Raymond Vidal

1896 - 1991

Informations générales
  • Né le 27 décembre 1896 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 18 juin 1991 à Monaco (Monaco)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 décembre 1896 à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Député des Bouches-du-Rhône de 1932 à 1942.

Né à Marseille, Raymond Vidal était avocat au barreau de sa ville natale lorsque, candidat du parti socialiste, il fut élu au second tour en 1932 député de la 5e circonscription de la cité phocéenne. Il fut réélu en 1936, toujours au deuxième tour mais avec un gain de près de 3.000 voix par rapport à son élection précédente. Entre-temps, il était devenu premier adjoint au maire de Marseille.

A la Chambre des députés, où il est naturellement membre du groupe socialiste, sa profession d'avocat le pousse vers la commission de législation civile et criminelle, mais ses interventions en séance publique sur des matières juridiques sont assez rares. Il semble avoir plus de goût pour les problèmes fiscaux et économiques, notamment agricoles, sur lesquels il intervient assez fréquemment comme rapporteur ; il appartient de plus à diverses commissions qui semblent avoir davantage comblé ses goûts profonds telles que celles des travaux publics, du commerce et de l'industrie, des mines, des douanes. Il fut également un ardent partisan de la non-intervention en Espagne et fut rapporteur du projet de loi permettant au gouvernement de prendre toutes mesures utiles pour s'opposer à l'enrôlement de Français dans les forces des deux camps. Mais, au fond de lui-même, ce qui lui tenait le plus à cœur c'était Marseille. Ses interpellations au gouvernement sur des matières ayant une incidence sur la vie de la ville sont nombreuses. La plus touchante est celle où il demande c comment a pu être assassiné le souverain d'un pays ami, hôte du gouvernement et des travailleurs de Marseille », tant il craignait que la honte de l'attentat ne rejaillisse sur sa cité et que celle-ci ne semble, dans le futur, en porter la responsabilité morale.

Le 10 juillet 1940, au Congrès de Vichy, il s'abstient volontairement lors du vote sur la demande des pouvoirs constituants formulée par le maréchal Pétain.


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