Gabriel Compayré

1843 - 1913

Informations générales
  • Né le 2 janvier 1843 à Albi (Tarn - France)
  • Décédé le 23 mars 1913 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Tarn
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Tarn
Groupe
Union républicaine

Biographies

Député de 1881 à 1889, né à Albi (Tarn), le 2 janvier 1843, il est de la famille d'Etienne Compayré qui siégea au Conseil des Cinq-Cents. Son père était employé à la préfecture du Tarn.

Il termina au lycée Louis-le-Grand, à Paris, des études classiques commencées à Castres et à Toulouse, et se destina à la carrière de l'enseignement. Admis à l'Ecole normale en 1862, agrégé de philosophie en 1866, il fut professeur aux lycées de Pau (1865), de Poitiers (1868), et de Toulouse (1871). Après avoir conquis le grade de docteur ès-lettres (1873) avec une thèse sur la Philosophie de David Hume, qui fut couronnée par l'Académie française, M. Gabriel Compayré fut nommé professeur à la Faculté des lettres de Toulouse. Il donna, en 1879, une importante Histoire critique des doctrines de l'éducation en France, qui obtint le prix Bordin au concours de l'Académie des sciences morales et politiques.

On lui devait encore un certain nombre d'articles de revues et de brochures sur des matières de philosophie, etc., et il avait été chargé d'un cours de pédagogie à l'Ecole normale supérieure d'institutrices, récemment instituée à Fontenay-aux-Roses (1880), lorsqu'il aborda la carrière politique aux élections du 21 août 1881. La même année un ouvrage, dont il était l'auteur et qui portait ce titre : Eléments d'éducation civique, avait été répandu dans l'Université, à des centaines de mille exemplaires et avait été condamné par la congrégation de l'Index. M. Compayré fut élu comme républicain modéré, député de l'arrondissement de Lavaur (Tarn), avec 7,014 voix (13,330 votants, 16,363 inscrits), contre M. Daguilhon-Pujol, conservateur monarchiste, 6,234 voix.

Il siégea dans la majorité opportuniste et vota constamment avec elle, à la fois contre la droite et contre l'extrême-gauche, approuva l'expédition du Tonkin, repoussa la séparation de l'Eglise et de l'Etat, et soutint en toute occasion la politique de M. Jules Ferry. Il parut quelquefois à la tribune, surtout pour intervenir dans les discussions intéressant l'enseignement. En 1882, M. Compayré fut rapporteur de la loi sur l'enseignement secondaire privé, et la défendit contre les attaques de M. de Mun et de l'évêque d'Angers. Il soutint que c'était une loi de véritable liberté, « une loi de relèvement scolaire ». « Elle n'impose, dit-il, de conditions vexatoires à personne, mais elle ne laisse pas le droit à l'ignorance de s'emparer de l'instruction de la jeunesse; elle ne laisse pas davantage le droit à un parti politique de s'emparer de l'instruction... »

Le 4 octobre 1885, M. G. Compayré fut élu, le 5e et avant-dernier, sur la liste opportuniste du Tarn, avec 47,630 voix (94,149 votants, 110,561 inscrits). Il s'inscrivit au groupe de l'Union des gauches, continua de voter avec les républicains modérés et de combattre la politique intransigeante, et soutint les ministères Rouvier et Tirard. Au début de l'année 1887, il fut du nombre des députés et sénateurs opportunistes qui tentèrent d'organiser une société permanente de propagande républicaine. Dans la dernière session, M. Compayré s'est prononcé :

- pour le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne, restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Chevalier de la Légion d'honneur (12 juillet 1880).


Né le 2 janvier 1843 à Albi (Tarn), mort le 23 mars 1913 à Paris.

Député du Tarn de 1881 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 163.)

Il subit un échec aux élections générales des 22 septembre et 6 octobre 1889, où il ne recueillit, au deuxième tour de scrutin, que 6.904 voix contre 7.378 à M. Charles Poulié, qui lui succéda, sur 14.449 votants.

Il réintégra l'Université en 1890, fut nommé Recteur de l'Académie de Poitiers puis de Lyon en 1895 pour le rester jusqu'en 1908.

Il abandonna en même temps ses mandats de conseiller municipal de Lavaur et de conseiller général du Tarn.

Chargé, en 1893, d'une mission à l'exposition universelle de Chicago, et après avoir visité les principales villes des Etats-Unis, il rédigea un rapport fort remarqué sur l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur aux U.S.A. qui lui valut d'être promu Officier de la Légion d'honneur.

Il réorganisa l'Académie de médecine, et fut nommé, en 1908, inspecteur général de l'enseignement secondaire.

Il mourut à Paris le 23 mars 1913, peu de temps après avoir pris sa retraite. Il était âgé de 70 ans.

Outre les ouvrages de vulgarisation sur Jean-Jacques Rousseau et l'éducation de la nature, dans la collection Les grands pédagogues, Lectures morales et civiques, il publia de nombreux ouvrages de philosophie et de pédagogie, parmi lesquels on peut citer : Etudes sur l'enseignement et l'éducation ; l'Evolution intellectuelle et morale de l'enfant, couronné par l'Académie française et dédié à ses deux fils ; Abélard et l'origine des Universités de Londres et de New York ; Yvan Gall ; Monographie des départements de la Vienne et de la Haute-Vienne ; Cours de pédagogie théorique et pratique ; Notions élémentaires de psychologie, etc. Il traduisit encore de nombreux ouvrages sur l'éducation.

Il collabora à L'Indépendant des Basses-Pyrénées, à La Liberté de Toulouse, à La Gironde, au Temps, à la Revue philosophique, à la Revue pédagogique, au Dictionnaire de pédagogie, aux Annales de l'Académie des sciences et belles lettres de Toulouse, à la Revue politique et littéraire, à la Revue générale, à la Grande encyclopédie, etc.

Il était membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques (section de morale) depuis 1901. Il était Commandeur de la Légion d'honneur.


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