Louis Van Haecke

1910 - 1978

Informations générales
  • Né le 1er juin 1910 à La ferté-macé (Orne - France)
  • Décédé le 3 mars 1978 (Lieu de décès inconnu)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 27 novembre 1961 au 9 octobre 1962
Département
Eure
Groupe
Indépendants et paysans d'action sociale
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 7 janvier 1963 au 2 avril 1967
Département
Eure
Groupe
Républicains indépendants

Biographies

Biographie de la Ve République

VAN HAECKE (Louis, Joseph, Charles)
Né le 1er juin 1910 à La Ferté-Macé (Orne)
Décédé le 3 mars 1978

Député de l’Eure de 1961 à 1962 et de 1963 à 1967

Louis Van Haecke, après des études de droit et d’économie (deux certificats de licence de droit, un diplôme de l’Ecole supérieure de sciences économiques), devint professeur de lettres, puis directeur de cours complémentaires et enfin inspecteur départemental de l’enseignement. Il mena parallèlement des études d’ethnopsychologie et d’esthétique, et donna diverses conférences sur ces sujets.
Elu conseiller municipal de la petite commune de Villalet en 1946, il en devint maire le 1er octobre 1955. En novembre 1958, Jean de Broglie le choisit comme candidat suppléant aux élections législatives. Ce dernier, maître des requêtes au Conseil d’Etat, avait mené la liste du RPF dans l’Eure en juin 1951. Comme nombre de gaullistes, il s’était ensuite rapproché du CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans). En janvier 1956, il avait conduit l’une des deux listes investies par le Centre national, sans être élu, puis fut investi dans la 1e circonscription de l’Eure aux premières élections législatives de la nouvelle République. Entré dans le gouvernement de Michel Debré le 24 août 1961 comme secrétaire d’Etat au Sahara et aux DOM-TOM, il avait dû renoncer à son mandat de député : son remplaçant Louis Van Haecke lui succéda donc, le 25 septembre 1961.
Il s’apparenta au groupe des IPAS (Indépendants et Paysans d’Action Sociale, groupe auquel appartenait Jean de Broglie) et fut nommé membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées. Il déposa trois propositions de loi : sur le régime fiscal des sociétés à responsabilité limitée (n° 1654, 15 décembre 1961), sur l’octroi des allocations familiales aux parents des apprentis (n° 1803, 28 juin 1962) et sur la modification des articles 34, 43 et 45 de la constitution (n° 1872, 23 juillet 1962). Il déposa aussi plusieurs propositions de résolution tendant à modifier divers articles du règlement de l’Assemblée nationale : n° 1690 (24 avril 1962) ; n° 1813, n° 1814 et n° 1815 (3 juillet 1962) ; n° 1819 et n° 1820 (4 juillet 1962). Il fit deux rapports, au nom de la Commission de la défense nationale, tous deux déposés le 4 juillet 1962 : l’un sur le projet de loi relatif à la procédure et aux peines applicables en cas d’infraction à la législation sur le service de défense (rapport n° 1819), l’autre sur le projet de loi complétant l’ordonnance du 7 janvier 1959 sur l’organisation générale de la défense (rapport n° 1820). Il intervint à la tribune deux fois le 12 juillet 1962, précisément à propos des sujets traités dans ses deux rapports.
Pendant l’année 1961-1962, Louis Van Haecke participa, en tant que député IPAS, à la crise générale du CNIP, dont la direction s’accrocha jusqu’au bout à la défense de l’Algérie française puis s’opposa à la réforme constitutionnelle souhaitée par le chef de l’Etat. Le député de l’Eure, suivant la ligne de conduite de Jean de Broglie, étroitement solidaire de la stratégie de Valéry Giscard d’Estaing, soutint sans défaillance les gaullistes, à la différence de la grande majorité de ses collègues indépendants. Il vota systématiquement en faveur du gouvernement de Michel Debré dans le difficile débat budgétaire de l’automne 1961. Le 27 avril 1962, il fut l’un des 29 IPAS (sur 123) qui ne votèrent pas la censure, après la déclaration de politique générale de Georges Pompidou, nouveau premier ministre. Il ne signa pas non plus (comme 15 autres IPAS seulement) le manifeste en faveur de l’unification européenne adopté par 293 députés le 13 juin 1962, quatre semaines après le départ des ministres républicains populaires du gouvernement. Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1962, il fut l’un des douze députés IPAS à ne pas voter la motion de censure contre Georges Pompidou, qui allait provoquer la dissolution anticipée de l’Assemblée nationale.
En novembre 1962, Jean de Broglie se représenta dans la 1ère circonscription de l’Eure, Louis Van Haecke étant à nouveau son suppléant. Il affronta deux candidats : Roland Plaisance (PCF, 7 851 voix) et Pierre Mendès France, investi par le PSU (12 606 voix). Investi par l’Association pour la Vème République (créée à l’initiative du chef du gouvernement pour soutenir les candidats n’appartenant pas à l’UNR mais favorables au chef de l’Etat), le CNIP ne lui opposa pas de concurrent. Il fut élu dès le premier tour, recueillant 22 147 suffrages. Il s’inscrivit au nouveau groupe des Républicains Indépendants (RI), rassemblant les députés indépendants et paysans qui avaient refusé de combattre le gaullisme afin de sauvegarder une perspective politique d’avenir pour les libéraux modérés dans la République gaullienne triomphante. Jean de Broglie retrouva un poste ministériel dans le nouveau gouvernement de Georges Pompidou : il devint secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Louis Van Haecke le remplaça donc, le 8 janvier 1963. Dès le lendemain, il adhéra au groupe des RI et, le surlendemain, retrouva sa place au sein de la Commission de la défense nationale et des forces armées.
Il déposa quatre propositions de loi au cours de la législature : sur les modalités d’attribution des allocations logement (n° 517, 26 juillet 1963), sur les moyens de réprimer les provocations racistes (n° 1709, 22 décembre 1965), sur les conditions d’ouverture du droit aux assurances sociales en cas d’affection de longue durée (n° 1923, 15 juin 1966), et sur les mesures à adopter pour assurer un équilibre des âges dans les entreprises (n° 2332, 21 décembre 1966). Il intervint cinq fois à la tribune du Palais-Bourbon : le 28 mai 1964, sur le statut de l’ORTF ; le 7 novembre 1964, sur le projet de loi de finances pour 1965 ; le 18 mai 1965, dans le débat qui suivit la déclaration sur la politique du gouvernement en matière d’éducation ; le 26 mai 1965, sur le service militaire ; le 19 octobre 1965 enfin, sur le projet de loi de finances pour 1966 (questions scolaires).
Il ne fut pas candidat lors du renouvellement anticipé de l’Assemblée nationale en juin 1968. En mars 1973, il fut élu conseiller général (RI) du canton de Damville.
Lieutenant-colonel de réserve de l’infanterie de marine, Louis Van Haecke était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et chevalier des Palmes académiques.


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