budget ainsi qu'à celle de l'enseignement et des beaux-arts. A ce dernier titre, il rapporta le projet de loi portant approbation du protocole additionnel à la convention de Berne révisée pour la protection des œuvres littéraires et artistiques du 13 novembre 1908.

Rappelé sous les drapeaux, sergent au 127e régiment d'infanterie territoriale, il fut promu sous-lieutenant et affecté au 39e R.I. le 9 février 1915.

Présent au front, ce talentueux parlementaire ne tomba pas pour autant dans l'oubli : dans le 2e cabinet Clemenceau (16 novembre 1917 - 10 janvier 1920) ne fut-il pas en effet ministre des Colonies, précédant à ce poste Albert Sarraut ? Il polarisa son action autour de deux grands thèmes : le développement économique de ces territoires et le maintien sur leur sol de banques dotées du privilège d'émission.

Les élections de 1919, au scrutin de liste, opposaient dans son département la liste républicaine d'union démocratique, qu'il dirigeait, à la liste d'union nationale républicaine menée par son ancien adversaire, de Lastours. L un et l'autre furent élus, ce dernier troisième de liste, Henry-Simon cinquième de liste qui, durant cette législature, consacra sans doute tous ses soins aux travaux des deux commissions auxquelles il appartenait, la commission des affaires étrangères naturellement et la commission des douanes.

En même temps que sa carrière au Conseil général se trouva couronnée par la présidence qui lui fut accordée, les élections de 1924 permirent à la liste du bloc des gauches qu'il conduisait d'être entièrement élue.

Dès lors, son autorité au sein de la Chambre ira grandissante. Si c'est en qualité de membre de la commission des finances qu'il défendra avec la même fougue qu à ses débuts plusieurs rapports, c'est en qualité de rapporteur de cette même commission qu'il animera nombre de séances lors de la discussion budgétaire de 1925, et c'est enfin en tant que président qu'il prendra part aux débats relatifs à de nombreux projets en 1926. Son décès brutal, le 2 décembre 1926 à Paris, causa une grande émotion à la Chambre. Il n'avait en effet que 52 ans.


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