Amant, Joseph Fabre

1842 - 1916

Informations générales
  • Né le 10 décembre 1842 à Rodez (Aveyron - France)
  • Décédé le 1er février 1916 à Cannes (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Aveyron
Groupe
Gauche radicale

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 janvier 1894 au 3 janvier 1903

Biographies

Député de 1881 à 1885, né à Rodez (Aveyron) le 10 décembre 1842, il obtint sa licence ès lettres à la faculté de Toulouse, et entra dans l'enseignement.

Successivement professeur de 3e et de philosophie aux collèges de Millau, de Figeac, d'Auxerre et de Toulon, il fut reçu, en 1867, agrégé de philosophie et fut nommé professeur au lycée de Caen (1868). Ses démêlés avec un inspecteur général (1871), puis les opinions républicaines qu'il manifesta le firent suspendre une première fois de ses fonctions, et mettre en non-activité par le gouvernement du 24 mai. Réintégré dans l'Université en octobre 1875, il fut chargé, comme professeur suppléant, du cours de philosophie au lycée Louis-le-Grand, et devint (1876) titulaire de cette chaire au lycée Saint-Louis.

En même temps, il continuait de s'occuper de politique, et, lors des élections législatives du 14 octobre 1877, il fut, dans la 2e circonscription de Rodez, le candidat des républicains : il obtint alors 2 452 voix. contre 9 493 à M. Roques, député sortant, conservateur, réélu.

Il entra à la Chambre des députés le 21 août 1881 : la 1re circonscription de Rodez lui donna 6 072 voix sur 11 472 votants et 14 832 inscrits, contre 5 344 voix à M. Azémar, député sortant, bonapartiste. Il se fit inscrire aux groupes parlementaires de l'union républicaine et de la gauche radicale, et parut plusieurs fois, dans la législature, à la tribune de la Chambre ; c'est ainsi qu'il se mêla activement aux débats sur la loi électorale, sur la révision de la Constitution, sur les mesures proposées contre les membres des familles ayant régné sur la France. Dans cette discussion, il déposa, le 26 janvier 1883, une proposition de conciliation, qui laissait au gouvernement la faculté d'expulsion, en privant les princes de leurs droits politiques et de l'activité de leurs grades militaires. Le gouvernement accepta le projet, et M. Fabre remplaça le rapporteur démissionnaire, M. Marcou. Mais le 28, on annonça la démission du cabinet Duclerc ; malgré cela, la discussion eut lieu, et le projet Fabre fut adopté par 355 voix contre 142. M. Fabre prit part également aux diverses discussions touchant l'instruction publique. C'est à son initiative que fut due la proposition d'instituer en l'honneur de Jeanne d'Arc une fête commémorative nationale (1884). En politique, M. Joseph Fabre vota le plus souvent avec les opportunistes et soutint le ministère Gambetta.

Aux élections sénatoriales du 25 janvier 1885, il se présenta comme candidat dans le département de l'Aveyron, mais il échoua avec 272 voix sur 842 votants; la liste conservatrice l'emporta. Lors du renouvellement général de la Chambre des députés, en octobre 1885, sa candidature d'abord mise en avant fut, peu de temps après, retirée par lui-même.

M. Joseph Fabre, outre un certain nombre d'ouvrages d'enseignement, parmi lesquels une Histoire de la philosophie (1881), qui fournit matière à de vives polémiques dans la presse conservatrice, a publié une biographie de Washington, libérateur de l'Amérique (1882), et une série d'études apologétiques consacrées à Jeanne d'Arc : Jeanne d'Arc libératrice de la France (1883) ; Procès de condamnation de Jeanne d'Arc (1884), etc.


Né le 10 décembre 1842 à Rodez (Aveyron), mort le 1er février 1916 à Cannes (Alpes-Maritimes).

Député de l'Aveyron de 1881 à 1885.
Sénateur de l'Aveyron de 1894 à 1903.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 585.)

Après son échec au Sénat en 1885 et le retrait de sa candidature aux élections législatives de la même année, Joseph Fabre tenta en 1889 de retrouver son siège à la Chambre : il fut battu le 22 septembre par Cibiel, 7.881 voix sur 21.183 votants, contre 4.213, dans la 1re circonscription de Villefranche-de-Rouergue.

Le renouvellement triennal du Sénat du 7 janvier 1894 lui permit de faire sa rentrée au Parlement : il fut élu dès le premier tour par 471 voix contre 354 au sénateur sortant Lacombe.

Au Sénat, où il siège dans les rangs de l'union républicaine il continue à se faire, comme auparavant à la Chambre le thuriféraire de Jeanne d'Arc et s'intéresse tout particulièrement à l'affaire Dreyfus et à ses multiples remous. Le renouvellement triennal de 1903 ne lui est pas favorable : arrivé au premier et au second tour en 3e et 4e position avec 349 et 353 voix sur 804 votants, il n'est pas réélu.

Retiré désormais de la vie politique, il meurt à Cannes le 1er février 1916 à l'âge de 74 ans.

Date de mise à jour: janvier 2018


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