Amédée, François Thalamas

1867 - 1953

Informations générales
  • Né le 23 septembre 1867 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 27 mai 1953 à Bellerive-sur-allier (Allier - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Républicains radicaux-socialistes

Biographies

Né le 23 septembre 1867 à Paris.

Député de Seine-et-Oise de 1910 à 1914.

Après avoir terminé ses études classiques au lycée Hoche à Versailles, Amédée Thalamas entra comme surveillant au lycée Henri IV à Paris où il devint maître répétiteur. Puis, grâce à une bourse, il obtint sa licence en sciences en 1890 et fut reçu premier, en 1892, à l'agrégation d'histoire et de géographie. Il fut professeur, successivement aux lycées de Saint-Quentin et d'Amiens, puis au lycée Michelet à Vanves et en 1902 au lycée Condorcet à Paris.

Lors de ses cours dans ce dernier lycée, il contesta les idées généralement admises sur le rôle historique de Jeanne d'Arc, ce qui lui valut les plus vives attaques des royalistes et de toute la presse conservatrice et catholique.

En 1909, Georges Berry, député de Paris, l'accusa même à la tribune de la Chambre des députés d'avoir « outragé la mémoire de Jeanne d'Arc » et le ministre de l'Instruction publique de l'époque, Chaumié, ordonna une enquête à la suite de laquelle Thalamas fut déplacé avec blâme et nommé professeur d'histoire au lycée Charlemagne à Paris. En 1910, autorisé à faire en Sorbonne un cours libre sur « Les méthodes pratiques et techniques de pédagogie historique dans l'enseignement secondaire », ce cours souleva les mêmes orages que ceux de Condorcet et plusieurs manifestations d'étudiants royalistes, « Les Camelots du Roy », qui allèrent jusqu'à envahir la Sorbonne les armes à la main. Puis, peu à peu, l'apaisement se fit. Lorsqu'il était professeur à Amiens, Amédée Thalamas avait été attiré par la vie politique et avait été élu conseiller municipal de cette ville.

En 1906, il se présenta aux élections législatives dans la 3e circonscription de Versailles mais il n'obtint que 4.867 voix contre 8.027 à Rudelle, député sortant, qui fut réélu. Cependant, il le battit au renouvellement législatif de 1910 où il fut élu au second tour de scrutin, le 8 mai 1910, par 8.577 voix sur 16.438 votants et 20.672 inscrits, Rudelle n'obtenant que 7.597 voix.

A la Chambre des députés, il s'inscrivit au groupe radical-socialiste et fut membre de la commission de l'enseignement et des beaux-arts, ainsi que de la commission des comptes définitifs. Orateur abondant et facile, ayant déjà présenté un peu partout et sur tous les sujets de nombreuses conférences, à la Chambre des députés Amédée Thalamas intervint à tout instant, dans les débats les plus divers.

Il prit part à la discussion de tous les budgets de la législature, notamment ceux de l'Instruction publique et des Beaux-arts. Il déposa de très nombreuses propositions de loi, tendant notamment à modifier le taux de pension de retraite des officiers, à créer une justice de paix scolaire, à créer l'unité d'origine dans le recrutement du personnel de l'intendance militaire, à garantir aux commerçants la propriété de leur fonds, à unifier les appellations et les tenues des officiers et assimilés des troupes métropolitaines et coloniales.

Il interpella le gouvernement sur sa politique générale et plus particulièrement sur sa politique coloniale en Afrique du Nord et en Afrique Noire, sur les affaires de Tunisie et du Maroc, les grèves de cheminots, les manifestations militaires dans certaines garnisons, etc..

Il prit part à la discussion de divers projets sur l'organisation de l'armée, l'aéronautique militaire.

Il vota contre la loi de trois ans ainsi que contre la représentation proportionnelle. Il fut secrétaire du groupe pour l'amélioration des retraites ouvrières.

Au renouvellement législatif du 26 avril 1914, Thalamas sollicita à nouveau les suffrages des électeurs de la 3e circonscription de Versailles. Mais il fut battu par Prat, professeur agrégé de l'université, progressiste, qui obtint 6.288 voix contre 5.389 à Thalamas qui abandonna alors la vie politique pour se consacrer à sa carrière universitaire.

Pendant la guerre de 1914-1918 il fut vice-recteur de Corse et ensuite directeur général de l'instruction publique en Indochine.

Il devait décéder en 1953, à Bellerive-sur-Allier, âgé de 86 ans.

Ecrivain aussi fécond qu'orateur abondant, Amédée Thalamas a publié de nombreux articles dans La revue de géographie, Les documents du progrès, Le Bulletin de la Ligue de l'enseignement, ainsi que dans des quotidiens de province ou de Paris comme Le Siècle, L'Action, Le Journal.

Il collabora, pour divers ouvrages historiques, avec Lavisse, Seignobos, Marcel Dubois, etc..

Il est l'auteur de nombreux ouvrages d'érudition.

Amédée Thalamas était Chevalier de la Légion d'honneur.


THALAMAS (François, Amédée)
Né le 23 septembre 1867 à Paris
Décédé le 27 mai 1953 à Bellerive-sur-Allier (Allier)

Député de Seine-et-Oise de 1910 à 1914

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français, 1889 - 1940, tome VIII, p. 3068, 3069)

Amédée Thalamas meurt à Bellerive-sur-Allier, le 27 mai 1953, âgé de 85 ans.

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