Albert Le Bail

1898 - 1952

Informations générales
  • Né le 4 août 1898 à Quimper (Finistère - France)
  • Décédé le 31 août 1952 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Finistère
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Finistère
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 4 août 1898 à Quimper (Finistère). Député du Finistère de 1932 à 1942.

C'est tout naturellement qu'Albert Le Bail devait suivre l'exemple de son père, Georges-Auguste Le Bail, bâtonnier de l'ordre des avocats, maire de Plozévet, député (de 1902 à 1906) puis sénateur (de 1928 à 1937) du Finistère, lui-même frère de Georges Le Bail-Maignan, avocat, docteur en droit et député du Finistère de 1914 à 1918.

La carrière politique de son père oblige Albert Le Bail à venir très jeune habiter la capitale où, après de brillantes études secondaires, il s'oriente vers des études juridiques. En 1915 - il n'a alors que 17 ans - il est engagé volontaire et rapporte du front la Croix de guerre et plusieurs citations élogieuses. Docteur en droit, diplômé de l'Ecole des sciences politiques, il fait ensuite carrière d'avocat à la Cour d'appel de Paris et sa connaissance de diverses langues étrangères le conduit à plaider dans presque tous les pays d'Europe.

Adjoint au maire de Plonéour-Lanvern en 1929, puis conseiller municipal, il décide d'embrasser la carrière politique.

En 1932, il se présente comme candidat radical-socialiste et de concentration républicaine au suffrage des électeurs de la 3e circonscription de Quimper. Il est battu au premier tour, le 1er mai, où il obtient 5.030 voix contre 6.300 à Queinnec. Au second tour, le 8 mai suivant, il recueille 7.034 voix contre 6.634 à son rival du premier tour, sur 14.045 votants.

Durant son premier mandat, Albert Le Bail, qui appartient au groupe républicain radical et radical-socialiste, siège à la commission de l'enseignement et des beaux-arts, à la commission de la marine marchande et de la marine militaire. En 1934, il sera élu secrétaire de la Chambre des députés. Il fera preuve d'une inlassable activité, en particulier en faveur des populations qu'il représente. Ses fréquentes interventions à la tribune ont surtout pour objet le développement de notre marine marchande, de la pêche maritime française et l'amélioration du sort des producteurs de pommes de terre.

Il présente également divers rapports et avis sur la mise en œuvre des mesures de protection en faveur de la marine marchande, la diminution du chômage qui frappe la flotte de commerce française, les marins français ainsi que les travailleurs des industries maritimes des établissements maritimes et des ports.

Aux élections de 1936, Albert Le Bail se représente dans la 3e circonscription de Quimper. Comme en 1932, Queinnec le devance au premier tour, le 26 avril. Au second tour, le 3 mai suivant, Le Bail l'emporte d'extrême justesse avec 7.274 voix contre 7.260 à son concurrent du premier tour, sur 14.634 votants. Au cours de ce second mandat, il retrouve sa place dans les commissions où il siégeait depuis 1932 et se consacre de nouveau et presque uniquement à la défense des marins pêcheurs et des agriculteurs. En 1936, il est nommé membre du conseil d'administration de la caisse des monuments historiques.

Sa famille a fourni une belle lignée de maires puisque, depuis près de cent vingt ans, un Le Bail est maire de Plozevet. A la mort de son père, en 1937, Albert Le Bail lui-même continue la tradition.

Survient alors la deuxième guerre-mondiale. Comme en 1918, il est encore volontaire. Capitaine d'artillerie, il participe aux campagnes de Hollande et de Belgique. Décoré de la Croix de guerre 1939-1940, il est bientôt fait chevalier de-la Légion d'honneur pour faits d'armes. Après le désastre de 1940, lors de la séance du 10 juillet 1940 à Vichy, Albert Le Bail se range aux côtés des 79 autres parlementaires qui, dans le scrutin sur le projet de loi constitutionnelle, votent « contre » les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.




Né le 4 août 1898 à Quimper (Finistère)
Décédé le 31 août 1952 à Paris

Député du Finistère de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires, 1889-1940, Tome VI, p. 2170, 2171)

Malgré son vote hostile au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940, Albert Le Bail n'hésite pas à rentrer en zone occupée, à Plozevet. Il y organise un groupe local de Résistance, et participe avec sa section, à la libération du secteur d'Audierne et de la presqu'île de Crozon.

A la fin de la guerre, Albert Le Bail reprend sa carrière politique : il est appelé, en 1944, à participer aux travaux de l'Assemblée consultative provisoire ; il interviendra notamment lors de la discussion des budgets, pour 1945, des travaux publics et transports, de la radiodiffusion française et de l'éducation nationale. Il est également élu en 1945 conseiller général du canton de Plogastel-Saint-Germain et maire de Plozevet.

Il se présente sans succès sur la liste radicale du Finistère aux élections législatives des deux Assemblées nationales constituantes et de la première législature, en 1946, ainsi qu'aux élections sénatoriales de 1948. Il se consacre alors à ses mandats locaux et à la fédération radicale-socialiste du Finistère dont il est le président.

Il meurt à Paris, dans le XVIIIe arrondissement, le 31 août 1952, à l'âge de 54 ans.



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