Armand Viellard-Migeon

1842 - 1905

Informations générales
  • Né le 24 septembre 1842 à Méziré (Haut-Rhin - France)
  • Décédé le 19 juillet 1905 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Territoire-de-Belfort
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Territoire-de-Belfort
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Territoire-de-Belfort
Groupe
Action libérale

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Méziré (Haut-Rhin) le 22 septembre 1842, fils de François Viellard,-Migeon (1803-1886), député au Corps législatif de 1869 à 1870 et sénateur de Belfort de 1876 à 1886, il était maître de forges à Morvillars (Haut-Rhin) quand il fut porté, aux élections législatives du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice du territoire de Belfort, et fut élu, le 1er sur 2, par 7 736 voix 15 278 votants, 17 499 inscrits).

Il prit place à la droite monarchiste, combattit de ses votes la politique scolaire et coloniale de la majorité républicaine, et se prononça contre l'expulsion des princes, et, dans la dernière session :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la constitution,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

Il était absent par congé lors du scrutin sur les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes.

Date de mise à jour: mars 2018


Né le 24 septembre 1842 à Meziré (Haut-Rhin), mort le 19 juillet 1905 à Paris.

Député du Haut-Rhin de 1885 à 1889 et de 1893 à 1902.

Fils de François Viellard, le grand industriel alsacien qui fut sénateur de Belfort de 1876 à 1886, Armand Viellard-Migeon était maître de forges et administrateur du canal de Suez. Il s'illustra pendant la guerre de 1870 en organisant la garde nationale de Belfort dont il fut capitaine.

En 1871, il devint maire de Morvillars, commune où étaient installées ses usines.

Il se présenta, pour la première fois, comme candidat conservateur libéral, aux élections du 4 octobre 1885. Il fut élu au premier tour de scrutin par 7.736 voix sur 17.499 inscrits et 15.266 votants contre 7.548 voix à Frery, député sortant.

Il se présenta, à nouveau aux élections de 1889 et fut battu par un républicain radical, Grisez qui obtint 8.125 voix alors qu'il en avait lui-même 7.375 sur 18.559 inscrits et 15.657 votants.

Non découragé par cet échec, il fut à nouveau candidat aux élections d'août 1893. Il se présenta cette fois comme rallié et fut élu au premier tour de scrutin par 8.572 voix contre 7.255 à Grisez sur 19.514 inscrits et 15.998 votants.

Aux élections de mai 1898, il fut réélu au premier tour de scrutin par 9.343 voix contre 8.180 à son adversaire radical socialiste, Schneider sur 20.923 inscrits et 17.724 votants. Ce dernier, président du conseil général et maire de Belfort, le battra aux élections de 1902 par 9.517 voix contre 9.353 sur 22.102 inscrits et 19.044 votants.

Conservateur, il prit d'abord place à la droite monarchiste et s'inscrivit au groupe d'action libérale populaire. En 1893, il se rallie à la République : « J'accepte franchement la République, comme forme de gouvernement, sous la réserve, bien entendu, qu'elle soit libérale, tolérante, ouverte à tous et non l'œuvre de sectaires. »

A la Chambre, il fut membre de diverses commissions en rapport avec ses préoccupations commerciales et industrielles, notamment la commission des chemins de fer et par la suite celle du travail.

Il présenta, avec plusieurs de ses collègues, deux propositions de lois ; la première tendant à instituer une médaille commémorative du siège de Belfort et la seconde tendant à accorder une médaille commémorative aux survivants de ce siège.

Conservateur libéral, il combattit de ses votes la politique scolaire et coloniale de la majorité républicaine et, par ailleurs, se prononça contre l'expulsion des princes, contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement, pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, contre le projet de loi Lisbonne, restreignant la liberté de la presse, contre les poursuites contre le général Boulanger. Sur le plan économique, il se fit le défenseur du protectionnisme.

Il mourut le 19 juillet 1905 en son domicile parisien à l'âge de 62 ans.

Il était membre de la Société nationale d'agriculture de France et commandeur de l'Ordre impérial Ottoman du Medjidieh.


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