Michel Walter

1884 - 1947

Informations générales
  • Né le 5 février 1884 à Haguenau (Bas-Rhin - France)
  • Décédé le 29 janvier 1947 à Saverne (Bas-Rhin - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Bas-Rhin
Groupe
Entente républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Bas-Rhin
Groupe
Démocrates
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Bas-Rhin
Groupe
Députés indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Bas-Rhin
Groupe
Républicains du centre
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Bas-Rhin
Groupe
Indépendants d'action populaire

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 5 février 1884 à Haguenau (Bas-Rhin).

Député du Bas-Rhin de 1919 à 1942.

Michel Walter est né à Haguenau, d'une famille de vieille souche alsacienne. Docteur ès sciences en 1904, il est professeur au collège de Wissembourg en 1905, au lycée Kléber en 1919. Il collabore au journal l'Elsaesser à Strasbourg.

Il est entré dans la vie politique en 1911 lors des élections pour le « Landtag » alsacien, où il soutint la candidature de l'abbé Wetterlé, nationaliste alsacien. Il est conseiller général du Bas-Rhin. Il est élu pour la première fois député le 16 novembre 1919.

Il sera réélu sans interruption jusqu'en 1940 : le 11 mai 1924 sur la liste du bloc national, le 29 avril 1928 sur la liste du bloc républicain indépendant, le 8 mai 1932 il est candidat de l'union nationale, le 26 avril 1936 de l'union populaire et républicaine.

Ses programmes font appel à quatre idées qu'il énumère lui-même : l'idée chrétienne, l'idée sociale, l'idée de paix, l'idée alsacienne.

Il entend lutter pour le maintien des forces religieuses et morales de la nation, meilleure garantie de l'avenir du pays.

Il veut améliorer le sort des classes laborieuses, classes paysannes et classes moyennes.

Il préconise la collaboration internationale et la conciliation entre les peuples.

Il défend l'idée d'une Alsace, province française, mais en même temps fière de son passé et de ses particularismes.

Il est hostile aux majorités de gauche qui conduise à la faillite financière, aux troubles intérieurs, aux dangers à l'extérieur.

Son activité législative est essentiellement centrée sur les problèmes propres aux départements d'Alsace-Lorraine.

Il siège à la commission d'Alsace-Lorraine (en 1924, 1928, 1932) et intervient dans de nombreux débats concernant l'Alsace-Lorraine, qu'il soit l'auteur de propositions de loi ou qu'il en soit le rapporteur, qu'il prenne simplement part à la discussion de projets de loi ou qu'il demande à interpeller le gouvernement. A noter ses interventions en faveur des assurés du régime des retraites d'Alsace-Lorraine (et notamment des ouvriers mineurs), sur la réorganisation du régime administratif des trois départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. Par ailleurs, il s'intéresse aux questions sociales. Il est membre de la commission d'assurance et de prévoyance sociales (en 1919 et 1928) et de la commission du travail (en 1919, 1924, 1928, 1932 et 1936). Il est l'auteur de propositions de loi portant réglementation de l'apprentissage artisanal (1932) invitant le gouvernement à protéger le commerce et l'artisanat contre les magasins à prix unique (1934). L'importance primordiale des problèmes financiers en France, comme dans le reste du monde pendant toute cette période, ne le laisse pas indifférent. Il se fait le strict défenseur de l'orthodoxie budgétaire : réalisation d'économies et équilibre budgétaire.

Enfin Michel Walter ne se désintéresse pas des plus graves crises que connaît alors le pays même si ses interventions demeurent discrètes.

En 1934, par exemple, il siégera à la commission d'enquête chargée de rechercher les causes des événements du 6 février 1934 et les responsabilités encourues.

Au moment de l'affaire Stavisky en 1934, il demande à interpeller sur l'activité de la police.

Enfin il prend part aux discussions relatives à la politique étrangère du gouvernement.

Il accorde au maréchal Pétain les pouvoirs constituants le 10 juillet 1940 à Vichy.