Edouard, Etienne Simon dit Lockroy

1838 - 1913

Informations générales
  • Né le 17 juillet 1838 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 22 novembre 1913 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 21 avril 1871
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 27 avril 1873 au 7 mars 1876
Département
Seine
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Seine
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Représentant en 1871 et en 1873, député de 1876 à 1889, et ministre, né à Paris le 17 juillet 1840, fils de Joseph-Philippe Simon dit Lockroy, acteur puis auteur dramatique, il fit ses études à Paris et se destina d'abord à la peinture ; mais il interrompit presque dès le début des travaux commencés à l'Ecole des Beaux-Arts sous M. Eug. Giraud, pour accompagner Alexandre Dumas en Italie, et prendre part à la campagne de Garibaldi en Sicile (1860).

De retour en France, M. Edouard Lockroy s'attacha à M. Ernest Renan, qu'il suivit en Orient en qualité de secrétaire, et surtout de dessinateur.

Après avoir séjourné plus de trois ans en Judée et en Phénicie, il entra, ce second voyage achevé, dans le journalisme parisien, écrivit successivement au Figaro et au Diable à quatre des articles remarqués, d'un style piquant et personnel, et collabora, vers la fin de l'Empire, au Rappel, dont il resta très longtemps le collaborateur assidu, et où sa « petite guerre » quotidienne contre l'Empire ne tarda pas à lui attirer les rigueurs du parquet. Condamné à quatre mois d'emprisonnement et à 3 000 francs d'amende, il était un des publicistes les plus en vue du parti démocratique, et s'était essayé, d'autre part, au vaudeville, dans une pochade intitulée : Le Zouave est en bas, lorsque survint la révolution du 4 septembre.

Chef du 226e bataillon de la garde nationale pendant le siège de Paris, il en commanda les compagnies de guerre, se trouva à Champigny et à Buzenval, et eut, dans cette dernière affaire, son père blessé à ses côtés.

Le 8 février 1871, M. Edouard Lockroy fut élu représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le 15e sur 43, par 134 583 voix (328 970 votants, 547 858 inscrits).

Il se rendit à Bordeaux, prit place à l'extrême gauche et vota contre les préliminaires de paix. Il parla sur l'incident soulevé par l'élection de Garibaldi et déposa une proposition de loi relative à l'organisation de la garde nationale. Au lendemain de l'insurrection communaliste du 18 mars, il signa la proclamation des maires de Paris et des représentants de la Seine acceptant les élections municipales fixées au 26 par le comité central, et prit une part assez active aux tentatives de « conciliation » entre Paris et Versailles ; après avoir constaté l'inutilité de ses efforts, il donna, dès l'ouverture des hostilités, sa démission de député qu'il confirma par la lettre suivante :

« Versailles, avril 1871. Hôpital civil.

« Monsieur le président

« Ma démission, paraît-il, ne vous est point encore parvenue ; j'étais donc encore député, lorsque j'ai été conduit en prison.

Comme moi, monsieur le président, vous verrez, je l'espère avec douleur, combien ce titre est peu respecté aujourd'hui.

J'ai l'honneur de vous donner ma démission de membre de l'Assemblée nationale.

Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de mon profond respect et de ma considération la plus parfaite. »

Signé : EDOUARD LOCKROY.

Quelques jours auparavant, M. Lockroy avait été arrêté à Vanves, et conduit à Versailles ; de là il fut transféré à Chartres où il demeura emprisonné jusqu'au mois de juin. Remis en liberté sans jugement, il revint à Paris et se fit élire, le 23 juillet, membre du conseil municipal pour le quartier de la Roquette (11e arrondissement). Il siégea dans les rangs des radicaux et s'associa à leurs manifestations ; en même temps il continuait de collaborer au Rappel.

Il devint, en mai 1872, rédacteur en chef du Peuple souverain, journal populaire politique à 5 centimes, et fut poursuivi (juin) devant la cour d'assises pour un article intitulé Mort aux traîtres ; le jury prononça l'acquittement. Bientôt après, il comparaissait en police correctionnelle à la suite d'un duel retentissant qu'il avait eu avec M. Paul de Cassagnac ; tous deux furent condamnés à huit jours de prison (juillet), et l'on remarqua à ce propos que c'était la première fois qu'en pareille affaire le blessé était poursuivi et surtout condamné.

Le 28 mars 1873, un nouvel article : la Libération du territoire, valut à M. Ed. Lockroy un mois de prison et 500 francs d'amende. Tandis qu'il subissait sa peine, les électeurs républicains radicaux des Bouches-du-Rhône posèrent sa candidature à l'Assemblée nationale, en remplacement de M. Heiriès, décédé.

M. Lockroy fut élu, le 27 avril 1873, représentant par 55 830 voix (74 334 votants, 137 706 inscrits). Il s'inscrivit à l'extrême gauche (Union républicaine), vota :

- contre la chute de Thiers au 24 mai,
- contre le septennat,
- contre la loi des maires,
- contre l'état de siège,
- contre le ministère de Broglie,
- pour les amendements Wallon et P. Duprat,
- pour l'ensemble des lois constitutionnelles.

Il parut plusieurs fois à la tribune : pour combattre l'état de siège, pour réclamer contre les nouveaux impôts, etc. Dans la discussion du budget de 1874, il prononça un discours qui souleva de très vives protestations de la part de la majorité conservatrice.

Aux élections législatives de 1876, M. Ed. Lockroy fut candidat à la fois dans le 17e arrondissement de Paris et dans la 1re circonscription d'Aix ; élu à Paris, au premier tour de scrutin, le 20 février, par 10 171 voix (15 472 votants, 19 703 inscrits), contre 3 883 à M. Puteaux et 720 à M. de Carbonnel, et, au second tour, le 5 mars, dans la 1re circonscription d'Aix avec 5 396 voix (5 536 votants, 16 064 inscrits), il opta pour Aix et fut remplacé à Paris, le 16 avril suivant par M. Pascal Duprat.

M. Lockroy prit place dans le groupe de l'extrême gauche et vota notamment pour l'amnistie plénière, qu'il soutint à la tribune (mai), en se fondant principalement sur ce fait que 100.000 ouvriers, proscrits après la Commune, étaient allés porter à l'étranger leur savoir-faire et leur main-d'œuvre. Il fut des 363.

Le 3 avril 1877, il avait épousé Mme veuve Charles Hugo.

Réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, député d'Aix, par 7 514 voix (12 509 votants, 16 531 inscrits), contre 4 921 à M. Rigaud, il reprit sa place à l'avant-garde de la majorité républicaine, combattit la politique de résistance conseillée au maréchal, et fut désigné, dans une réunion générale des gauches, pour faire partie du comité directeur, dit comité des Dix-huit. Il appuya la proposition de nommer une commission d'enquête parlementaire, prit encore plusieurs fois la parole, fut de ceux qui réclamèrent une accentuation de la politique gouvernementale dans le sens républicain, vota encore pour l'amnistie plénière, se prononça, pour la mise en accusation des ministres du Seize-mai, réclama (décembre 1880) la laïcisation immédiate du personnel de l'enseignement primaire, en dénonçant l'hostilité des congréganistes aux projets Ferry sur l'enseignement, et parla (juillet 1881) en faveur de la suppression du budget des cultes. M. Lockroy avait voté les projets et s'était associé à la campagne pour l'application des lois aux congrégations non autorisées.

Le 21 août 1881, il obtint sa réélection à Aix par 5,285 voix (8 067 votants, 15 974 inscrits), contre 2 314 M. Peautrier. Le même jour, il était élu également dans la 2e circonscription du 11e arrondissement de Paris, par 8 501 voix (15 065 votants, 19 654 inscrits), contre 4 424 à M. Mathé, radical, et 1 551 à M. Allemane, possibiliste. Il opta cette fois pour Paris et eut pour successeur à Aix, le 18 décembre, M. V. Leydet. Les opinions de M. Ed. Lockroy, qui, dans la Chambre précédente, avait fait partie tout ensemble des deux groupes de l'extrême gauche et de l'Union républicaine, s'étant de plus en plus nuancées d'opportunisme, le député de Paris observa, dans cette législature, une attitude intermédiaire qui le porta à voter tantôt avec les modérés, tantôt avec les intransigeants, et qui commença de faire de lui un député « ministrable ». M. Ed. Lockroy déposa (janvier 1882), avec M. Barodet, une proposition de révision illimitée de la Constitution, et prit la parole (février) pour la soutenir contre M. de Freycinet, président du Conseil. Il intervint aussi (28 juillet 1882) dans la discussion soulevée par la politique extérieure du cabinet, et critiqua vivement notre politique sur les affaires égyptiennes. En janvier 1883, il proposa avec M. Ballue la radiation immédiate des princes d'Orléans des cadres de l'armée. En juillet, il se prononça pour le rachat des chemins de fer, qu'il s'efforça de justifier par des raisons stratégiques. Il prit encore une part active à la discussion de la loi sur les syndicats professionnels et à celles des diverses lois d'intérêt économique, et se prononça avec plusieurs membres de la gauche radicale, dont il faisait partie, contre la politique coloniale de M. Jules Ferry : c'est ainsi qu'il se refusa, en novembre 1854 et en janvier 1885, à voter les crédits de l'expédition du Tonkin. Mais il se rallia au ministère H. Brisson, et le soutint sans réserves jusqu'aux élections générales de 1885.

Porté, en octobre, sur un grand nombre de listes opportuno-radicales et même sur quelques listes radicales-socialistes dans le département de la Seine, il fut élu député de ce département au premier tour de scrutin, le 1er de la liste (sur 38), par 272 650 voix (434 011 votants, 564 338 inscrits). Dès l'ouverture de la session, le « premier élu de Paris » tenta (10 novembre 1885), mais sans succès, d'opérer la suppression des groupes républicains : il prit à cet effet l'initiative d'une grande réunion plénière des gauches qui eut lieu au Grand-Orient, mais ne donna pas les résultats qu'il en espérait. M. Ed. Lockroy se fit alors réinscrire à la gauche radicale. En décembre 1885, converti à la politique coloniale, il appuya à la tribune la demande de crédits formée pour le Tonkin par le cabinet Brisson, ne voulant pas, dit-il, au moment où la période de conquête était achevée, voter l'évacuation. Le nom de M. Lockroy avait été plusieurs fois déjà mis en avant dans des combinaisons ministérielles, lorsque, le 7 janvier 1886, M. de Freycinet, ayant entrepris la constitution d'un cabinet de « concentration républicaine », appela le député de Paris à y prendre le portefeuille du Commerce et de l'Industrie (les syndicats ouvriers avaient été, sur la demande de M. Lockroy, transférés au ministère du commerce).

Comme ministre, il eut à diriger les opérations premières de l'Exposition universelle de 1889, à en choisir l'emplacement et à constituer la société financière chargée des dépenses. En mai 1886, il présenta aux Chambres un projet de loi sur l'arbitrage entre patrons et ouvriers en cas de grève, puis il déposa un autre projet sur les accidents du travail.

Il conserva son portefeuille dans le cabinet Goblet (11 décembre 1886). Le 14 février 1887, il répondit, par une lettre qui fut diversement appréciée, à la protestation des artistes contre la construction de la tour Eiffel.

Le 30 mai 1887, il fut remplacé par M. Dautresme dans le cabinet Rouvier ; il reprit alors sa place dans la gauche radicale, qui le nomma son président le 14 décembre 1887.

Le 3 avril 1888, M. Floquet confia à M. Lockroy le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-Arts. Le discours qu'il prononça en cette qualité, le 30 juillet 1888, fut très remarqué parce que le ministre y abordait la grave question de l'enseignement secondaire. Il venait de mettre à l'étude la réforme des programmes des écoles de droit, qu'il voulait diviser en deux sections parallèles, l'une juridique, l'autre administrative, lorsqu'il donna sa démission avec les autres membres du cabinet Floquet, le 22 février 1889.

M. Lockroy, écrivain incisif et orateur piquant, a publié plusieurs volumes formés surtout de ses articles de journaux :

- la Petite Guerre, le Sénatus-consulte (1869) ;
- les Aigles du Capitole (1869) ;
- À bas le Progrès (1870) ;
- la Commune et l'Assemblée (1871) ;
- l'Ile révoltée (1877).

Il a donné en 1881, sous le titre le Journal d'une bourgeoise pendant la Révolution, une série de lettres intimes dues à la plume de son arrière-grand'mère, et en 1888, une étude historique : Ahmed le boucher ; la Syrie et l'Egypte au XVIIIe siècle.


Né le 18 juillet 1838 à Paris, mort le 22 novembre 1913 à Paris (16e).


Représentant de la Seine à l'Assemblée Nationale en 1871.

Représentant des Bouches-du-Rhône à l'Assemblée Nationale de 1873 à 1876.

Député des Bouches-du-Rhône de 1876 à 1881.

Député de la Seine de 1881 à 1910.

Ministre du Commerce et de l'Industrie du 7 janvier 1886 au 30 mai 1887.

Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts du 3 avril 1888 au 22 février 1889.

Ministre de la Marine du 1er novembre 1895 au 29 avril 1896 et du 28 juin 1898 au 22 juin 1899.

Ministre de la Guerre par intérim du 25 octobre au 1er novembre 1898.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 170.)

Candidat aux élections du 22 septembre 1889 - faites au scrutin uninominal - dans la 2e circonscription du XIe arrondissement de Paris, il obtint au premier tour 6.598 voix sur 14.387 votants et fut élu au second tour de scrutin par 7.911 voix contre 5.320 à un candidat boulangiste, Emile Massard.

Au cours de la législature 1889-1893, ses collègues le désignent comme rapporteur du projet de loi relatif à l'arbitrage en matière de conflits du travail, puis lui confient les fonctions de rapporteur général du budget de 1893. Il préside également la commission chargée d'examiner le projet de loi relatif à la protection de la santé publique.

Il prend part à plusieurs reprises à des discussions intéressant la marine nationale. Enfin, il est élu vice-président de la Chambre le 8 mai 1893.

À nouveau candidat aux élections générales de 1893 dans la même circonscription, son élection est acquise cette fois dès le premier tour, le 20 août 1893, par 6.686 voix sur 12.776 votants.

Dès le début de la nouvelle législature, il est confirmé dans ses fonctions de vice-président de la Chambre, poste qu'il occupa jusqu'au 31 octobre 1895, et participe notamment, au cours de cette période, à la discussion d'un projet de loi tendant à ouvrir des crédits pour l'expédition de Madagascar. Nommé ministre de la Marine le 1er novembre 1895 dans le cabinet Léon Bourgeois, il défendit le budget de son administration devant les Chambres mais dut démissionner avec ses collègues le 30 avril 1896 à la suite du vote du Sénat refusant d'accorder les crédits destinés à la relève des troupes de Madagascar.

Comme ministre de la Marine, Lockroy avait préparé un plan de réforme de l'organisation navale et avait notamment créé l'Ecole supérieure de guerre de la marine. Après la chute du ministère Léon Bourgeois, il publia d'ailleurs un ouvrage intitulé La Marine de guerre, six mois rue Royale, où il exposait ses vues sur l'organisation de la défense nationale dans le domaine maritime. Revenu à son banc de député, il prend part à plusieurs débats intéressant la marine de guerre et intervient dans le débat suscité par l'arrêt de la Cour de cassation dans l'affaire Zola.

Aux élections générales du 8 mai 1898, Lockroy fut réélu dès le premier tour dans sa circonscription du XIe arrondissement de Paris, par 9.437 voix sur 15.278 votants.

Après la chute du cabinet Méline, il occupe à nouveau le poste de ministre de la Marine dans le 2e cabinet Henri Brisson du 28 juin 1898. Il garda ce portefeuille jusqu'au 22 juin 1899 dans les 4e et 5e cabinets Charles Dupuy qui succédèrent au ministère d'Henri Brisson, mais dut quitter le pouvoir à la suite de la crise qui aboutit à la formation du grand ministère Waldeck-Rousseau.

Membre du gouvernement au moment de l'incident de Fachoda, il eut à prendre des mesures importantes dans un moment difficile pour le pays. Il avait dû également assurer l'intérim du ministre de la Guerre du 25 octobre au 1er novembre 1898, après la démission du général Chanoine, à la suite des interpellations sur l'affaire Dreyfus.

Son passage au ministère de la Marine devait laisser des traces profondes. Il s'était notamment efforcé de reconstituer la flotte et les bases d'opérations et de réorganiser les arsenaux.

Les élections générales du 27 avril 1902 le virent une nouvelle fois triompher dès le premier tour dans sa circonscription parisienne, par 9.055 voix sur 16.706 suffrages exprimés et 3.654 à son rival le plus favorisé. Bien qu'inscrit au groupe radical-socialiste, il ne tient pas la politique d'Emile Combes.

Réélu constamment vice-président de la Chambre, il présida de nombreuses séances et participa encore à plusieurs discussions concernant les problèmes de la marine de guerre ; à l'occasion de l'examen du budget de la marine pour 1904, il expose à nouveau ses vues sur l'organisation et l'administration de ce département ministériel.

Mais une douloureuse maladie rhumatismale le tint éloigné de la tribune et l'empêcha de se représenter aux élections de 1910.

Il mourut à Paris, en son hôtel du 31 boulevard Lannes, le 22 novembre 1913. Il était âgé de 75 ans. Ses obsèques furent célébrées en présence de Paul Deschanel, président de la Chambre, et de P. Baudin, ministre de la Marine, qui rendirent hommage à son sens de la démocratie et de la grandeur française.


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