Georges Lévy

1874 - 1961

Informations générales
  • Né le 8 février 1874 à Gray (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 2 mars 1961 à Villeurbanne (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Rhône
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 21 janvier 1940 *
Département
Rhône
Groupe
Communiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 8 février 1874 à Gray (Haute-Saône).

Député du Rhône de 1919 à 1924 et de 1936 à 1940.

G. Lévy vint vivre à Lyon avec sa famille dès 1875. Il y fit ses études secondaires puis ses études de médecine et devint interne des hôpitaux de Lyon. En 1900 il s'installa à Oullins. Il adhéra au parti socialiste, devint quelques années plus tard secrétaire de la Fédération du Rhône, et fut élu conseiller municipal d'Oullins. Candidat aux élections législatives du Rhône en 1914, il fut battu. A son retour de la guerre de 1914-1918, il participa à la propagande pour la IIIe Internationale.

En 1919 il revint vivre à Lyon, où il se présenta de nouveau aux élections législatives. Il fut élu député du Rhône le 16 novembre 1919, sur la liste du parti socialiste S.F.I.O. avec 39.905 voix sur 156.075 votants. Il devint en outre conseiller municipal de Lyon.

Au congrès de Tours de 1920 il adhéra à la IIIe Internationale, en même temps que Marcel Cachin et Paul Vaillant-Couturier, et, après la scission, entra au P.C.

A la Chambre, il s'inscrivit au groupe du parti socialiste. Il fut membre des commissions de l'hygiène et du travail et participa activement aux travaux parlementaires, s'attachant principalement à la défense des intérêts des travailleurs et aux problèmes sociaux. Il déposa notamment des propositions de loi relatives à l'amélioration du régime des pensions de vieillesse, à l'amélioration de la situation des fonctionnaires en matière d'exonération d'impôts, indemnité de résidence et avantages divers. Il fut chargé de rédiger l'avis présenté au nom de la commission de l'hygiène sur la proposition de loi tendant à combattre la dépopulation par la répression des avortements criminels (1920).

Il demanda à interpeller le gouvernement sur l'application de la loi de 1919 relative aux pensions (1920) ; sur la violation systématique de la journée de huit heures (1922).

Il prit part à la discussion d'une interpellation concernant les réformés et veuves de guerre (1920), participa à la discussion des budgets de 1920 et de 1923, en matière de pension, hygiène, prévoyance et assistance sociale, exonérations d'impôt sur le revenu, à la discussion d'une proposition de loi sur le suffrage des femmes et le vote familial (1923) ; à celle d'un projet de loi sur les assurances sociales (1924).

Il fut battu aux élections de 1924.

En 1935 il devint conseiller général du Rhône pour le canton de Villeurbanne, puis retrouva son siège de député à l'époque du Front populaire, l'emportant au premier tour de scrutin, dans la 1re circonscription de Lyon, le 26 avril 1936, avec 11.019 voix sur 21.788 suffrages exprimés, contre 4.076 voix au Dr Gautheron, républicain indépendant, 3.852 voix à Reboux, radical-socialiste, et 2.777 voix à Lequertier, S.F.I.O.

Il s'inscrivit au groupe communiste et fut membre des commissions de l'hygiène, de la législation civile et criminelle et de la santé publique. Particulièrement actif dans le domaine de la santé publique, il déposa des propositions de loi et de résolution relatives à la protection de la maternité et de l'enfance, à la création de crèches et de garderies, à l'établissement d'un contrôle sanitaire officiel et obligatoire, à la protection des tuberculeux et à leur réadaptation professionnelle, à la lutte contre la tuberculose dans les écoles.

Il déposa, d'autre part, une proposition de loi tendant à réorganiser le régime des expulsions et à donner un statut juridique aux étrangers résidant en France, et fut chargé de la rédaction de la plupart des rapports relatifs à ces propositions.

Il intervint dans de nombreux débats, participant à la discussion des budgets de 1937, 1938 et 1939, notamment en matière de santé publique, et à celle de plusieurs projets de loi (modifications à la loi de 1881 sur la presse ; réglementation des prix dans les hôtels et restaurants ; modifications à la législation sur les aliénés, etc...).

Le 21 janvier 1940, il fut déchu de son mandat de député en même temps que les autres députés communistes qui ne s'étaient pas désolidarisés de la politique de leur groupe à la suite de la conclusion du Pacte germano-soviétique. Avec 26 de ses collègues il fut arrêté, condamné et incarcéré en Algérie.




Né le 8 février 1874 à Gray (Haute-Saône)
Décédé le 2 mars 1961 à Villeurbanne (Rhône)

Député du Rhône de 1919 à 1924 et de 1936 à 1940

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI, page 2270, 2271)

A son retour d'Algérie, après la Libération, Georges Lévy est nommé conseiller municipal de Villeurbanne le 29 septembre 1944, puis élu maire le 5 octobre 1944, charge qu'il conservera jusqu'en 1947.

Parallèlement, il reprend la direction du quotidien communiste, La Voix du Peuple.

Par la suite, il est constamment réélu conseiller municipal.

Il appartient d'autre part à la commission centrale de contrôle financier du parti communiste jusqu'en 1956.



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