Gaston Vidal

1888 - 1949

Informations générales
  • Né le 18 octobre 1888 à Saint-etienne (Loire - France)
  • Décédé le 14 mars 1949 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Allier
Groupe
Républicain socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 18 octobre 1888 à Saint-Etienne (Loire).

Député de l'Allier de 1919 à 1924, Sous-secrétaire d'Etat à l'Enseignement technique du 17 janvier 1921 au 26 mars 1924.

Gaston Vidal commence par être instituteur. Il a, durant la guerre de 1914-1918, qu'il fait dans les chasseurs alpins, une très brillante conduite qui le fait appeler «l'as de l'infanterie». Capitaine, placé hors cadre à cause de ses blessures, il prend la direction fin 1917 du quotidien Le Pays qui a des attaches avec Louis Loucheur.

Ayant enseigné à l'Ecole primaire supérieure de Moulins, il vient prendre des contacts dans l'Allier dès la fin de 1918 pour envisager sa candidature aux prochaines élections. Il est conseiller municipal de Vichy en 1919, conseiller général de Moulins-Est de 1919 à 1925. Il est désigné pour représenter les républicains-socialistes et l'élément « anciens combattants » sur la liste d'Action républicaine allant des radicaux à la droite, constituée pour faire échec aux socialistes. Après une campagne passionnée, menée du côté de l'Action républicaine sur le thème de la lutte énergique contre le bolchevisme, la liste sur laquelle Gaston Vidal figure en quatrième position est élue le 16 novembre 1919 avec, sur 126.628 inscrits et 89.972 votants, une moyenne de 48.731 suffrages contre 37.731 à la liste socialiste.

Inscrit au groupe républicain socialiste, il est membre des commissions de l'armée et des pensions militaires.

Une grande partie de son activité est d'abord consacrée à la protection des droits des anciens combattants et surtout des mutilés et veuves de guerre. Il veille à la sauvegarde de leurs intérêts matériels mais défend aussi la mémoire de ceux qui furent victimes d'une répression parfois aveugle. C'est ainsi qu'il s'élève en juillet 1920, lors de la discussion d'un projet de loi d'amnistie, contre certains excès dans la punition des actes d'indiscipline commis pendant la guerre.

Ses interventions ont un tour plus politique lorsqu'il prend la parole, en janvier 1920, pour défendre Théodore Steeg et Paul Painlevé attaqués à la tribune par Léon Daudet, ou lorsqu'il explique, en avril, le vote positif du groupe républicain socialiste en faveur du projet de loi relatif à la création de nouvelles ressources fiscales. Le 8 novembre 1920, dans le tumultueux débat qui s'est instauré sur la translation à Paris des restes d'un soldat inconnu mort pour la France, il accuse Georges Mandel d'aviver les querelles suscitées à ce propos.

Il est nommé sous-secrétaire d'Etat à l'Enseignement technique dans le septième cabinet Briand formé le 16 janvier 1921. Il compte dans ses attributions les affaires concernant l'éducation physique.

Il conservera ce portefeuille dans le deuxième cabinet Poincaré du 15 janvier 1922 au 26 mars 1924.

A l'occasion du débat budgétaire pour l'exercice 1921, il définit le rôle de l'Etat dans l'enseignement technique comme celui d'un animateur de l'initiative privée, notamment celle des chambres de commerce et de métiers.

Ancien sportif et dirigeant de fédérations sportives, il se penche tout particulièrement sur le problème de l'éducation physique de la jeunesse. Il considère que la culture physique est une nécessité absolue et prend une part active à la préparation des jeux olympiques de Paris de 1924, souhaitant qu'ils apparaissent comme «l'éclatante apothéose de la France, calme et belle dans la paix comme elle fut fière et héroïque dans la guerre ». Gaston Vidal retrouve pour les élections de 1924 ses coéquipiers de 1919 - à une exception près - sur une liste de c concentration républicaine et sociale » qui est toutefois concurrencée sur sa droite par une liste d'union républicaine et d'union nationale. Sa carrière ministérielle lui vaut des attaques particulièrement vives qui se transforment même en bousculades. Et le soir du 11 mai, les résultats se traduisent par l'attribution de quatre sièges aux socialistes et d'un seul à la liste de concentration républicaine et sociale. Gaston Vidal est battu. Sur 121.363 inscrits et 100.927 votants, la liste socialiste obtenait en moyenne 47.767 voix, la liste de concentration républicaine et sociale 25.257 ; la liste d'union nationale 13.200, la liste du bloc ouvrier et paysan (communistes), 12.548.

Cet échec ne décourage pas Gaston Vidal. Conseiller général de Vichy de 1927 à 1928, il tente sa chance aux élections de 1928 dans la 1re circonscription d'Aix. Il talonne Félix Gouin au premier tour en obtenant 7.017 voix contre 7.295 à son adversaire et 857 à un troisième candidat, Poussel, mais échoue au second tour avec 7.769 suffrages contre 8.110 à son rival Retourné au journalisme, il se laisse aller à des expédients et est mêlé à des affaires douteuses. Il est condamné en 1935 pour émission de chèques sans provision, puis pour escroquerie. Il s'occupe ensuite de commerce.


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